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Accueil » Toutes les news » Promenade dans le Paris holmésien (5)
par
Thierry Saint-Joanis
Promenade dans le Paris holmésien (5)
Sherlockian Parisian Tour (5)
Septembre 1, 2006
HOLMÉSOLOGIE

La visite du Paris holmésien conduit aujourd'hui nos intrépides "quincailliers de la Franco-Midland" au Musée de la police où "M. Bertillon" les attend pour prendre leurs mesures...




A 15 heures, nous étions dans le commissariat de police du Ve arrondissement. Le Musée de la police se trouve au 2e étage. Après avoir rencontré notre guide, nous commencions notre visite. La bonne humeur du guide faisait oublier la fatigue qui se faisait ressentir dans nos jambes. Le musée se compose de sept sections et nous présente des documents par ordre chronologique. Ce fut l’occasion d’apprendre des choses plus intéressantes les unes que les autres.
Nous avons pu observer le 1er plan géométrique de Paris datant de 1652. L’orientation du plan est surprenante : la Seine coule verticalement. Seul Ned Malone en trouva la raison : avant la révolution française, l’impression des plans n’était pas formalisée et l’imprimeur pouvait faire ce qu’il voulait, enfin comme l’Eglise le voulait (cf. l’orientation des croix…)
Après avoir vu des archers sans arc, nous nous sommes fait expliquer les couleurs de Paris (bleu = Lutèce = île = voie d’eau ; rouge = massacre de Saint Denis = sang).
Au détour d’une explication concernant une lithographie représentant l’assassinat de Henry IV, nous avons appris qu’à l’époque un bain vous obligeait à garder la chambre soixante-douze heures ! « Pourquoi ce détail ? », me demanderez vous. « Eh bien, visitez le musée de la police », vous répondrai-je.
Nous avons vu, entre autre, un exemplaire du 1er traité de police (ancêtre du Code pénal) datant de 1722, un exemplaire du 1er Code pénal de 1810, des couperets de guillotine, une reproduction de la machine infernale de Fieschi (attentat du 28 juillet 1835), des ordonnances de préfets bourrées de fautes d’orthographe, des insignes et médailles de police, des uniformes, des armes, des casques et képis.
 

 
Le plus intéressant fut le musée criminel constitués de pièces à conviction et scellés judiciaires concernant les crimes les plus atroces : des couteaux de boucher, des énormes  bagues portées par les apaches, des pinces pour subtiliser les billets dans les poches, des poings américains (dont un modèle « 3 en 1 » vraiment surprenant : poing, poignard et pistolet un coup), des menottes, des faux poids d’un kilo pesant 800 g, des éventails abritant des lames, des fausses clés, des rossignols (pas les oiseaux, bien sur !), des pinces homard pour découper les coffres forts, des collections de couteaux, de poignards et de massues (ayant tous servis, bien sur !), des gilets pare-balle archaïques, sans oublier des poteaux d’exécutions…
 



Alphonse Bertillon tient évidemment une place importante dans ce musée puisqu'on peut y trouver une reconstitution de son atelier qui permettait d’établir un « portait parlé » des criminels grâce à la mallette de mensurations anthropométriques et au gigantesque appareil photo pesant 474 kg.
 






 
Si le premier chef de service de l’identité judiciaire (1893-1914) tient une place importante, les deux plus célèbres criminels français n’ont, étrangement, pas été oubliés. Je fais, bien sûr, référence à Landru et au docteur Petiot.
Weiss nous avait abandonné avant que cette enrichissante visite ne prenne fin. Nous avons quitté le musée après avoir chaleureusement remercié notre charmant guide barbu.



Fin de la visite, lundi !
Signé Arkania


 

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