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Accueil » Toutes les news » Promenade dans le Paris holmésien (4)
par
Thierry Saint-Joanis
Promenade dans le Paris holmésien (4)
Sherlockian Parisian Tour (4)
Août 31, 2006
HOLMÉSOLOGIE

Les holmésiens de la SSHF poursuivent leur découverte "canonique" du cimetière du Père Lachaise et s'approchent, pas à pas, allée après allée, tombe après tombe, de l'objectif de leur pèlerinage...


Au détour d’une tombe, une inscription attira notre curiosité. En dessous du symbole bouddhiste Yin et Yang, on pouvait lire : « it does not have anything to do with anything ». Cette petite précision pour lancer un appel aux traducteurs volontaires…
Au croisement du chemin de la citerne et du chemin Adanson, 24e division, notre itinéraire nous fait faire une pause sur le tombeau d’un peintre précurseur.



Jean Baptiste Camille COROT             Le père de l’impressionnisme
Jean Baptiste Camille Corot, né à Paris le 16 juillet 1796 est un grand peintre paysagiste français. Il est surnommé « le père de l’impressionnisme ». Emile Zola dit de lui : « Corot est un peintre de race, très personnel, très savant, et on doit le reconnaître comme doyen des naturaliste […] la fermeté et le gras de sa touche, le sentiment vrai qu’il a de la nature, la compréhension large des ensembles, surtout la justesse et l’harmonie des couleurs en font un des maîtres du naturalisme moderne. »
Claude Monet déclare : « Il y a un seul maître, Corot. Nous ne sommes rien en comparaison, rien. »
Il meurt en 1875.
Jean Baptiste Camille Corot est un personnage canonique. En effet, dans Le Signe des quatre, Thaddeus Sholto cite Corot en montrant un tableau à Holmes et Watson, accompagnés de Mlle Morstan.
[« Je vis, comme vous pouvez le constater, dans une ambiance élégante. Je pourrais m’appeler un protecteur des Arts. C’est ma faiblesse. Ce paysage est un Corot authentique. Un expert pourrait peut-être formuler quelque réserve en ce qui concerne ce Salvator Rosa ; mais ce Bouguereau, en revanche, n’offre pas matière à discussion. J’ai un penchant marqué pour la récente École française, je l’avoue. »]
A en juger par la présence d’une magnifique rose sauvage, la nature semble avoir accompagné le peintre jusque dans l’au-delà.





Au centre d’un rond-point verdoyant portant son nom, nous découvrons l’immense tombeau dédié à Casimir Perier.
Jean Casimir PERIER         
sixième président de la République
Casimir Pierre Perier né le 8 novembre 1847, a été président de la République française sous la Troisième république. Elu le 27 juin 1894 suite à l’assassinat de Sadi Carnot (le 24 juin 1894), il démissionne six mois plus tard, en janvier 1895, se sentant ignoré par ses ministres. Il décède le 11 mars 1907 à Paris.
Dans Le Pince-nez en or, on apprend que Sherlock Holmes a reçu la Légion d’honneur en 1894 pour service rendu à la France.
[« ... l'arrestation de Huret, l'assassin du Boulevard – une prouesse qui valut à Holmes une lettre autographe de remerciement du président français et la Légion d'honneur. »]
Or, en 1894, la France a connu deux présidents, Sadi Carnot jusqu’à son assassinat en juin, et Jean Casimir Perrier ensuite. Il est possible que ce soit lui qui ait récompensé notre détective.




Notre quête se devait de passer par le chemin Denon, 11e division.

Frédéric CHOPIN     
«Moi, je ne cherche qu'à exprimer l'âme et le coeur de l'Homme»
Fryderyk Franciszek Chopin est né le 1er mars 1810 près de Varsovie. Possédant l’oreille absolue, Chopin débute son éducation musicale en 1816, tout juste âgé de six ans. Un an plus tard, ce petit prodige compose déjà ses premières œuvres. Il a composé uniquement pour le piano à l’exception de deux concertos pour piano et violoncelle ! En pleine période romantique, on associe généralement au nom du musicien mondain ceux de Georges Sand, Alfred de Musset, Vincenzo Bellini, Eugène Delacroix. Une tuberculose l’emporte 17 octobre 1849.
Chopin est un personnage canonique puisque Sherlock Holmes y fait référence dans Une Etude en rouge :
[– La bague, mon ami, la bague ! Voilà ce qu’il revenait chercher. S’il n’y a pas d’autre moyen de l’attraper, nous pourrons toujours appâter notre hameçon avec la bague. Je tiens mon homme, docteur ! Je parierais deux contre un que je le tiens ! Il faut que je vous remercie. Sans vous, je ne me serais peut-être pas dérangé et j’aurais manqué la plus belle étude de ma vie. Une étude en rouge, n’est-ce pas ? Pourquoi n’utiliserions-nous pas un peu l’argot d’atelier ? Le fil rouge du meurtre se mêle à l’écheveau incolore de la vie. Notre affaire est de le débrouiller, de l’isoler et de l’exposer dans toutes ses parties. Et maintenant, à table ! Et ensuite, Norman Neruda ! Ses attaques et son coup d’archet sont magnifiques. Quelle est donc la petite chose de Chopin qu’elle joue si admirablement ? Tra la la lira lira la. »]
 

Georges-Léopold Baron CUVIER        
Le père de la paléontologie
Georges-Léopold Cuvier né à Montbéliard le 23 août 1769 (le 23 août ?!! nous sommes là un 23 août...) est désigné comme le père de l’anatomie comparée. Il a créé la classification zoologique et a établi la loi de corrélation des formes : il existe entre tous les organes d’un même animal une subordination telle que, de la connaissance d’un seul organe, on peut déduire (quel mot holmésien !) celle de tous les autres. Il a été le fondateur de la paléontologie puisqu’il a réussi à reconstituer des animaux disparus à partir de simples ossements (selon cette fameuse loi). Il entre à l’académie française en 1831. Cuvier s’éteint le 13 mai 1832.
Cuvier est un personnage canonique. En effet, dans Les Cinq pépins d’orange, Holmes fait référence à la loi de corrélation des formes en comparant le travail de logicien et celui de paléontologue.
[« Sherlock Holmes ferma les yeux et plaça ses coudes sur le bras de son fauteuil, tout en réunissant les extrémités de ses doigts.
– Le logicien idéal, remarqua-t-il, quand une fois on lui a exposé un fait sous toutes ses faces, en déduirait non seulement toute la chaîne des événements qui ont abouti à ce fait, mais aussi tous les résultats qui s’ensuivraient. De même que Cuvier pouvait décrire exactement un animal tout entier en en examinant un seul os, de même l’observateur qui a parfaitement saisi un seul maillon dans une série d’incidents devrait pouvoir exposer avec précision tous les autres incidents, tant antérieurs que postérieurs. Nous n’avons pas encore bien saisi les résultats auxquels la raison seule est capable d’atteindre. On peut résoudre dans le cabinet des problèmes qui ont mis en défaut tous ceux qui en ont cherché la solution à l’aide de leurs sens. »]

Au fur et à mesure que nos cœurs et nos esprits se réjouissaient de cette visite, nos pieds s’échauffaient et nos mollets se raidissaient. Il me semble que les rues pavées du cimetières s’adressent à des sportifs confirmés. Comme par magie, cette sensation de fatigue disparut. Comme si des ondes étranges nous redonnaient du courage. Mais oui, nous approchions du lieu tant attendu. Dans une rue ombragée, nous avons découvert la fameuse tombe noire ornée de deux lettres dorées : un S et un H entrelacés.
 

 
 
Toujours dans l’optique de rien enlever au plaisir des futurs promeneurs, nous omettons volontairement l’adresse de ce lieu.



La franchise et l’honnêteté qui caractérise tout holmésien m’oblige à préciser que deux tombes ont échappé à notre vigilance. Malgré le plan, nous n’avons pas trouvé le tombeau de Sir Charles William Doyle ni la sépulture de Murray. Malheureusement comme le temps nous manquait, nous n’avons pas pu nous arrêter sur les tombes du comte Louis Joseph Napoléon Klein et de Dulong. Voilà la justification d’une 2e promenade holmésienne toute trouvée…
D’ailleurs, je conseille à tous les holmésiens qui désirent effectuer cette promenade de s’équiper de deux objets fondamentaux : une paire de basket bien confortable et le journal n°3 de la Franco-Midland de janvier 2003.
 

Nos estomacs, jusque là discrets, s’étaient réveillés brusquement. Nous décidions de nous rendre dans le Ve arrondissement afin de nous rapprocher du lieu de la prochaine visite : le musée de la police. Nous avons décidé de ne pas nous rendre à Montmartre afin d’arriver à l’heure au rendez-vous fixé à 15 heures. Le repas nous permit de faire plus amples connaissance et d’aborder divers sujets dont la prochaine réunion holmésienne (affaire à suivre…)




Signé : Arkania

Demain : visite du Musée de la police.


 

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