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Accueil » Toutes les news » L'art post-conceptuel holmésien s'expose
par
Alexis Barquin & Thierry Saint-Joanis
L'art post-conceptuel holmésien s'expose
Exhibition of sherlockian post-conceptual art
Mai 12, 2006
HOLMÉSOLOGIE

Sherlock Holmes à La Galerie (Noisy-le-Sec) pour l'exposition "Objet à part", grâce à une oeuvre de Kirsten Pieroth. Sur le thème de la nature morte, «Objet à part» réunit diverses propositions artistiques autour de la notion d?objet dans l'art post-conceptuel, dont une très holmésienne.


Dans un désir de participer à l’ouverture de la scène artistique française à des professionnels étrangers, La Galerie, Centre d’art contemporain de Noisy-le-Sec, inaugure cette année un nouveau programme de résidences pour commissaires d’exposition. Choisie sur projet dans le cadre d’un appel à candidatures, Bettina Klein est en résidence du 3 avril au 30 juin 2006 à Noisy-le-Sec.


Vernissage le vendredi 12 mai de 18h00 à 21h00. Exposition ouverte du 13 mai au 22 juillet 2006.

Prenant pour point de départ le thème de la nature morte (dont l’une des caractéristiques est l’isolement des objets représentés dans un espace clos), l’exposition réunit diverses propositions artistiques autour de la notion d’objet dans l’art post-conceptuel.

Si l’on associe généralement l’art conceptuel à la dématérialisation, au détachement de la présence physique de l’objet au bénéfice de l’idée, on rencontre cependant – aussi bien dans l’art conceptuel des années 60 et 70 que dans les travaux « post » ou « néo » conceptuels actuels – des objets ainsi que des représentations d’objets qui servent de point d’ancrage à une idée, qui reflètent leur propre fonction, ou qui sont le résultat d’une action préalable.

Certains des travaux montrés dans l’exposition sont de nature auto-référentielle, tel que le diaporama Exploded View d’Alexander Gutke composé d’un carrousel Kodak complet projetant des prises de vue issues de l’intérieur de l’appareil; Weltempfänger, le poste de radio d!Albrecht Schäfer qui retransmet sept stations simultanément ; ou encore l’installation The First Grand National de Ryan Gander, réflexion sur la mire comme image idéale ne proposant aucun contenu propre mais offrant toutes les possibilités visuelles.

Les deux livres en braille de l’œuvre Detective Story de Kirsten Pieroth procèdent d’un cryptage d’une autre nature: seul le lecteur aveugle pourra s’apercevoir qu’ils contiennent, malgré leur reliure et titrage identiques, deux histoires différentes de Sherlock Holmes d’Arthur Conan Doyle. Née en 1970 à Offenbach-sur-le-Main (Allemagne), Kirsten Pieroth vit et travaille à Berlin.


Maria M. Loboda utilise un langage moins implicite dans A Guide To Insults and Misanthropy, un bouquet composé d’une trentaine de fleurs et d’herbes choisies en fonction de la saison de floraison. Chacune signifie une insulte différente dans le langage des fleurs de l!époque victorienne.

La série de photographies «Mannheimer Bestandsaufnahme» de Florian Slotawa, quant à elle, ne révèle tout son sens qu’à la connaissance de son contexte d’origine : suite à la vente en 2002 de l!ensemble de ses biens personnels – éléments constitutifs de ses sculptures depuis plusieurs années – à un collectionneur privé, Slotawa a finalement entrepris de photographier, dans une démarche d’archivage, tous les objets n’étant désormais plus en sa possession.

En 2000, Simon Starling trouve, dans un parc de Ljubljana, les bris de verre d’une bouteille de bière de la marque «Union» mêlés à ceux d’une des lampes du parc dessinées par le célèbre designer slovène Josef Pleçnik. En recollant les morceaux de ces deux objets, l’artiste, à travers Pleçnik, Union, remonte le fil de leur histoire et notamment de leur coexistence temporaire, donnant ainsi lieu à un récit ouvert.

En contrepoint à l'exposition, le film Encyclopedia de Wilhelm Sasnal présente une encyclopédie polonaise, objet contenant de manière aussi exhaustive que possible l!ensemble des objets disponibles dans le monde. Des vues des pages de l’ouvrage défilent très rapidement, ne permettant que partiellement au spectateur de reconnaître les lettres introduisant chaque paragraphe et les illustrations liées aux notions évoquées.

Les objets de l’exposition «Objet à part» sont porteurs d’un sens inhérent à une pensée formulée en amont, commentent leurs propriétés mêmes ou créent un espace propice à notre perception. Se confronter à l’objet signifie non seulement un rapport au langage qui le nomme, mais renvoie aussi à la personne qui lui est attachée.

Les Artistes
Ryan Gander, Alexander Gutke, Maria M. Loboda, Kirsten Pieroth, Wilhelm Sasnal, Albrecht Schäfer, Florian Slotawa, Simon Starling.

Commissaire
Bettina Klein

Infos pratiques
> Lieu
La Galerie
1, rue Jean Jaurès. 93130 Noisy-le-Sec
> Accès
Rer E direction Chelles, Gournay-en-Bray ou Villiers-sur-Marne, Arrêt Noisy-le-Sec. 600 mètres à pied en direction de l’Hôtel de Ville
> Horaire
18h-21h
> Contact
T. 01 49 42 67 17
lagalerie@noisylesec.fr
> Entrée libre
L’exposition est présentée jusqu’au 22 juillet.
La Galerie est ouverte du mardi au vendredi de 14h à 18h, et le samedi de 14h à 19h. Fermeture les jeudis 25 mai et 14 juillet. Ouverture exceptionnelle dimanche 11 juin de 14h à 19h.


http://www.ac-creteil.fr/acl/actualite/expositions3.htm


Kirsten Pieroth (b. 1970, Offenbach am Main, Germany)


Kirsten Pieroth lives and works in Berlin. Her strategy is related to that of the early conceptual artists, but her aim is entirely different. She does not investigate the institutional framework that identifies objects as artworks, but interrogates conventions with regard to place and authenticity that also operate outside exhibition spaces. The manipulations and removals that these objects have undergone define their interpretation. When the work is shown, it has already travelled a certain route. The moment in which it is presented in a conditioned environment is secondary to the course of its life outside the museal space.


Pieroth is quite well aware that museums have no corner on conventional relations. The world is permeated with them. She investigates how reality itself is defined by institutions. The notions that she assails are the foundations of social intercourse. She greases the skids under these frames of reference that are so interwoven with our view of the world that we experience them as self-evident. By small shifts in the structure of meaning that surrounds everyday situations and objects, she shows how deeply our experience is defined by acquired notions.


In a certain sense, Atlas and Die Farbe der Meere complement each other. In the first of these, Pieroth undermines one of the most unshakeable models that defines our understanding of the world: the logic of geography. Her maps suggest an alternative, but no less scientific system. On further consideration, the order appears semi-arbitrary. The appearance of a clear hierarchy turns into an image of a precisely orchestrated disorder.


For Die Farbe der Meere Pierothplaces four bottles next to each other, each filled with water from a different sea. The samples come from the Black, White, Red and Yellow Seas, but of course the colour of the water does not differ. Pieroth plays in a humorous manner with the connection that is made between geographic specificity and cultural identity. One cannot distinguish between the contents of the bottles. The origin can only be told from the trademarks and labels on the local soft drink and water bottles.



 

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