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Accueil » Toutes les news » Sherlock Holmes de John Bastardi Daumont : Trop d'erreurs - une étude dans le rouge !
par
Thierry Saint-Joanis
Sherlock Holmes de John Bastardi Daumont :
Trop d'erreurs - une étude dans le rouge !
Décembre 15, 2014
HOLMÉSOLOGIE

Commettre une erreur, c'est malheureux 
mais en commettre des dizaines, c'est une négligence !

Si Oscar Wilde avait pu commenter l'ouvrage de John Bastardi Daumont, Sherlock Holmes, détective consultant, sorti récemment aux éditions de La Martinière, il aurait pu écrire que commettre une erreur, c'est malheureux, mais en commettre des dizaines, c'est une négligence (en référence à la réplique de sa pièce L'Importance d'être Constant : « Perdre un parent, c'est un malheur, mais les deux, c'est une négligence »).

Le projet aurait pu prendre une place de choix sur les étagères de notre bibliothèque holmésienne. Plus de deux cents pages sur Sherlock Holmes, avec de nombreuses illustrations, sous la forme d'un beau libre à couverture cartonnée. C'est tout le contraire. Compte tenu du nombre impressionnant d'erreurs qu'il contient, ce livre n'y aura jamais sa place. Ce volume vendu 32 euros devrait rapidement finir sa carrière dans les boutiques de soldeurs où les collectionneurs de sherlockonneries pourront l'acquérir pour une bouchée de pain. Ceux qui connaissent un peu le sujet évoqué par l'auteur se rendront vite compte de la catastrophe. 

Alors, il aurait peut-être mieux valu passer ce livre sous silence pour ne pas lui faire de publicité, mais justement, de la publicité, il en bénéficie dans de nombreux journaux et blogs littéraires sur internet où les auteurs ont tous été trompés par les apparences (et leur propre ignorance du sujet). Aucun n'a osé mettre en doute le contenu et les connaissances de son auteur alors que ses lacunes et ses erreurs sautent aux yeux de n'importe quel amateur averti.

Pour éviter que les holmésiens débutants tombent dans le piège tendu par M. Bastardi Daumont et son éditeur, la SSHF a finalement estimé utile de publier un catalogue de quelques erreurs sans avoir la prétention de les avoir toutes dénichées. à vous de juger. La liste est déjà bien longue.

L'incohérence créée par toutes ces erreurs a rendu notre lecture très pénible et il a fallu de la constance pour venir à bout de ce livre. L'importance d'être constant, conclurait Oscar Wilde...

T. S.-J. 

 

Un complément d'information de la part de Mme Catherine Cooke, 
conservatrice de la Marylebone's Sherlock Holmes Collection à Londres
 
Alertée par notre article, Mme Catherine Cooke apporte les précisions suivantes : "I have to admit that I have no recollection of this person, nous écrit Catherine Cooke, but find a note that he visited the Collection in February 2013. I had a bit of correspondence with the publisher a few months ago, who wanted a lot of illustrations at very short notice.  I remember sending some quick scans and correcting them on the artist of the Strand cover, but nothing specific came of it.  
From your errata, the whole thing looks as if it was done in far too much of a hurry and would have benefitted from a thorough proof-reading.  
I won't go out of my way to obtain one for the Collection -if one arrives, I'll print your errata to go with it!
People come into the Collection and have a chat, maybe sit down with some books. There's not much we can do ensure what they get out of their visit is understood or used properly."
Catherine Cooke est la conservatrice de la Marylebone's Sherlock Holmes Collection à Londres depuis 1982. Elle est membre de la Sherlock Holmes Society of London depuis 1980 où elle occupe actuellement la fonction de secrétaire en charge des réunions. Elle est également membre des BSI et est inscrite à la SSHF.
 

Dans l'avertissement, erreurs grossières de traduction

En préambule à l'ouvrage, l'éditeur a choisi de placer un « avertissement » qui se voulait plutôt une information élémentaire, mais... Il s'agit d'exposer le contenu de ce que nous appelons le Canon à savoir l'ensemble des aventures de Sherlock Holmes écrites par sir Arthur Conan Doyle. Malheureusement, à la lecture, on se rend compte que cet « avertissement » est une mauvaise traduction française de la définition du Canon en anglais. On peut lire : « Authur Conan Doyle a écrit quatre nouvelles et cinquante-six histoires courtes... » On aurait dû lire « quatre romans et cinquante-six nouvelles ». En traduisant mot à mot l'anglais « 4 novels and 56 short stories », l'auteur de cet avertissement tombe dans le piège du faux ami que constitue le mot « novel » qui signifie « roman » et non « nouvelle ». D'entrée, le lecteur est entraîné sur de mauvaises bases où le Canon est décrit comme composé de 60 textes courts. Cette information erronée est reprise ensuite dans un tableau détaillant le Canon découpé par volume ou recueil et les quatre romans réapparaissent sous la définition de « nouvelle », alors que les nouvelles seront baptisées « histoires courtes ». Cette confusion donne le ton de l'ouvrage, car ce n'est que la première d'une longue liste...

ERRATA
Ce que le lecteur n'aura peut-être pas rectifié de lui-même...

Les commentaires suivants peuvent faire office d'errata à l'ouvrage. Les corrections sont classées chapitre par chapitre, page par page. Nous n'avons pas pu relever toutes les erreurs faute de temps, d'attention ou de courage. Vous pouvez signaler celles que vous trouverez par un message à cette adresse : IDN@sshf.com.

Remarque préliminaire : Les noms propres. Quand l'auteur évoque Sir Arthur Conan Doyle, il utilise soit la forme « Doyle », soit « Conan Doyle ». Parfois les deux dans une même phrase. On peut discuter de la bonne formule à utiliser (je suis personnellement partisan de « Conan Doyle » dans ce débat encore ouvert), mais si on utilise une de ces formes, on oublie l'autre. Il faut faire un choix. « La Femme » (c'est-à-dire le personnage d'Irene Adler) voit ici son prénom francisé en « Irène » tout au long du livre à une ou deux exceptions. Irene Adler ne se prénomme pas « Irène ». Sinon, on devrait traduire « John H. Watson » en « Jean H. Watson »...

Chapitre 1 : Le héros d'une fin de siècle
Page 009 « Sherlock Holmes prend sa retraite en 1930 » Non, c'est en 1903.
  « Il dit être le petit-fils de la sœur du peintre Vernet. Il n'est pas précisé s'il s'agit d'Antoine Charles Horace Vernet ou de son père Joseph Vernet... » Le Vernet qui pourrait être le grand-oncle de Holmes, c'est émile Jean Horace Vernet (1789-1863), fils de Carle Vernet (Antoine Charles Horace) et petit-fils de Joseph Vernet. Il y a ici une confusion. L'auteur devait chercher un « Horace Vernet » (nom souvent cité dans les publications de la SSHF) et a cru avoir trouvé le bon avec Carle, alias « Antoine Charles Horace ». Les deux candidats proposés par l'auteur sont, quoi qu'il en soit, un peu trop vieux pour tenir le rôle du grand-oncle.
Page 010 « club Diogène » Le club de Mycroft porte le nom de Diogenes Club. On ne doit pas traduire ce nom propre en Club Diogène.
  « On s'y retrouve de 19h45 à 7h40 » Le texte original dit ceci : ”He's always there from a quarter to five till twenty to eight.” C'est-à-dire, en français, de 16h45 à 19h40. Double erreur de traduction donc. Non, Mycroft Holmes n'est pas au Diogenes Club toute la nuit !
Page 033 « ... dans Flamme d'argent, il est fortement soupçonné d'avoir profité d'informations pour tricher lors d'une course » Ce fait n'est pas canonique.
  « ... quand il échappe aux snipers de son meilleur ennemi [Moriarty], il ne le doit qu'à une paranoïa digne des plus grands esprits criminels. » Quel est le sens de cette affirmation ? Rien ne permet de savoir sur quel fait canonique elle reposerait.
Chapitre 2 : Quand la méthode Holmes surclasse Scotland Yard
Page 038 « Illustration d'Abbey pour la couverture de The Sign of Four » Il serait bon, pour éviter toute confusion, de préciser que le terme « Abbey » fait ici référence à l'auteur du dessin et de préciser au moins l'initiale de son prénom (J. Abbey). Sinon certains lecteurs risquent de penser qu'il s'agit d'une illustration de la nouvelle The Abbey Grange.
Page 054 Image d'un pistolet L'illustration et sa légende concernent un pistolet alors que le docteur Watson et Sherlock Holmes utilisent un revolver. Si l'on doit montrer un webley, il faut choisir un modèle de revolver et non de pistolet automatique.
Page 058 « Ce n’est que six ans après cette enquête (Une étude en rouge) que le juriste autrichien Hans Gross sortira son Traité à destination des juges et officiers de police. » Une étude en rouge se déroule en 1881 et l’ouvrage fondateur de la criminalistique écrit par Hans Gross est publié en 1893, soit 12 ans après l’affaire mentionnée. Il y a ici confusion avec la date de publication d’Une étude en rouge (1887). - Sigerson
Page 059 « "Vous vous êtes fait avoir par le principe de Locard", aime dire l’inspecteur Oracio à ses suspects dans la série américaine Les Experts. » En fait, Horatio Caine dans "Les Experts : Miami". - Sigerson
Page 062 « Francis Galton (1822-1922) » Francis Galton est mort en 1911. - Sigerson
  « Pendant sa (Holmes) carrière, et depuis plus de 50 ans déjà, les thèses universitaires sur l’identification par empreinte papillaire se diffusaient partout en Europe. » Comme le dit plus haut l’auteur, c’est Henry Faulds qui fut le premier à suggérer que l’on pouvait utiliser les empreintes digitales pour confondre un criminel. Mais sa première publication date de 1880. Difficile d’évoquer plus de 50 ans. - Sigerson
  « Le système de Galton… a ouvert de nouvelles possibilités à la police d’investigation. La première identification à l’aide de ce procédé a lieu en 1872 en Angleterre. » Le système de classification de Galton apparait pour la première fois dans une publication en 1892. Donc bien difficile de l’utiliser en 1872. La première identification d’un criminel par comparaison des empreintes digitales est due à Juan Vucetich en 1892 en Argentine. - Sigerson
Chapitre 4 : Tribulations d'un ami fidèle à l'amour récalcitrant
Page 094 « Holmes refuse l'émeraude » (dans Un scandale en Bohême) Il serait plus exact de parler d'une bague sertie d'émeraude (en forme de serpent). à ne pas confondre avec l'épingle de cravate sur laquelle une émeraude est montée, offerte pour service rendu à la couronne britannique dans Les Plans du Bruce-Partington.
Page 097 « Watson fréquente une école publique, le collège Wellington...» Ceci n'est pas canonique, mais apparaît dans la biographie pastiche de William S. Baring-Gould. Il est toujours nécessaire de le préciser quand on utilise des données inventées par Baring-Gould au risque de laisser son lecteur penser que cela est tiré du Canon.
Page 100 « Il épouse Marie Morstan » Il s'agit de Mary Morstan.
  « Il reprendra du service en qualité de médecin militaire au début de la Première guerre mondiale » Faux, il s'agit encore d'un élément qui n'est pas tiré du Canon. Une invention de l'auteur ou d'un pasticheur.
Page 101 « Bull-Pup » Heureux de lire ici ma théorie sur le sens de l'expression « bull pup », trouvée dans un dictionnaire victorien d'argot anglo-indien, pour désigner le caractère d'une personne soupe au lait. La lecture des publications de la SSHF se révèle fort utile, on en a encore la preuve ici. Malheureusement la référence à la source a été oubliée.
Chapitre 5 : Rivalités criminelles en série pour un ego sans concession
Page 117 « Andrew Scott a donné de Sherlock Holmes, une interprétaion remarquable... » Dans la série Sherlock de la BBC, Andrew Scott n'interprète pas Holmes, mais Moriarty.
Chapitre 6 : Un fils indigne mais si généreux
Page 135 « J.M. Barries » Non, le nom de l'auteur de Peter Pan s'écrit J.M. Barrie.
Page 138 « Holmes et Watson devaient initialement s'appeler Sheridan Hope et Ormond Sacker. Hope devint Sherrington Holmes, puis Sherlock Holmes. » Concernant le prénom que Conan Doyle aurait pu attribuer à Holmes, il ne s'agit pas de « Sherrington », mais de « Sherrinford », nom qui apparaît sur un brouillon préparatoire à la création du personnage de Sherlock Holmes. Voir manuscrit.
On peut penser que l'auteur cite ici une fausse information dont l'auteur est Madame Andrea Plunkett, cette femme qui prétend depuis des années posséder des droits sur l'œuvre de Conan Doyle. C'est sur son site internet, baptisé, sans aucune légitimité, The Official web site of the Sir Arthur Conan Doyle Literary Estate, qu'on trouve la citation suivante : « the two main characters were called Sheridan Hope and Ormond Sacker. » Voir la Page en ligne ici. Nombre de personnes, dans le monde, ont repris et diffusé cette invention (ou coquille du webmaster ?) dans diverses publications, sans avoir pris le soin de vérifier la véracité de cette information? C'est aujourd'hui le tour de John Bastardi Daumont. Il est fort regrettable de trouver ce genre d'ânerie dans un livre se voulant « de référence ». C'est même dangereux, car le lecteur profane se doutera-t-il une seconde qu'il s'agit d'une invention de Madame Plunkett sans aucun avertissement ? Pour preuve, citons un passage d'un blog qui présente le livre de John Bastardi Daumont : « ... il y a fort à parier que même les érudits et les connaisseurs chevronnés du canon holmésien y trouveront des détails dont ils ignoraient l'existence. Qui sait que les noms initialement prévus pour Holmes et Watson étaient Sheridan Hope et Ormond Sacker ? » Ainsi s'enthousiasme Hilaire Alrune sur le site yozone.fr. Si cette personne lit notre commentaire, elle saura alors que ce qu'elle a appris dans le livre de John Bastardi Daumont est faux. Si elle ne le lit pas, alors croisons les doigts pour qu'elle ne tombe pas sur cette question lors d'un jeu télévisé. La malheureuse pourrait ensuite faire un procès à M. Bastardi Daumont...
  « Ward Lock Co » Le nom est : Ward, Lock & Co.
  « Le premier, Micah Clake, est un succès. » Le titre du roman est en réalité : Micah Clarke.
Page 140 « Mary Morstan, fille d'un navigateur disparu » Non, le père de Mary Morstan est un ancien militaire évadé d'un bagne.
Page 143 « Ce paysage lui donne l'idée d'y situer l'action de la prochaine aventure de Sherlock Holmes, Le Chien des Baskerville » Plus exactement, Conan Doyle a entrepris l'écriture d'un roman, en collaboration avec son ami Bertram Fletcher Robinson, sur des bases fournies par ce dernier, et ce n'est qu'ensuite, lors de la rédaction du récit, que l'usage du personnage de Sherlock Holmes est intervenu afin de permettre la résolution de l'énigme.
Page 145 « ...rencontré le Halifa de Khartoum... » Il s'agit du Khalifat de Khartoum (khalifa en anglais).
Page 147 « Sir Charles de Baskerville » Non, le personnage s'appelle Charles Baskerville, sans particule.
Page 150 « Elle met en scène les membres d'une société secrète irlandaise, les Molly Maguires » S'il est vrai que Conan Doyle s'est inspiré de cette société secrète pour son récit, à aucun moment ce nom n'est cité dans ses textes, l'affirmation de l'auteur est erronée.
Page 151 « Doyle n'abandonne pas Holmes mais prend ses distances avec lui dans les aventures suivantes jusqu'à la dernière, en 1927, Le Mystère de la vallée du Boscombe, parue dans le Liberty Magazine. » Il ne s'agit pas de The Boscombe Valley Mystery, parue en octobre 1891, mais de The Adventure of Shoscombe Old Place.
Chapitre 7 : La naissance d'une icône
Page 165 « avec sa double casquette » Si l'auteur veut parler de la deerstalker, il est plus exact de la décrire comme une casquette « à double visière ».
  « Paget introduit un long manteau, d'abord à capuche puis à cape, le fameux macfarlane dit inverness cape. » Sidney Paget n'a jamais dessiné un manteau à cape sur les épaules de Sherlock Holmes. En revanche, c'est D. H. Friston, en 1887, dans une illustration de A Study in Scarlet, qui habille le détective de ce manteau. Voir l'illustration.
Page 166 « William Gillette... popularise l'utilisation de la pipe recourbée, dite pipe-calebasse. » L'affirmation est exacte concernant la forme recourbée de la pipe uniquement, mais il ne s'agit pas, alors, d'une calebasse à proprement dit. La pipe calebasse est un modèle très particulier, traditionnellement fabriquée dans une gourde, plante d'origine africaine, dont le foyer est généralement « doublé » d'écume de mer ou de porcelaine. La pipe de William Gillette restera une pipe recourbée en bois. La véritable calebasse, cette pipe qui est aujourd'hui considérée comme « la pipe de Sherlock Holmes », est bien différente et ne doit pas son introduction dans l'univers visuel holmésien au comédien William Gillette à qui l'on peut simplement attribué le choix d'une pipe à la forme recourbée alors que Holmes n'utilise que des pipes droites dans le Canon.
  « Steele fut le premier Américain à dessiner le détective en 1903 » Non, à partir de juillet 1891 dans les quotidiens américains tels que The Daily Inter Ocean (Chicago), The Courier-Journal (Louisville), Buffalo Courier, Philadelphia Inquirer, etc., plusieurs illustrateurs ont croqué le détective dont F. C. Drake et F. C. Swayze. Et bien d'autres avant 1903 comme W. H. Hyde dans le Harper's Weekly, régulièrement à partir de février 1893, ou H. C. Edwards dans le McClure's Magazine en décembre 1893.
Chapitre 8 : Le triomphe du rôle
Page 171 « Dès 1900 Thomas Edison réalise un essai sur Sherlock Holmes et en 1903 sort Sherlock Holmes Baffled... » L'auteur fait ici encore une confusion. Le premier film holmésien est bien Sherlock Holmes Baffled, tourné en avril 1900 et diffusé dès le mois de mai de la même année, non pas sur un écran de cinéma mais sur celui de cabines Mutoscope, utilisables par un seul spectateur à la fois. Ce film n'a été officiellement déposé et enregistré que le 24 février 1903 ce qui explique la présence de cette date sur la plupart des copies actuellement visibles. Ce n'est pas la société de Thomas Edison qui a produit ce film, mais une de ses concurrentes, la American Mutoscope and Biograph Company.
  « Universal produit à son tour Study in Scarlet en 1914 avec Francis Ford dans un premier rôle. » Le titre complet de ce film est, bien sûr, A Study in Scarlet, réalisé par Francis Ford qui interprète le premier rôle, celui de Sherlock Holmes, alors que celui du docteur Watson est tenu par son frère, le futur grand metteur en scène John Ford.
Page 172 « Il faut attendre Eli Norwood... » Norwood n'a jamais été prénommé Eli, mais bien Eille. Voir sa fiche.
  « il tourne dans quarante-sept films de vingt minutes » Il n'a interprété le rôle de Sherlock Holmes que dans 45 films de vingt minutes (trois séries de 15). Les deux autres sont des longs métrages.
  « En Angleterre, l'apport le plus important vient de John Barrymore... » Non, pas en Angleterre, car ce comédien est américain, ainsi que le film dans lequel il apparaît en 1922, intitulé tout simplement Sherlock Holmes, et rebaptisé Moriarty lors de sa sortie en Angleterre. L'auteur aurait donc dû écrire « aux États-Unis » d'autant qu'il venait de présenter le comédien Eille Norwood qui est bien, lui, le Holmes britannique de l'époque.
  « Clive Brook... Return of Sherlock Holmes... le film n'est pas parlé » Et pourtant si, il est parlé et c'est bien Clive Brook et non Arthur Wontner, comme l'auteur l'écrit plus loin, qui sera le premier comédien à donner une voix à Holmes au cinéma.
  « l'arrivée de Basil Rathbone en 1940 » Non, les deux premiers films holmésiens de Rathbonne datent de 1939.
  « Basil Rathbonne... né en Afrique » Certes, mais il est plus logique de préciser que c'était en Afrique du Sud, où travaillait son père de nationalité britannique. Il n'y a donc rien de surprenant que le comédien serve l'Angleterre lors de la Première guerre mondiale comme l'auteur semble s'en étonner plus loin.
  « Il s'agit du premier titre d'une série de quinze films... » Non, pas 15, mais 14. Si Rathbone a interprété 15 fois Holmes à l'écran, la quinzième fois, ce fut en 1953 à la télévision. L'auteur confond ce téléfilm avec un long-métrage de cinéma.
Page 174 « Dans The Secret Weapon, le personnage devient un instrument de propagande en faveur des Alliés... » Non, il ne devient pas, car il l'a déjà été dans le film précédent, à savoir The Voice of Terror (l'auteur commet également une erreur de datation dans sa note n°42 : le film nazi dont il parle ne date pas de 1939 mais de 1937).
  « il replonge plus tard, en 1953, à l'occasion d'une pièce de théâtre... » Certes, mais l'auteur oublie surtout que le 26 mai 1953, Rathbone interprète une nouvelle fois le rôle de Sherlock Holmes à l'écran (celui de la télévision) dans The Adventure of the Black Baronet, avec Martyn Green en Watson. Cet oubli explique l'erreur de la Page 172 quand le total des films holmésiens tournés par Rathbone pour le cinéma est enrichi d'une unité (15 au lieu de 14). Élémentaire...
Page 176 « Sherlock Holmes, avec Ronald Howard... jusqu'à Elementary, en 2012,... est la seule tentative américaine pour faire entrer Holmes dans le petit écran » Non, il y a eu de nombreux téléfilms américains holmésiens entre ces deux productions. C'est même aux États-Unis que le personnage de Sherlock Holmes a fait ses débuts à la télévision et ce le 27 novembre... 1937 ! Le comédien Louis Hector était le détective dans une adaptation de The Three Garridebs.
  « Christopher Lee vient endosser le rôle de Sir Henry de Baskerville » Sir Henry n'a jamais porté un nom à particule. Il s'agit d'un des personnages les plus connus du Canon...
  « Peter Cushing n'a joué que deux fois le rôle d'Holmes » On est loin du compte. Il est apparu dans 16 autres productions holmésiennes. Au total, Cushing sera Holmes à l'écran... 18 fois ! Neuf fois plus que ce qu'affirme l'auteur.
  « A Study of Terror » Non, le titre du film de 1965 avec John Neville est A Study in Terror.
Page 178 « le britannique Billy Wilder » Billy Wilder était américain.
  « Robert Stephen, qui interprète Holmes » Il s'agit de Robert Stephens, avec un « S ».
Page 179 « les années 1980 débutent... notons la présence de Roger Moore... » Le film dans lequel Roger Moore interprète Holmes (Sherlock Holmes in New York) date de 1976, pas des années 1980.
  « Nicolas Rowe » Il s'agit de Nicholas Rowe.
  « Jeremy Brett... une série télévisée, Les Aventures de Sherlock Holmes, produite par la BBC » Non, elle fut produite par la Granada pour la chaîne ITV.
Page 180 Photo légendée ainsi : « Jeremy Brett et Edward Hardwicke. » Sauf qu'il s'agit de Jeremy Brett et David Burke ! Dommage de confondre ces deux comédiens.
Page 181 « Granada lance en 1982 une série intitulée Young Sherlock » L'auteur aurait dû parler de cette série pour introduire celle avec Brett puisque cette dernière doit beaucoup à la première qui a amorcé le projet holmésien de la Granada. Mais l'auteur vient d'affirmer à tort que la série avec Brett est une production de la BBC, il ne pouvait donc pas faire ce lien chronologique.
  « Edward Woodmard » Il s'agit de Edward Woodward !
Page 182 « la série Sherlock de la BBC... en 2012 » Non, le premier épisode date de 2010.
  « le remake américain de ce show [Sherlock BBC], Elementary » Non, il ne s'agit en aucune manière d'un remake de la série Sherlock.
Page 184 « Johnny Lee Miller » Le comédien se prénomme Jonny.
  « Elementary (2013) » Non, la diffusion de la série a commencé en septembre 2012.
Page 186 « le remake américain de cette série [Sherlock BBC], Elementary, met en scène pour la première fois un Watson féminin. » Une nouvelle fois, répétons que la série Elementary n'est pas le remake de Sherlock BBC. Et elle n'est pas la première adaptation pour l'écran à proposer un Watson féminin. On l'avait déjà vu, entre autres, dans They Might Be Giants en 1971 avec Joanne Woodward dans le rôle du Dr. Mildred Watson, dans The Return of Sherlock Holmes en 1987 avec Margaret Colin dans le rôle de Jane Watson, ou dans Sherlock Holmes Returns en 1993 avec Debrah Farentino dans le rôle de Amy Winslow.
  « le vouvoiement... est remplacé par le tutoiement dans la version française » Oui, certes, les adaptateurs français ont eu à faire ce choix, mais les créateurs ne s'étaient pas posé, eux, cette question. Ce détail est propre à la version française pour une raison linguistique. Il aurait été plus judicieux d'indiquer que les héros, dans la version originale, s'interpellent par leur prénom alors qu'il le font par leur nom dans le Canon. C'est ici que se situe la modernisation apportée par les auteurs.
Page 187 « Elementary... Michel Custa, à la réalisation » Le réalisateur de la série Elementary s'appelle, en réalité, Michael Cuesta.
  « une saison 2 est déjà programmée pour l'année 2014 » Non, sa diffusion a commencé le 26 septembre 2013. Et on sait déjà depuis longtemps (bien avant l'impression de cet ouvrage) qu'une saison 3 sera diffusée à partir de septembre 2014.
Chapitre 9 : L'avènement du mythe
Page 191 « le jeu auquel [les holmésiens] se livrent depuis bientôt deux siècles... » Hein ? attendez, nous sommes en 2014... donc il y a deux siècles, nous étions en 1814, année de l'abdication de l'empereur Napoléon 1er... Et d'après M. Bastardi Daumont, il y avait déjà des holmésiens pratiquant le Jeu ? Conan Doyle est né en 1859, et il présente Sherlock Holmes au monde en 1887. Au mieux, le jeu holmésien aurait pu voir le jour il y a cent-vingt-sept ans (même si ce n'est pas le cas selon ce que l'on sait à ce jour au sujet des premiers actes illustrant une pratique holmésienne). Il y a donc comme un problème. Cette affirmation n'est pas sérieuse.
  « Les motivations sont variées : certains sont attirés par l'esthétique victorienne, l'architecture, les décors ou les moyens de transport de l'époque, d'autres sont fascinés par Holmes et sa manière d'utiliser la réflexion, ou ne s'intéressent qu'à l'aspect criminologique de l'œuvre de Doyle. » Pour quelqu'un qui donne deux siècles d'existence au mouvement holmésien, on peut se demander comment il est possible de connaître les motivations des membres des sociétés dédiées à Sherlock Holmes... On croirait lire ici un membre d'une de ces sociétés justement, mais aucune référence n'est fournie. Et ce n'est pas honnête, car ce que M. Bastardi Daumont signe de son nom dans cet ouvrage, ce n'est pas lui qui l'a conçu et exprimé, mais bel et bien un holmésien, membre de la Société Sherlock Holmes de France, un de nos vieux amis, co-auteur d'un ouvrage sur Sherlock Holmes (chez DLM avec Alexis Barquin et Thierry Saint-Joanis), à savoir M. Pierre Bannier. Et pour preuve, je vous invite à cliquer sur ce lien pour aller visionner un reportage de France Télévision, daté du 15 mai 1994, à l'occasion d'une réunion de la SSHF au Grand Hôtel, place de l'Opéra à Paris. Au bout d'une minute et trente-six secondes de diffusion, vous entendrez notre ami Bannier exprimer ce que, vingt ans plus tard, M. Bastardi Daumont écrira dans un livre. N'aurait-il pas été élégant de citer le nom de l'auteur de cette description des motivations holmésiennes ? Voilà un « oubli » qui est très décevant, voire choquant... à moins que Pierre Bannier et John Bastardi Daumont ne soit qu'une et même personne... Il est vrai qu'ils sont tous les deux avocats.
  « Au départ, simple amicale de fans, la communauté holmésienne... » Les personnes qui ont créé les premières sociétés holmésiennes, en 1934 aux états-Unis ou en Angleterre, n'étaient pas des « fans » regroupés en amicale, mais des amateurs de littérature ayant trouvé dans la matière qu'offrent les aventures de Sherlock Holmes un terrain propice à des études des plus sérieuses dans leur forme, quels que soient leur fond et leur conclusion. Leurs héritiers ne se considèrent toujours pas comme des « fans de Sherlock Holmes ». S'il existe des amateurs que l'on pourrait baptiser ainsi, ils sont minoritaires et très souvent concentrés sur un thème comme celui d'un interprète du héros à l'écran, par exemple, comme c'est le cas depuis quelques années, autour du comédien Benedict Cumberbatch. Il y a des nuances importantes dans ce phénomène et il est décevant qu'elles n'apparaissent pas clairement dans un ouvrage « de référence » destiné à des profanes.
  « La société des... Baker Street Irregulars est l'une des plus fermées... Les nouveaux arrivants... doivent répondre à cent cinquante questions pour tester leurs connaissances. » M. Bastardi Daumont démontre par cette affirmation qu'il n'est pas membre des Baker Street Irregulars. S'il l'était, il saurait qu'on ne doit pas répondre à un questionnaire pour être admis. Il faut faire la démonstration de ses connaissances par des écrits et des actes, pendant de nombreuses années, et ainsi attirer l'attention des responsables de la société qui feront ensuite leur enquête et s'appuieront sur le soutien et les recommandations que d'autres membres exprimeront sur l'éventualité d'une invitation à rejoindre l'érudite assemblée, lors du banquet annuel de janvier à New York où, année après année, le candidat sera encore testé discrètement et obtiendra l'investiture s'il apporte entière satisfaction. Notons que les qualités humaines entrent pour beaucoup dans les critères de choix. Pour aspirer à une invitation, il faut tout autant avoir des connaissances certaines et reconnues sur le sujet, qu'être un aimable compagnon en société.
  « Souhaitant faire perdurer l'engouement pour Sherlock Holmes, les Baker Street Irregulars financent des projets, élèvent des statues à leur héros, organisent des réunions et célèbrent des commémorations plusieurs fois par an. » Une preuve de plus que l'auteur ne connait pas bien le sujet. Il mélange ici les activités des BSI avec celles de la Sherlock Holmes Society of London, sa cousine britannique. Au final, ce qui est décrit dans ce livre n'existe que dans l'imagination de l'auteur. Il aurait pu facilement vérifier à la source, mais tout ce chapitre consacré au mouvement holmésien démontre que, contrairement à ce qui est annoncé en quatrième de couverture de l'ouvrage, l'auteur n'est pas aller rechercher de l'aide auprès des sociétés holmésiennes les plus célèbres, sinon elles lui auraient fourni fort aimablement tout ce dont il avait besoin pour décrire leurs activités.
  « Trois badges de la collection John Bennett Schaw. » Feu notre ami américain à qui appartenaient ces objets de collection s'appelait Shaw. Il mérite qu'on respecte l'orthographe de son nom.
Page 192 « En Angleterre, la Sherlock Holmes Society voit le jour en 1951... » Faux ! L'auteur mélange encore deux évènements. En 1951, c'est la Sherlock Holmes Society of London qui voit le jour. Elle ressuscite alors les principes de la Sherlock Holmes Society qui avait vu le jour en 1934, la même année que l'américaine BSI, et avait disparu au début de la Seconde guerre mondiale. C'est par respect pour leurs illustres prédécesseurs que, justement, les fondateurs de la nouvelle société anglaise ont ajouté le mot « London », pour qu'il n'existe à jamais qu'une seule et unique Sherlock Holmes Society. Par sa maladresse et son ignorance, l'auteur de l'ouvrage trahit cette noble intention. Comme c'est dommage. Shocking!
  « Couvercles de boîtes de la collection Sherlock Holmes constituée par John Bennet Shaw. » Encore une faute d'orthographe sur le nom de notre regretté camarade Shaw. Cette fois, contrairement à la Page précédente, c'est le mot « Bennett » qui se voit privé d'un « T ».
Page 194 « Adrian Doyle » Le fils de Sir Arthur Conan Doyle dont il est ici question s'appelait Adrian Conan Doyle (comme son père, son frère et sa sœur) et non « Doyle » tout court (comme son grand-père, son demi-frère ou sa demi-soeur).
  « Les Exploits de Sherlock Holmes... la première tentative mûrement structurée pour plonger Holmes dans des aventures inédites mais cohérentes avec le Canon. » Affirmation erronée quand on connaît le nombre de pastiches répondant à cette définition, parus avant le recueil d'Adrian Conan Doyle et de John Dickson Carr.
  « Un des pastiches les plus importants, qui suscita plusieurs adaptations... La Solution à 7%... de Nicolas Meyer. » Encore une faute d'orthographe dans le prénom de Meyer (c'est Nicholas). Mais l'attention se portera ici sur l'affirmation prétendant que ce roman a suscité plusieurs adaptations. à part le film d'Herbert Ross en 1976, nous n'en connaissons pas d'autre.
Page 195 « dès 1933, While Starrett... » Il s'agit ici d'une référence à l'holmésien Vincent Starrett que l'auteur rebaptise sans raison « While ».
  « The Private Life of Sherlock Holmes est le premier opus d'une littérature d'étude fouillée... » Certes, le livre de Vincent Starrett constitue un temps fort de l'histoire de l'holmésologie, mais il arrive après quantité de textes et d'ouvrages, et ne peut en aucun cas être considéré comme le point de départ de cette science dédiée à Sherlock Holmes.
  « William Baring Gould qui livre... une biographie de Sherlock Holmes que beaucoup jugent définitive. » C'est tout le contraire ! Cette biographie agréable à lire, mais fantaisiste, est considérée par les spécialistes comme la pire chose qui puisse venir brouiller les bases de l'holmésologie. William S. Baring-Gould a pris la liberté d'inventer tous les détails de la vie du héros absents des textes canoniques du docteur Watson. En résumé, il raconte ce qui l'arrange quand cela l'arrange, sans jamais alerter son lecteur pour différencier ce qui est tiré des textes de Watson et ce qui est le fruit de son imagination. Depuis sa parution, cet ouvrage a fait plus de mal à la cause holmésienne qu'aurait pu le rêver Moriarty. Contrairement aux apparences, c'est finalement un livre réservé aux initiés, à ceux qui savent dicerner le vrai du faux et ont les moyens de s'amuser des trouvailles de l'auteur, sans jamais pour autant lui accorder de crédit. C'est une fantaisie holmésienne. Combien d'auteurs d'ouvrages holmésiens dits « de référence » ont été trompés par la biographie de William S. Baring-Gould à laquelle ils ont fait une confiance aveugle pour faire l'économie d'une lecture (ou d'une relecture) du Canon. En France, nous sommes tout particulièrement victimes de ce mal et plus de la moitié des informations biographiques publiées dans notre pays à ce jour relèvent plus des fantaisies de Baring-Gould que de la réalité des textes watsoniens. Inconscients de leur erreur, ces auteurs diffusent des âneries, les commentent, en tirent des conclusions qui donnent naissance à de nouvelles âneries, etc. Et leurs lecteurs profanes ne se douteront jamais qu'ils sont dupés par des écrivains coupables d'avoir accordé leur confiance à William S. Baring-Gould.
  « Holmes suscite depuis cent cinquante ans, de façon ininterrompue, une littérature apocryphe et de commentaires. » Nous voilà de nouveau confrontés à un problème de date. Nous sommes en 2014. Il y a cent cinquante ans, nous étions donc en 1864, soit vingt-trois ans avant la parution de la première aventure de Sherlock Holmes. L'auteur nous expliquera comment on a pu, entre 1864 et 1887, de façon ininterrompue, voir fleurir « une littérature apocryphe et de commentaires » d'une œuvre qui n'existait pas encore.
Page 196 « le profil du détective tapisse les murs de l'underground londonien » Attention ! Depuis quelques mois, la station de métro Baker Street a été en rénovation et le projet d'origine prévoyait de retirer tous les carreaux de céramiques à l'effigie de Sherlock Holmes. Finalement, après une proposition de l'entreprise chargée des travaux, une partie des décorations holmésiennes a été conservée. Les éléments définitivement retirés seront bientôt mis en vente aux enchères. Voir notre news ici.
Page 198 « Dans La Vallée de la peur, le colonel Moran se rend dans un immeuble dont il est dit qu'il se trouve juste en face du domicile de Sherlock Holmes. » Cette scène est décrite dans la nouvelle La Maison vide, pas dans le roman La Vallée de la peur.
Page 199 « une collection privée inestimable, léguée par Richard Lancelyn. » L'auteur ne donne que les prénoms du donateur. Il oublie (ou ignore ?) son nom qui est (Richard L.) Green.
Page 203 « Le Signe des quatre... Cette nouvelle... » Encore une mauvaise traduction du mot anglais « novel ». Il s'agit d'un roman et non d'une nouvelle.
Page 205 « Les Plans de Bruce Partington » Bruce-Partington étant le nom de baptême d'un sous-marin, la traduction exacte du titre de la nouvelle est Les Plans DU Bruce-Partington.
  « Les Archives de Sherlock Holmes... sorti en 1924 » Non, en juin 1927, ce qui semble logique puisque ce recueil contient des nouvelles parues en 1921, 1922, 1923, 1924, 1925, 1926 et 1927...
Page 206 « Liste des nouvelles préférées de Conan Doyle... A Final Problem » Faute sur le titre de l'aventure. Il s'agit de The Final Problem.

 


Autres défauts de l'ouvrage

La pagination rare nuit à la lecture et la recherche 

La numérotation en haut à droite de la page entraîne souvent l'absence du numéro (on ne le trouvera pas sur la page d'ouverture d'un chapitre, d'un sous-chapitre ou sur une page illustrée, par exemple). Cela rend très complexe la navigation dans le livre en utilisant le sommaire. Or, cet ouvrage compte neuf chapitres eux-mêmes découpés en de nombreux sous-chapitres (jusqu'à neuf pour le sixième). De plus, la taille de caractère utilisée pour cette numérotation est minuscule. Ainsi, quand par chance il y a un numéro de page, il est presque illisible. Cela est regrettable pour un ouvrage de type « références » que l'on doit pouvoir consulter comme un dossier. Ce défaut de la mise en page risque rapidement de vous agacer. 

Coquilles

Le livre présente de nombreuses coquilles que l'éditeur n'a pas corrigées, comme, par exemple, en page 170, dans la citation pleine page : « faîtes » au lieu de « faites ».


 

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