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Accueil » Fictions » Oh! My God!
par
Boura L. - Pessy A.
Ses autres fictions
Oh! My God! Mai 14, 2006
Illustrations © Lysander


Pièce dédiée à Thierry Saint-Joanis et écrite en collaboration avec Éric Honoré.

ACTE I Scène 1

Temps pluvieux et froid dehors. Il tombe des cordes depuis le matin. Un feu brûle dans la cheminée de 221b Baker Street. On voit Holmes et Watson, dans cet état :

1) restes du déjeuner aux 4 coins de l'appartement
2) main(s) dans le pantalon
3) soufflant et baillant comme des veaux
4) grattage de cuir chevelu
5) airs « mais qu'est-ce que j'm'emmerde » bien soignés
6) vêtements débraillés
7) avachis dans leurs fauteuils
8) Watson se coupe les ongles de doigts de pied en tirant la langue.
On entend des pas dans l'escalier. Holmes et Watson se redressent et arrangent un peu leurs tenues.


ACTE I Scène 2

Lestrade trempé jusqu'aux os arrive cavalièrement et hurle : HOOOOLMES !!! J'AI BESOIN DE VOUS !!
Holmes se lève, imperturbable : En attendant vous abîmez mon parquet.
Lestrade, confus : Ah oui désolé.
Holmes, légèrement agacé : Bon que me voulez-vous cette fois-ci ?
Lestrade : Eh bien le premier ministre qui m'accompagne doit vous exposer un cas difficile et ?
Watson, toujours assis, sans se préoccuper de l'inspecteur : Et il est où le premier ministre ?
Lestrade, ne comprenant pas puis catastrophé en se rendant compte de la réalité : Pardon ? Le premier ministre ? Mais il est ? OH NON !!

Lestrade sort. Le premier ministre entre.

Watson se lève respectueusement : M. le premier ministre...
Le PM légèrement agacé : Mais où est cet imbécile de Lestrade ?

Le premier ministre sort. Lestrade entre.

Lestrade : Le premier ministre a disparu ! Je ne le trouve nulle part !

Lestrade sort. Le premier ministre entre.

Holmes : Monsieur le premier ministre ! Ne vous inquiétez pas, Lestrade va bientôt arriver.

Peu après Lestrade entre par la porte de la chambre de Holmes.

Lestrade : Ah ! Monsieur le premier ministre ! Vous êtes là !
Le PM agacé : Oui je suis là !
Holmes surpris : Mais qu'est-ce que vous faisiez dans ma chambre ?!
Lestrade étonné : Ah c'était votre chambre ? Je savais pas désolé.
Le PM toujours agacé : Mais enfin à quel jeu jouez-vous Lestrade ? La dernière fois que je vous ai vu c'était dans le cab qui nous amenait ici.
Lestrade, se répandant en excuses et courbettes, à la de Funès : Oh excusez-moi Monsieur le premier ministre, j'étais si pressé de vous voir exposer le cas à M.Holmes que ? et puis songez que ? alors vous comprenez ?(etc.)
Watson : Le cas ? Quel cas ?
Le PM, s'asseyant sur un geste de Holmes l'en priant : Le chien de la Reine a disparu, et Sa Majesté tient à s'assurer que tout est mis en oeuvre pour le retrouver. Alors nous avons pensé à vous pour nous aider dans cette tâche qui se révèle plus difficile qu'il n'y paraît.
Holmes, impassible : De quelle race est le chien de la Reine ?
Le PM : C'est un King Charles pure race monsieur. La Reine est dans tous ses états.
Holmes, toujours impassible : Vous avez fait fouillé tout Buckingham Palace et autres endroits où l'animal pourrait être?
Le PM, légèrement offusqué : Bien sûr monsieur ! Et plutôt deux fois qu'une !
Holmes, haussant les épaules : Si vous avez tout fouillé minutieusement, que voulez-vous que je fasse ? Mon métier est de retrouver les criminels, monsieur le premier ministre, pas les animaux, aussi royaux soient-ils.

Le PM se lève, outré de l'attitude du détective.

Le PM : Monsieur ! J'espère pour vous que vous mesurez la portée de vos paroles !
Holmes, imperturbable : Bien sûr ! Excusez moi, mais je suis fort occupé. Un émissaire du roi de France doit arriver d'une minute à l'autre. Vous comprendrez bien que je n'ai pas le temps de m'occuper de toutous.

Pendant qu'il parle Holmes fait un signe à Watson qui reconduit le premier ministre à la porte. Celui-ci s'en va sans un mot, trop offusqué. Lestrade reste courbé.

Holmes, légèrement agacé : Le premier ministre est parti Lestrade, vous pouvez vous relever !
Lestrade, confus : Je sais bien ! Mais je suis coincé.
Holmes, avec un sourire en coin : Ralalalalalalalalalalalalalalala ! Watson, vous êtes médecin, faites quelque chose pour notre ami.

Watson s'approche de Lestrade et lui colle un coup de pied au derrière qui redresse Lestrade, mais perdant ainsi la mule qu'il portait à son pied.

Lestrade, hurlant de douleur et sautillant sur place en se tenant le derrière : WOUAÏCH ! CA FAIT MAAAAAAAAAL !

Après un petit moment, Lestrade s'apercevant que Holmes et Watson se tiennent les côtes, il se redresse et se dirige vers la porte.

Lestrade, mécontent : Puisque c'est comme ça, je retourne enquêter !
Holmes, l'accompagnant jusqu'à la porte : C'est ça, à la prochaine Lestrade !

La porte fermée, Holmes veut s'en retourner s'asseoir, mais glisse dans une flaque d'eau laissée par l'inspecteur. Le rire de Watson et le jargon utilisé par Holmes attirent Mme Hudson.

Mme Hudson, mécontente : Ah bah alors m'sieur Holmes ! En v?la t?y pas des manières ! Qu'est-ce que vous fichez par terre ? Vous abîmez le parquet ! On voit ben qu'c'est pas vous qui l'nettoyez ! Pas de discussion ! C'est vous qui le laverez la prochaine fois ! Et vous verrez ben comment si je vous y reprend garnement !

Watson est toujours plié en deux, Holmes ne dis rien, trop estomaqué. Finalement, il se lève, prend son violon et se dirige vers sa chambre.

Holmes, juste avant de claquer sa porte : Quand le gros poussah aura fini de pouffer, il pourra peut-être se mettre à chercher sa pantoufle !

Chant d'un violon en musique de fond. Watson, choqué, s'arrête d'un coup de rire. Après un moment de réflexion, il se met à chercher sa mule.

ACTE I Scène 3

Entre une belle et jeune femme. A sa vue Watson sur les genoux, reste immobile, admiratif.

La jeune femme : Bonsoir ! Je suis Lady de Daine et j'ai besoin de l'aide de M.Holmes.
Watson, intimidé : Ah bah euuuuh ? c'est à dire queeeeeee ?Holmes est fort occupé, mais si vous voulez, je peux vous aider.
Lady de Daine, souriant : Vous feriez ça ? Pour moi ?
Watson, intimidé : Ah bah euuuh .. oui. Asseyez-vous, et expliquez-moi votre cas.
Lady de Daine, soudain attristée : J'ai eu le malheur de subir l'enlèvement de mon plus grand ami.
Watson, s'apitoyant : Oooooh c'est triste ça.
Lady de Daine, toujours triste : Oui, Lord Adalbert de Winchester, deuxième du nom, était mon plus proche ami, mon confident.
Watson : Lord Adalbert de Winchester, deuxième du nom ? Je n'ai jamais entendu parler de lui.
Lady de Daine, dédaigneuse : C'est normal ! Lord Adalbert de Winchester, deuxième du nom, n'est connu que dans certains cercles très fermés !
Watson, confus : Oh ! euuh... désolé. Vous avez une photo de lui ?
Lady de Daine, soudain joyeuse : Bien sûr ! J'en ai toujours une sur moi ! Alors voyons voyons ? Farfouille dans son sac à main Celle-ci ? Non, trop de lumière. Celle-là ? Non, pas assez de lumière. Ou bien celle-ci ? Non, il est affreux ! Ah voilà ! Celle-ci est parfaite !

Elle tend une photo à Watson qui la prend.

Watson, stupéfait : Mais ! C'est un chien !
Lady de Daine, dédaigneuse : Bien sûr que c'est un chien ! Mais pas n'importe quel chien ! Un bichon maltais pur race, possédant un pedigree des meilleurs, s'il vous plait !

Holmes, de sa chambre, éclate de rire. La lady, offusquée, prend la photo des mains de Watson et s'en va. Le docteur est tout triste, le violon a repris son chant. Rideau.

FIN DE L'ACTE I

ACTE II Scène 1

Holmes et Watson sont attablés devant les restes d'un petit-déjeuner. Mme Hudson arrive, portant un gros sac de courrier sur lequel se jette Watson comme un sauvage.

Mme Hudson : V?la vot? courrier messieurs ! Et j'espère ben qu'y en aura pas tout l'temps comme ça! C'est pas un travail pour une jeune fille délicate comme moi !
Holmes, poli : Nous nous en doutons, Mme Hudson, et vous remercions de votre complaisance. Une fois la logeuse partie, à Watson sur un ton de reproche. Watson ! Vous pourriez vous comporter un peu mieux devant Mme Hudson !
Watson, avec l'air du gamin pris la main dans le sac, émergeant du courrier répandu sur le sol, rouge de honte : Oui Holmes. Je le ferais plus. Promis ! Se reprenant. Au fait, Holmes, il y a quelque chose de bizarre dans ce courrier.
Holmes, s'asseyant à côté de Watson : Ah et quoi donc mon ami ?
Watson : Il n'y a que des demandes de rançon pour des chiens. En voilà une à 200£, une autre à 500£ et encore une autre à 150£.
Holmes, émet un sifflement et enchaîne : Ca devient sérieux cette affaire !
Watson, pris d'une idée soudaine et lumineuse : Il y a donc un gang qui enlève les chiens à Londres !!!!
Holmes, ironique : Bravo Watson ! Brillante déduction !
Watson, qui ne s'est rendu compte de rien : Mais qu'allons-nous faire ?
Holmes, tranquillement : Nous allons nous déguiser un chien.
Watson, se tournant avec surprise vers le détective : Pardon ?! Petit moment de silence. Excusez-moi, Holmes, mais malgré votre science du déguisement ?
Holmes, riant, tête en arrière, puis assène une tape dans le dos de Watson : Ah ! Mon bon vieux Watson ! Je ne parlais pas de moi ! Je voulais simplement dire que nous aurons besoin de TOBY !

Là entre un jeune garçon sur qui se portent les regards du détective et du docteur.

Le jeune garçon : Vous m'avez appelé m'sieur Holmes ?
Holmes : Mmmm ? Qui es-tu toi ?
Le jeune garçon : Ben, Toby, m'sieur ! Je remplace Billy qui est malade.
Holmes : Ah oui c'est vrai ! Non je ne t?ai appelé mais finalement tu vas pouvoir te rendre utile. Tu vas aller au 3, Princhin Lane, Lambeth et tu demanderas à Sherman de te prêter Toby de ma part.
Toby : Mais m'sieur ! Pourquoi y aller vu que j'suis là ?
Holmes : Toby, j'ai juste besoin de toi pour que tu ailles chercher Toby chez Sherman !
Toby : Mais Toby, c'est moi m'sieur !
Holmes s'énervant : Mais je parle pas de toi sacré nom !
Toby : Bah alors vous parlez de qui ? Je connais pas d'autres Toby que moi m'sieur !
Holmes, essayant de se calmer : Grrmblschpff ! Bon, Toby écoute-moi bien. Tu vas aller au 3, Princhin Lane, Lambeth et tu demanderas à Sherman de te prêter Toby de ma part.
Toby : Mais c'est qui ce Toby m'sieur ?
Holmes : Mais c'est un chien de bonsoir de bonsoir !
Toby, comprenant enfin : Ah d'accoooooooooooooooooord !!
Holmes : Donc tu as bien compris ? Tu iras chercher Toby le chien, à l'adresse que je t?ai donnée et tu me le ramènes. Et n'oublies pas de préciser que c'est de ma part.
Toby : Oui m'sieur !

Toby sort. Holmes s'assoit dans fauteuil avec plusieurs lettres en mains et les compare. Watson, légèrement boudeur, s'assoit aussi dans un fauteuil.

ACTE II Scène 2

Entre le premier ministre.

Le PM : Monsieur Holmes ! La Reine est au plus mal ! Elle dépérit sans son King Charles !
Holmes, ne quittant pas les lettres des yeux : Ne vous inquiétez pas, monsieur le premier ministre, je m'en charge.
Le PM, soulagé : Merveilleux ! Vous représentez le salut de la Reine. Sa Majesté est si désespérée qu'elle a décidé d'offrir une belle récompense à celui qui aura une information a donner sur la disparition de la mascotte.
Holmes, levant les yeux vers le PM, d'un ton sec : L'argent ne m'intéresse pas !
Le PM : Tant pis pour vous. Je m'en vais apporter cette bonne nouvelle à la Reine.

Le PM se dirige vers la porte. La voix de Holmes l'arrête sur le seuil.

Holmes, l'air de rien : Au fait, monsieur le premier ministre, elle se monte à combien la récompense ?
Le PM, un peu surpris : 1000£ pourquoi ?
Holmes, innocemment : Oh, pour savoir.

Le premier ministre sort.

ACTE II Scène 3

Toby fait entrer une jeune fille tenant un chien en laisse.

Watson, stupéfait : Miss Einsam ! Que faites-vous ici ?!
Miss Einsam : Mon oncle Sherman en a un peu plus qu'assez de devoir tenir Toby constamment à votre disposition. Alors il m'a chargée de veiller sur cette brave bête.
Holmes, intrigué : Vous êtes la nièce de Sherman ? Vous ne nous l'avez jamais dit ça !
Miss Einsam : Parce que vous ne me l'avez jamais demandé ! Maintenant pourriez-vous me dire pourquoi vous avez besoin de ce chien ?
Watson : Nous nous occupons d'une affaire que la Reine nous a chargé de résoudre.

Holmes va dans sa chambre et revient avec divers accessoires.

Miss Einsam : A quoi vont servir ces objets, monsieur Holmes ?
Holmes, s'agenouillant pour commencer à déguiser le chien : A déguiser Toby pour faire avancer mon enquête.
Miss Einsam : Vous allez déguiser mon chien ?!
Holmes : Ben oui. La fin justifie les moyens.

Ils déguisent le chien puis Holmes part enquêter avec l'animal.

ACTE II scène 4

Watson et Miss Einsam restent seuls. Le docteur pousse un soupir.

Miss Einsam : Qu'est-ce que vous avez à soupirer comme ça doc ?
Watson : Holmes. Ca me fait bizarre de le voir résoudre une affaire tout seul pour une fois !
Miss Einsam, intriguée : Comment ça ?
Watson : Et bien, si je n'étais pas là, Holmes n'aurait pas pu résoudre toutes ses affaires ! C'est moi qui, avec mes réflexions, lui donne les pistes à suivre ! Et qui se tape tout le sale boulot ? C'est Bibi ! C'est Bibi qui amène toujours le flingue, c'est Bibi doit arrêter un cheval au galop au péril de ma vie, c'est Bibi qui doit dormir à Baskerville Hall tandis qu'un gros chien dangereux hante la lande, c'est Bibi qui va avec Holmes au manoir des Roylott de Stoke Moran alors qu'un guépard se promène en liberté dans le jardin, et surtout, surtout, pire que tout, c'est Bibi qui doit supporter CE SATANE VIOLON QUI GRINCE TOUTES LES NUITS ! (au moment où il commence à hurler, Watson prend le violon et le fait tournoyer autour de sa tête puis le brandit au-dessus de sa tête dans l'intention de le fracasser par terre)
Miss Einsam, toute songeuse : Moi je trouve qu'il a du charme et des belles mains votre ami.

Watson reste le violon au-dessus de sa tête, coupé dans son élan par la réflexion de la jeune fille.

ACTE II Scène 5

Holmes revient, sans le chien, la laisse en main. La jette négligemment sur la table en s'asseyant. Petit silence pendant lequel Holmes regarde Watson avec de gros yeux. Le docteur repose le violon, tout gêné.

Watson : Alors, Holmes ?
Holmes : Alors quoi ?
Watson : Ben l'affaire !
Holmes : Quoi l'affaire ?
Watson : Où en est-elle ?
Holmes, avec un geste de la main : Opf ! Résolue ! C'était vraiment enfantin !
Watson : Ah bon ?
Holmes : Oui.
Miss Einsam : Et qu'est devenu mon chien ?

Holmes ne répond pas mais sort un paquet de sa poche qu'il pose sur la table à côté de la laisse.

Holmes : La solution est bien simple. Un gang enlève les chiens et demande des rançons aux propriétaires. Les animaux ne sont jamais rendus, pour la bonne raison qu'ils finissent dans l'estomac de la Reine.
Watson et Miss Einsam : DANS L'ESTOMAC DE LA REINE ?!?!
Holmes, tranquillement : Dans l'estomac de la Reine.
Watson, abasourdi : Mais comment... ?
Holmes, toujours aussi tranquillement : C'est simple mon cher Watson. Le nouveau cuisinier de la Reine est chinois et a vite découvert le péché mignon de Sa Majesté.
Watson, toujours aussi abasourdi : Nooooon ?
Holmes, toujours aussi tranquillement : Siiiii. Il a vite su que la Reine adore les hot dog. Comme il ne parle pas bien anglais, il a traduit mot à mot. De plus, il est très zélé.
Miss Einsam : Vous voulez dire que...
Holmes : Il a recruté des hommes pour capturer des chiens, en faire des hot dog et récupérer un peu d'argent de poche. WATSON !
Watson, innocemment : Gloups, umpf, rrrum. Oui Holmes ?
Holmes, sur un ton de reproche et se levant : Laissez ce hot dog tranquille ! C'est tout ce que j'ai pu récupérer de Toby !
Watson : Ah bon ? Trop tard.
Miss Einsam, en même temps : PARDON ?????
Holmes, reculant, gêné : Oui, pendant que je discutais avec un de mes indicateurs, il s'est éloigné, et après je ne l'ai plus revu.
Miss Einsam, en colère : Et qu'est-ce que je vais dire à mon oncle moi maintenant ?!
Holmes, reculant, toujours gêné : Ben euh... j'en sais trop rien moi... euh non Miss Einsam... je ne crois pas que ce soit une bonne idée ? oh non .. non !

Miss Einsam s'est mise à poursuivre Holmes jusqu'à ce que Watson l'intercepte.

Holmes, soufflant : Bon excusez-moi, mais je dois aller d'un cas très difficile dans ma chambre.

Holmes va dans sa chambre et se met à jouer du violon. Watson s'assoit et soupire, comme fatigué. Miss Einsam reste debout, l'air ailleurs. Petit moment de silence.

Miss Einsam : Watson, rendez-moi mon chien.
Watson, interloqué : Pardon ?
Miss Einsam : Vous avez farpaitement bien entendu, docteur. Alors rendez-moi mon chien !
Watson, se levant doucement en voyant la colère de la jeune fille prendre de l'ampleur : Mais... Vous savez bien que c'est impossible !
Miss Einsam, carrément folle furieuse : M'en fous ! Je veux mon chien !

Miss Einsam poursuit Watson, les deux poussant diverses exclamations. Après deux-trois tours, ils sortent, toujours en courant. Le violon de Holmes se fait toujours entendre. Soudain une corde lâche.

Holmes : Oh flûte ! Encore une !



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