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Accueil » Fictions » Mon ami, Mr Sherlock Holmes...
par
Mickaël Dien
Ses autres fictions
Mon ami, Mr Sherlock Holmes... Février 1, 2001

Nous sommes bien vieux maintenant, Holmes et moi. Lui s'est RETIré dans le Sussex ; quant à moi, je suis toujours à Londres. Londres, cette ville qui fut le théâtre de tant de nos aventures... Je passe mes VEILlées chez moi, à écrire, rédigeant le récit d'enquêtes que je m'étais RESIgné à ne pas raconter au moment où elles se déroulèrent. Ceci afin d'éviter d'entraîner des familles régnantes dans des SCANdales publics, ou de conduire de riches hommes d'affaires à perdre leur place dans la société, pris qu'ils seraient dans l'ENGRenage destructeur de la déroute FINAncière. Le grand public ne fait pas toujours la part des choses. Ainsi, à la suite d'articles de presse déplacés, nombre d'innocents ont été déshonorés, ont perdu leur respectabilité, leur argent, leurs relations. J'avais un devoir moral vis-à-vis des clients de Sherlock Holmes !

Depuis quelques longues semaines, je sens la fin approcher. J'ai pu revoir Holmes, il y a deux mois. Il était toujours aussi fringant ; le temps passe sur lui, sans sembler s'arrêter. Je suis très heureux d'avoir pu le rencontrer une dernière fois.

Je veux, au travers des lignes qui suivent, retracer les grandes lignes de ma vie avec lui, le maître-détective, écrire un condensé des années de bonheur passées en sa compagnie. Je SIGNerai là ma dernière contribution à sa mémoire. Une sorte de BLUEtte pour en finir de mes écrits.

J'avais vingt-et-un ans lorsque je rencontrai Holmes pour la première fois. Au Criterion Bar, j'avais retrouvé une connaissance à qui j'avais fait part de ma recherche d'un logement à bon marché. Il me répondit que j'étais le SECOnd à lui faire cette demande. C'est ainsi que je fus mis en présence de Sherlock Holmes. Personnage que je pris d'abord pour un ILLUminé, parce que mon ami Stamford m'avais dit que Holmes battait des cadavres à coups de cannes, pour mener à bien ses expériences. Mais, malgré toutes nos différences, nous nous mîmes vite d'accord.

Le lendemain soir, j'emménageais au 221b Baker Street. Mon nouveau compagnon me rejoignit le matin suivant.

Bien que je ne le SUSSe pas à ce moment-là, il voyait en moi un BLANc-bec. En effet, à l'époque, tout ce qui ne se rattachait pas à ses études était pour lui sans intérêt ; c'était un critère de sélection REDHibitoire, tant dans ses relations humaines que dans ses recherches. C'est pourquoi, les premiers jours, je ne l'intéressais pour ainsi dire pas du tout, ne connaissant rien de ses occupations, ignorant tout des affaires criminelles dont il était un SPECialiste. Heureusement, peu à peu, je réussis à prendre place dans son univers.

J'avoue avoir eu bien du mal à le cerner durant nos premières semaines de vie commune, une vie qui était nouvelle pour lui, le SOLItaire. J'avais bien des a PRIOri sur lui, comme lui en avait sur moi. Mais, avec le temps, nous nous trouvâmes des points communs, de l'intérêt l'un pour l'autre. Il avait THOR(1) à mon sujet et le reconnut plus tard. Quant à moi, je finis par découvrir son talent de chimiste, un peu particulier dans sa pratique il est vrai, lorsque je le vis étudier les expériences de CROOkes. J'eus l'occasion d'apprécier ses talents de violoniste lorsqu'il me joua des motets, de Lassus et de BRUCkner notamment. A l'époque, il étudiait les DANCeries*.

Mais, je demeurai longtemps surpris des lacunes de ses connaissances. Par exemple, s'il était très doué pour l'anatomie, il ne connaissait même pas la théorie de COPPernic(2). Je n'arrivais bien souvent pas à savoir ce qu'il pouvait lire avec autant de sérieux, n'osant le lui demander. Il était plus STUDieux qu'un étudiant de l'université de YELL(3) !

Je découvris qu'il était détective au cours d'une conversation sur un article qu'il avait écrit : "Le livre de la vie". J'étais incrédule quant aux thèses qu'il y développait, et les compétences qu'il se donnait. Je lui parlai de Lecoq. cela tombait bien : il avait lu 3 GABoriau. "C'est une misérable savate" me répondit-il, en parlant du dit Lecoq. Il finit par me convaincre de son talent particulier, par ses nombreux arguments, et par l'exemple de ses dons, appliqués à un commissionnaire. Il m'expliqua à cette occasion la différence qu'il y a entre "DEVIner" et "déduire", et me décrivit longuement sa méthode d'observation. Je dus bien convenir que celle-ci était applicable, dans la réalité. Une MISSive lui parvint alors, le quémandant sur le lieu d'un crime. C'est ainsi qu'il me demanda de l'accompagner pour une de ses enquêtes, occasion pour lui de me montrer la mise en pratique de ses méthodes.

Ce fut la première d'une longue liste. Et c'est de là que notre amitié naquit réellement. Que d'aventures avons-nous vécues ensemble ! Oui, elles furent nombreuses, très nombreuses...

Ce furent pour moi autant d'occasions de rencontrer des membres de la haute société : le CARDinal Tosca (de Rome), les NOBLesses de tout pays qui firent appel à lui et, "the LAST but not the least", il me fut donnée l'occasion d'approcher celle qui était l'âme de LA DYnastie(4) régnante en notre belle Albion, la reine Victoria elle-même ! Mais, et c'était là l'un des nombreux intérêts des enquêtes de Holmes, il s'intéressait aussi bien au commun des mortels qu'aux puissants. Son critère de sélection dans le choix de ses enquêtes était l'intérêt intellectuel d'une affaire plutôt que la position sociale de son client. Nous passions ainsi d'un duc à 3 STUpides vieilles filles, d'un riche propriétaire à une femme de chambre, d'un ministre à 3 GARçons étudiant dans l'une de nos universités de province, d'un "GOLDen boy" à un fermier, etc.

De ce fait, nous voyageâmes beaucoup : du BERY(5) à ABBEville, de Bruxelles à STOCkholm, en passant par Paris, Genève, etc. Toutes les capitales européennes reçurent notre visite. Il nous arriva de partir bien plus loin, à la demande de personnalités du monde entier. L'enquête menée au port mexicain de MAZAtlan fut celle qui nous fit couvrir ensemble la plus longue distance.

Mais, elles nous menèrent aussi au plus profond de la campagne anglaise : le Surrey, le Kent et le Sussex principalement. Les landes du Dartmoor et de la Cornouailles furent le cadre d'aventures étranges. Nous parcourûmes parfois de sombres VALLées, dont l'une où nous fûmes opposés à de farouches croyances qui étaient à l'origine de la disparition d'une SIX N(6) de jeunes scouts - en 1908, je crois. A l'opposé, nous avons découvert les éclatantes montagnes suisses et les paisibles villages des Alpes.

Londres fut un cadre quotidien à ces affaires qu'il eut à résoudre, avec ma modeste aide. D'autres villes anglaises aussi. Ainsi, par exemple, NORWich et le cirque dans lequel un acrobate mourut d'une crise d'éternuement lors de son TWISt final, la station balnéaire de BLACkpool qui me rappelle le massacre sanglant perpétré contre les directeurs de la compagnie FIVEs-Lille, et bien d'autres.

Il eut besoin de tout son génie pour faire face à des dizaines de meurtriers, de maîtres-chanteurs, de voleurs de toute envergure, et, le fin du fin, le terrible auteur de "LA DYnamique d'un astéroïde"(7), le sinistre professeur Moriarty ! Une fois parti en CHASse, rien ne l'arrêtait, quitte à mettre sa santé en danger. Dans le mystère, il était plein de vigueur, il se démenait comme un LION ! Il connut très peu d'échecs, mais ne s'en GLORifiait pas pour autant, encore qu'à l'occasion...

Par contre, l'inactivité me pesait, car elle était source de dépressions chez lui, et de la prise de sa célèbre solution à 7% ! A mon grand dam, je ne pus pas grand chose contre cette manie.

Je me souviens encore d'affaires qui ont fait sa gloire, d'enquêtes mystérieuses : le rituel des MUSGrave, la disparition de SILVer-Blaze, les affaires de SHOScombe old place et de WISTeria Lodge, le mystère du chien des BASKerville. Il y eut de l'action, souvent, mais elle était bien différente des RED Contre nos ennemis, menés lors de ma campagne en Indes. Ce furent des années heureuses, la compagnie de Holmes et les activités qui nous unissaient ayant beaucoup fait pour rendre mes deuils plus doux.

Pour tout cela, et pour tout le reste, je lui sais gré. Il a donné un sens à ma vie, qui a duré ce qu'elle devait. Et je n'ai pas à ma plaindre, car me voilà bien vieux...

M.D. John H. Watson

PS : si tout se passe comme prévu, après ma mort, mon neveu fera éditer quelques-unes des aventures que j'ai rédigées au cours de ma retraite. Ainsi, parmi tant d'autres : l'histoire des 7 marins retrouvés la même nuit pendus sur le GREEment de sept navires différents, la curieuse affaire d'IDENtification des triplés (un indien CREE, un indien NAVAjo et, plus surprenant encore, un indigène BOSChiman), le mystère de LaDY INgdetective(8), la REIGicide(9) qui n'avait jamais tué personne, et la poursuite du Baron EMPT, le richissime arnaqueur qui avait toujours en stock des titres de propriété des Alpes - il avait en effet réussi à vendre certains sommets des Alpes à de très riches bourgeois !

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Notes de l'auteur :
(1) : ce jeu de mot était trop tentant.
* en français dans le texte
(2) : il paraît que les noms propres n'ont pas d'orthographe !!!
(3) : je ne m'en lasse pas !
(4) : pourquoi pas ?
(5) : j'abuse peut-être ?
(6) SIX N/sizaine : un peu osé mais bien pratique !
(7) : je l'avais déjà faite, mais, quand on aime on ne compte pas...
(8) : vous avez l'impression que je vous l'ai déjà fait ce coup-là, mais pas tout à fait
(9) : excusez cette forfanterie. Mais, après tout, qui nous dit que Watson était bon en orthographe ?



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