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Accueil » Fictions » Une vie en abrégé
par
Ysabelle Salembier-Picard
Ses autres fictions
Une vie en abrégé Janvier 1, 2001

- Que pensez-vous de cela Watson, me demanda mon ami en me tendant un papier qu'il avait reçu au courrier du matin. Aucune de mes monographies ne fait référence à ce genre de chose, poursuivit-il, songeur, en allumant sa pipe de bruyère.

Le message qu'il me tendit était posté de NORWich et, non signé, était des plus étranges... Je le reproduis ci-après :

Issue d'une NOBLe famille du Norfolk, propriétaire du somptueux REDCottage, LADY DYINgport, après un SCANdale retentissant provoqué par un ténébreux espagnol dont elle ne semblait plus, loin s'en faut, être la PRIOrité, décida de se RETIrer, SOLItaire, dans les ordres. Ses lointaines origines françaises lui ont fait souhaiter une paisible retraite dans une abbaye cistercienne de Provence : SILVacane.

Tout en écoutant la symphonie N°8 en Do mineur de BRUCkner, elle confectionna ses paquets ; elle prit notamment quelques ouvrages : La danse du sergent MUSGrave de J. Arden, le discours de M. Nodier décernant le prix de vertu (celui qui a été fondé par M. de Montyon) à la veuve WIST et sa bible.

Un long trajet en bateau était nécessaire pour accomplir ses voeux ; elle trouva néanmoins sans trop de difficultés un petit bateau marchand qui accepta de la prendre à son bord.

Après le traditionnel FIVE o'clock familial qui se déroula dans une ambiance RESIgnée, elle troqua sa tenue luxueuse et son majestueux collier de BERYls contre un banal BLUE-jean et sa médaille de baptême. Elle STOCka tous ses effets précieux à l'attention de sa chère EMPTy, son amie de toujours.

Elle regarda, songeuse le reflet de son petit GABarit dans le miroir d'entrée enfila sa petite GABardine et empoigna sa valise.

En arrivant au port, elle salua le jeune GABier asiatique qui VEILlait sur l'embarcation en sifflotant des mélodies du CROOner de son DANCing préféré où il allait parfois danser le TWISt.

C'était un petit bateau marchand, travaillant pour le compte d'une Shogo SHOSha, survivante de l'ère Meiji. Ce bateau se préparait à un long périple, le jeune gabier souhaitant revoir son lieu de naissance au Laos, à Muang-HOUN.

Elle embarqua donc et s'installa dans une petite cabine, modeste STUdette défraîchie et commença à remplit STUdieusement le STUd-book qu'elle avait décidé d'élaborer pour tous les pur-sang familiaux.

Pendant ce temps, le SECOnd de l'embarcation étudiait, tout aussi STUDieusement, ses cartes de bord, soigneusement emballées dans une pochette en LASTex, puis donna ses instructions de navigation.

Le BOSCo, un ancien CHASseur de LION, bombant le THORax, manoeuvra le GREEment avec adresse après avoir rempli toutes les formalités auprès du GARde-côte et du GARde-frontière, GARdiens des eaux maritimes, et activa tous les SIGNaux d'usage.

Le soir, un repas SPECial était préparé pour l'occasion : des tranches de COPPa, un NAVArin d'agneau, des pommes GOLDen le tout suivi de cafés et thés variés servis dans de jolis MAZAgrans.

FINAlement, quelques semaines plus tard, ils accostèrent sans encombres et arrivèrent près de Silvacane. Le monastère, CREE dans le plus pur style cistercien par le très pieux Paul REIG qui avait précedemment construit une chapelle, était tout BLANc, niché au creux d'un VALLon luxuriant. Dès son arrivée, la lady fit connaissance avec le Père ABBE, originaire, lui-aussi de Grande-Bretagne, mais de YELLowstone, une toute petite bourgade du SUSSex. Celui-ci, DEVIna au cours de leur conversation, les motifs REDHibitoires et profonds aux ENGRenages tortueux des voeux de sa nouvelle recrue, malgré le BLACk-out de cette dernière.

Tour en lui remettant son MISSel, il lui avoua qu'il nourrissait le profond désir jour d'être nommé un jour CARDinal. En attendant ce jour GLORieux, il menait une vie IDENtique à celle des plus ILLUstres saints.

On entendit plus jamais parler de cette lady..."

- Je crois pouvoir vous être utile, répondis-je fièrement à mon ami, car je discutais récemment avec mon agent littéraire de vos prouesses. Nous Ne Nous Navrons Nullement, Nonobstant votre réticence, du succès que vous remportez auprès de ceux que l'on appelle maintenant les holmésiens. Savez-vous que de nombreuses sociétés, vouées à votre culte, égrennent nos contrées ?. Je pense qu'il s'agit là de l'un de leurs petits jeux d'abréviation de vos aventures !

- Ah, se contenta de dire mon ami, en poussant un long soupir....

Puis il ajouta, sententieux, "comme disait je crois Flaubert, "L'homme n'est rien, c'est l'oeuvre qui est tout", dites-le à ...ACD."



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