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Accueil » Fictions » Chansons holmésiennes
par
Max B.
Ses autres fictions
Chansons holmésiennes Octobre 14, 2008
Illustrations © Lysander


(avec accompagnement à l'orgue de barbarie)

De toutes les affaires qu'avec mon ami Holmes nous eûmes à résoudre, il en est une à laquelle je ne pense jamais sans un terrible et cependant délicieux frisson : le cas singulier du nécromancien podagre et coprolalique, qui, comme on s'en souvient, arpentait les rues de Londres, un singe grimaçant juché sur son épaule, et psalmodiant d'une voix aigrelette d'étranges complaintes qu'il accompagnait du son lancinant d'un orgue de Barbarie.
Le chemin qu'il parcourut fut sanglant et plus d'un matin se leva sur des pavés rougis, des corps démembrés et éviscérés. Les journaux à sensation ne manquèrent pas d'effectuer une comparaison avec le sinistre Jack the Ripper dont les méfaits glaçaient encore d'effroi plus d'un londonien. Comme dans le cas de l'éventreur, c'est mon ami Holmes qui permit son arrestation après une enquête mouvementée. Autre analogie, le statut social de ce monstre qui appartenait lui aussi à une grande famille anglaise qui donnât plusieurs ministres au royaume. Celà fit que rien ne transpirât dans la presse. On nous fit prêter serment, à mon ami Holmes et moi, de ne jamais divulguer quoi que ce soit.
Je ne peux cependant résister à l'envie de publier les chansons qui composaient son insolite répertoire. Curieusement, le lecteur le verra, elles étaient inspirées par mes oeuvres ! Pourquoi ? Je ne le sus jamais. Ce tueur sanguinaire avait perdu toute sa raison et n'était plus, lorsque nous procédâmes à son arrestation, qu'une épave tremblante qui répétait inlassablement les mêmes paroles vides de sens.
Les cartes qui servaient à alimenter l'orgue de barbarie ne furent jamais retrouvées. Et mon oreille est si peu musicale que je ne saurais retranscrire les airs plaintifs qui accompagnaient ces textes.

LE WATSONOFABITCH
Dédié à Mary Ann "Polly" Nichols, Mary-Jane Kelly, Elisabeth Stride et Annie Chapman

On l'a trouvé à Whitechapel,
Bébé hurlant dans le ruisseau !
Sa mère découpée au scalpel
Etait nommée Catherine Eddowes.

Il fût confié à une mégère,
Qui pour gagner un peu d'argent,
Le louait à de vieux pervers
Qui aimaient les petits enfants !

Plus tard il eut le mérite,
De devenir pour subsister
Irrégulier de Baker Street
C'qui est vraiment un beau métier !

Mais le destin a ses caprices
Et se joue souvent des Humains !
Il mourût, comme sa génitrice
Abattu par un malandrin,
Qui pour protéger son complice
L'éventra d'un bon coup d'surin !

A l'enterrement y'avait personne
Hormis une dame et deux messieurs :
Mme Hudson, Holmes et Watson
Qui jamais n'sut et il vaut mieux
Que cet enfant, Dieu lui pardonne
Etait le sien, que pleurent vos yeux !



LE LESTRADEGOUT

On dit que transportant Javert,
Valjean croisa dans les égouts,
Cet animal légendaire
Que l'on nomme le Lestradegout.

Cet animal toujours en quête
D'un mystère à élucider
Dont la femme aimait les ...
Mais je ne vais pas commérer

Cet animal toujours avide
De découvrir la VERITE,
Habitait des terres arides,
Où le crime a droit de cité

Un dénommé Sherlockataire
Y fut souvent sollicité,
Pour de bien ténébreuses affaires
(Non, Balzac n'y fut pas mêlé ! )

Le Lestradegout un soir d'été,
Disparut, quel fut son sort ?
Moi je sais qu'il finit mangé
par un Moriartyranosaure !!



LE SHERLOCKATAIRE

Espèce rare , le Sherlockataire,
Fut je crois bien découvert,
Par la savante Mme Hudson
En même temps que le Kilowattson

Elle se prit fort d'affection
Pour cette bête singulière,
Qui dessinait dans son salon,
Au pistolet les lettres V.R

Qui empuantissait l'atmosphère,
D'effluves de tabacs orientaux,
Mais qui savait très bien lui plaire,
D'un air de Mendelssohn à l'alto

Point de femelle dans cette espèce,
Mme Hudson n'en eut point voulue !
Et c'est pour çà, elle le confesse,
Que le SHERLOCKATAIRE a disparu





L'ADLERMAPHRODITE
(Ou "Une solitude en noir")
Drame en un acte et un tableau (un Greuze, of course)


Dans toutes les salles de concert
Où se produisaient les plus grands,
On pouvait voir bien avant-guerre,
Un spectacle ahurissant.

Adlermaphrodite authentique
Et par la science reconnue,
Irène offrait un spectacle unique
Celui de son magnifique corps nu.

Morstein et un certain Norton,
Furent au nombre de ses prétendants,
On affirme même que Watson
Se montra pour l'heur très ardent

Mais la belle n'était pas heureuse,
Elle ne pouvait avoir d'enfant
Et aimait de manière sérieuse,
Un détective très envoûtant

Ce Sherlock, comme il se nommait
Etait très sûrement fait pour elle,
Cela, jamais elle n'en doutait,
Mais lui se montrait bien rebelle

Voyant qu'elle ne pourrait l'avoir,
La belle, on voit qu'elle fut sage,
Choisissant la solitude en noir
Devint alors ADLERMITAGE



LE PERSANONYME

Je voulais d'abord vous parler,
Du fameux Persanonuptial,
Qui passe sa vie à convoler,
Un bien étrange animal

Ou du Persanodesnibelungen
Qui est parait-il son cousin!
Une Walkirie dans la gêne,
L'aida à voler l'or du Rhin

Ou encore du Persanorexique
Qui n'a que la peau sur les os !
Proche du Persanogastrique
C'est le même, maigro modo

Mais j'ai décidé finalement
D'évoquer, ne vous déplaise,
Un être tellement charmant
Qu'en parler me comble d'aise

J'ai nommé le Persanonyme
Qu'on trouva privé de raison
Fiévreux, tremblant, cacochyme
Ayant perdu jusqu'à son nom

Tenant des propos sans queue ni tête
Au creux de sa main il serrait
Dans une boîte d'allumettes
Un ver que la science connaissait

Un lombric, un banal ver de terre
Quoi de moins enthousiasmant !
Il n'y avait là aucun mystère
Ce fut vraiment très décevant



LE MORIARTYRANOSAURE

Je vais vous raconter la terrifiante histoire
De cette bête immonde qui joue avec nos peurs !!
Qui infiltre nos rêves dés que tombe le soir,
Et nous laisse pantelants dans nos lits de douleur !!

On le redoute plus que l'abject Ombre Jaune,
Le cruel Fu-Man-Chu (1) ou Jack l'éventreur !!
De la pure cruauté, il pourrait être l'aune,
Vomi par les enfers, il suscite l'horreur !!

Il porte autour du cou un grand collier de têtes
Toutes fraîchement coupées, d'où coule encore le sang !!
Dans chacune de ses mains il porte une hachette,
Et il s'en va tuant, torturant, éventrant !!

Grande est son ambition, être maître du monde
Que le soleil jamais sur ses terres ne se couche !!
L'abject Moran Outan, âme damnée, le seconde
Entouré d'une cohorte d’individus farouches !!

Un jour pourtant sur lui tomba une comète
Lui qui sur les astéroïdes parait-il écrivit !!
Elle le tua tout net, et voyez comme c'est bête,
Sa mort ne fut donc pas la chute qu'on eût prédit !!

(1) Anachronique, Fu-Manchu, tout comme l'Ombre jaune !



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