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Accueil » Critiques » La vendetta de Sherlock Holmes
La vendetta de Sherlock Holmes Critique de
La vendetta de Sherlock Holmes
par Jean Pandolfi-Crozier
chez Little Big Man
1 juillet 2004
» voir la fiche bibliographique
par
Aurélien Rousseau
Ses autres critiques
Dépaysant Août 26, 2004

Après Nîmes, Narbonne ou Montpellier, Sherlock Holmes poursuit ses aventures méridionales en franchissant enfin la Méditerranée.
Autant le dire tout de suite l'intrigue est réduite à son strict minimum: Holmes après l'épisode de Reichenbach s'en va poursuivre Moriarty sur l'Ile de Beauté où ce dernier s'est réfugié.
Le ressort du pastiche est a priori séduisant. Les carnets d'Ugo Pandolfi, géologue corse qu'Holmes avait choisi pour l'accompagner sur l'Ile en raison de sa parfaite connaissance de celle-ci, ont été retrouvés par son arrière-petit-neveu qui en assure la publication. Nous découvrons donc Holmes au travers des yeux de ce scientifique, tombé un peu par hasard dans cette aventure, sans vraiment savoir pourquoi...on n'en sait pas beaucoup plus à la fin du livre.
En avant donc pour la rencontre de ces deux "négatifs"-au sens photographique du terme- que sont Holmes et Motiarty avec pour cadre somptueux l'Ile de Beauté.

Trop belle cette Ile qui devient de fait le personnage central du livre. Par bien des aspects Sherlock Holmes n'est qu'un faire valoir pour découvrir la Corse: ses merveilles géographiques, ses délices culinaires, son actualité même...

Ce qui laisse le plus sur sa fin est sans nul doute le fait que l'intrigue, bien amenée au début, peine à se déployer. L'objectif de Holmes est simple, voire simpliste: éliminer Moriarty qu'il faut d'abord localiser avec certitude. N'attendez pas de rebondissement ou de renversement de dernière minute, tout a été dit, ou presque, dans les cinquantes premières pages. La prometteuse galerie de portrait Durkheim, Bertillon, Tarde... n'est pas véritablement exploitée.

Par ailleurs, Holmes n'est plus vraiment lui même, de gourmand il devient presque goûlu; de ponctuellement chaleureux avec ceux qui peuvent l'aider, il devient "l'ami" de tout le monde; d'incarnation en dernier ressort de la justice, il finit par être son bras armé quelque peu monomaniaque.

Mais si Holmes n'est pas complètement là, la Corse elle est bien présente. Le livre de Pandolfi est un guide de premier ordre. Lu avec cette ambition l'ouvrage devient d'ailleurs un partenaire agréable pour toute expédition insulaire. Visiblement en l'écrivant son auteur a voulu faire se rencontrer deux passions dévorantes, la Corse et Holmes, même si la première semble prendre le dessus sur le second, la lecture de la Vendetta de Sherlock Holmes n'en reste pas moins...dépaysante.

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