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Accueil » Critiques » Mycroft's Testimony
Mycroft's Testimony Critique de
Mycroft's Testimony
par Sophie Bellocq-Poulonis
chez Oeil du Sphinx
30 septembre 2009
» voir la fiche bibliographique
par
Jean-Claude Mornard
Ses autres critiques
Pastude ou étiche ? Octobre 26, 2009

En refermant ce livre, la première question que je me suis posé a été: "qu'est-ce que je viens de lire exactement ?"
Ensuite, logiquement, je me suis demandé à quel public était destiné ce livre.
En effet, il semble vouloir tenir à la fois de l' étude "sérieuse" du mythe holmésien et du pastiche. D'abord, au travers du fameux testament de Mycroft, dont la lecture nous apprend que, non content de tirer les ficelles en coulisse au niveau du gouvernement, l'homme du Diogene's Club tirait aussi les ficelles concernant tous les évènements liés au 221b Baker Street pendant la cohabitation de Holmes et Watson. Ensuite,dans la seconde partie, à travers un portrait psychologique de Holmes par un spécialiste.
En tant qu'étude, les références sont nombreuses mais chacune a de quoi faire bondir les holmésologues: Baring-Gould est appelé en renfort,les extraits du canon sont issus de la traduction Robert Laffont, réputée pour ses nombreuses erreurs...
Bref, les holmésologues risquent de ne pas être intéressés.
Quant aux amateurs de pastiches...ben, ils risquent de baîller aux corneilles tant l'histoire est écrite à la manière d'un véritable testament, sans relief et sans humour. Un vrai document administratif, quoi. Les références qui pourraient faire basculer le pastiche vers l'étude sont floues: on ne sait pas trop si l'idée que certains traumas de Holmes seraient issus de la MORT prématurée de son frère jumeau ARTY - vous voyez de quel trauma il s'agit ?- est de l'auteur ou provient de sources extérieures.
On pousse un soupir de lassitude lorsque l'auteur avance la théorie que, sous l'emprise de son mal être, Sherlock Holmes serait devenu...attendez, je vous laisse deviner:
1) le nègre d'Oscar Wilde et le véritable auteur du "Portrait de Dorian Gray".
2) Danseuse étoile dans un cabaret de Drury Lane sous le nom de Sherry Love.
3) Tueur en série notoirement connu pour avoir éventré quelques prostituées dans le quartier de Whitechpael en 1888.

Z'avez deviné ? Je suis certain que oui !
A mon avis, il faudrait faire passer un projet de loi afin d' interdire dorénavant toute correlation entre un certain détective et un certain éventreur.
Après 6.987.663 films,2.543.211 pastiches, 12.978.666 bandes dessinées et 4.123.932 études, ça commence à lasser ! D'autant que, pour peu que l'on possède un minimum de connaissances sur le sujet, on doit,, une fois de plus, se repasser en détails le "film" des meurtres que l'on connait par coeur.

Bref, encore une fois, je ne sais trop quel public était visé mais, à mon humble avis, tout le monde risque d'être frustré.
M'enfin, comme d'hab, c'est jamais que mon bête avis et d'autres, contradictoires, suivront probablement.

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