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Accueil » Critiques » Les Navigations de Sherlock Holmes
Les Navigations de sherlock holmes Critique de
Les Navigations de sherlock holmes
par Daniel Charles
chez Les Pages Du Gabier
1 novembre 2008
» voir la fiche bibliographique
par
Manu Baranovsky
Ses autres critiques
Un Sherlock à voile, c'est plaisant ! Avril 22, 2009

Il s’agit ici d’un pastiche « à la manière de », c’est à dire que le docteur Watson nous narre, au travers de notes retrouvées par l’auteur (« le traducteur ») dans les milieux nautiques, les aventures maritimes de Sherlock Holmes.

Tout cela est bien fait : Daniel Charles est un spécialiste des bateaux et des courses nautiques en général, et de bien d’autres choses en rapport, et il affiche une connaissance fine du monde de Sherlock Holmes. Ainsi, ses nouvelles sont, d’une manière ou d’une autre, imbriquées dans le « canon ». D. Charles nous fait donc partager des « untolds stories » évoquées par le « vrai » docteur Watson : l’« île d’Uffa », la disparition du « Cutter Alicia » ou encore « La succession Smith-Mortimer » sont des affaires qui diront forcément quelque chose à l’holmésien courant. De même, la dernière nouvelle de l’ouvrage est un prélude à l’ultime aventure connue du détective, « Son dernier coup d’archet ».

Si le tout se lit avec plaisir, grâce à écriture fluide, des intrigues cohérentes et variées, des variations rythmiques agréables dans les récits et un humour présent tout au long des histoires, il faut souligner la seule limite, à mon sens, que l’on peut trouver à l’ouvrage du point de vue holmésien : D. Charles montre une érudition toute canonique (serait-ce, également, pas sa volonté de préciser où se situent chronologiquement certaines aventures, par rapport à d’autres nouvelles canoniques), mais il fait aussi référence assez souvent, et comme à des vérités, aux assertion d’un Baring-Gould dont nous savons qu’il est parfois peu fiable dans ses propos liés au détective de Baker Street.

Il faudra donc au lecteur attentif à la canonicité, veiller à conserver un discernement particulier s’il ne souhaite pas confondre les données du canon et les inventions qui n’en relèvent pas. Cela ne devrait pas, l’empêcher, ainsi que le lecteur moins exigeant en cette matière, de prendre, littérairement parlant, un réel plaisir à cette lecture.

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