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Accueil » Critiques » L'Affaire D. ou le crime du faux vagabond
L'Affaire D. ou le crime du faux vagabond Critique de
L'Affaire D. ou le crime du faux vagabond
par Dickens / Fruttero / Lucentini
chez Seuil
1 juin 1995
» voir la fiche bibliographique
par
Manu Baranovsky
Ses autres critiques
Une enquête dans l'enquête Février 16, 2009

« Le Mystère d’Edwin Drood » (MED) est un peu l’équivalent littéraire, pour Dickens, du « Grand Hiatus » pour Sherlock Holmes. Rappelons que Holmes disparût quelques années, ce qui permit ensuite à des centaines de chercheurs et/ou pasticheurs Holmésiens de dresser moult théories concernant cette absence (http://www.sshf.com/fr/dossiers/hiatus/hiatus.php). Pour le MED, c’est Dickens qui mourût d’une hémorragie cérébrale, ne finissant pas cette intrigue, et laissant aux Dickensiens un mystère non-résolu, sans notes ni indices évidents quand à l’identité du ou des coupables.


« L’affaire D. ou le crime du faux vagabond » réunit donc deux récits : le MED, de la main même de Dickens, reste assez brouillon, de style ampoulé, incomplet (évidemment), et la lecture m’en a été laborieuse.


La partie Fruttero & Lucentini (en fait les deux parties alternent par chapitres) est beaucoup plus jubilatoire : un conglomérat de sponsors japonais réunit en Italie les plus grands spécialistes de tous les temps, pour un congrès international de la « complétude » : les spécialistes de la musique termineront la symphonie inachevée (la 8ème) de Schubert, le « Turandot » de Puccini… et la littérature n’est pas en reste puisque les plus grands détectives connus devront compléter, et donc résoudre, le MED. On verra d’ailleurs que Sherlock Holmes, Hercule Poirot, Le Père Brown, Marlowe, Nero Wolf, Porphyre Petrovitch et compagnie résoudront habilement bien plus que cela, mais chut lecteur !, ne dévoilons pas tout.

Toujours est-il que cette partie est bien plus décalée, drôle, vive tant par le rythme et le style (le narrateur n’hésite pas à s’adresser au lecteur un peu comme un commentateur sportif le ferait), que par l’enchaînement de tableaux et le cheminement des réflexions et enjeux au niveau des détectives. C’est pour cet aspect, d’abord, que je conseille malgré sa longueur (mais pourquoi ne pas sauter quelques pages Dickensiennes ?), la lecture de « L’affaire D. ».

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