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Accueil » Critiques » Le Fantôme de Baker Street
Le Fantôme de Baker Street Critique de
Le Fantôme de Baker Street
par Fabrice Bourland
chez 10/18
17 janvier 2008
» voir la fiche bibliographique
par
Manu Baranovsky
Ses autres critiques
Quand les beaux esprits se rencontrent Juin 23, 2008

Malgré l'avis positif déjà publié par JC Mornard, j'avoue que je craignais le pire avant de commencer ce pastiche qui n'en est pas vraiment un ; mais parler de pseudo-pastiche nous éloignerait quand même trop du sujet, n'est-ce pas ?!

Je n'aborderai pas l'histoire proprement dite, la quatrième de couverture en dit bien assez. En même temps, j'imagine que le sujet, ou plutôt les sujets (les « héros » victoriens, le « spiritualisme » - traduisez aujourd'hui par « spiritisme » -, la relation de Conan Doyle avec son personnage...) évoqués ont déjà été traités dans des tas de récits.
Rien de très original, donc. C'est vrai.

Alors pourquoi lire celui-là ?

Ce qui frappe avant tout, c'est la qualité de l'écriture. Simple, fluide, les lignes se laissent descendre sans problème. Le livre s'ouvre sans appréhension particulière, même à des heures tardives.

Ensuite, l'auteur est un francophone. C'est quand même agréable de se dire qu'il n'est pas besoin d'aller systématiquement chercher des écrits anglophones pour trouver décrits, de manière satisfaisante, certains enjeux de la société victorienne, de sa culture.

Car effectivement, Fabrice Bourland connaît son sujet ; passionné, admirateur de Poe, de Stevenson, il fait évoluer avec facilité son petit monde dans le Londres de cette époque...

Pour finir, sans tellement creuser leur psychologie, l'auteur nous rend tout de même attachants ses personnages. Certainement parce que les principaux d'entre eux entrent « en scène » déjà porteurs d'un passé, lequel détermine leurs réactions face aux évènements qu'ils affrontent, et rend le lecteur solidaire, par anticipation de leurs affects. C'est simple, littérairement parlant, et efficace.

Du bon boulot.

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