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Accueil » Critiques » La prisonnière de la tour - Dédicaces 1
La prisonnière de la tour - Dédicaces 1 Critique de
La prisonnière de la tour - Dédicaces 1
par Boris Akounine
chez Presses de la Cité
7 septembre 2007
» voir la fiche bibliographique
par
Manu Baranovsky
Ses autres critiques
Un pastiche à Saint-Malo Mai 19, 2008

L’ouvrage de B. Akounine comporte 3 nouvelles, autant d’hommages à d’autres auteurs (Poe et Simenon) que Maurice Leblanc, pastiché au même titre que Sir Arthur Conan Doyle et… Akounine lui-même (!) dans la longue nouvelle finale qui donne son titre au livre.

Le riche héritier Malouin Des Essarts, sollicite l’aide de Sherlock Holmes et de Fandorine, accompagnés respectivement du docteur Watson et de Shibata (le serviteur Asiate du slave). Sa fille est paralysée dans une tour du manoir de famille, suite à une mauvaise chute. "Qui pis est" (hommage personnel), le damné Arsène Lupin menace de faire sauter le bâtiment (et son occupante immobilisée et impossible à déplacer) à minuit si on ne lui remet pas une très belle somme d’argent.

L’écriture d'Akounine est agréable, son récit truffé d’humour (tout le livre en est d’ailleurs bourré) au delà même du fait qu’il joue avec le style Holmésien, en faisant alterner les narrateurs « à la manière de » Watson : Watson lui-même (un peu plus trivial que son modèle original), et Shibata, qui s’essaie à la narration des aventures de son maître Fandorine, pour faire comme Watson.
Le récit est plein de rebondissements, peut-être même trop, mais là cela m’a effectivement fait penser au Lupin de littérature populaire. De même, l’écriture transcrite par Shibata quand il prend la suite de la narration, nous replonge dans des procédés littéraires des années 1900, les « r » devenant des « l » pour figurer l’accent asiatique ; B. Akounine va ainsi au bout de son hommage.

Au final, sans être un chef d’œuvre, l’ensemble est agréable, tant pour les intrigues que pour le style, simples. C’est aussi et surtout l’humour de l’auteur qui nous font « jouer », avec lui, à deviner comment vont réagir les personnages placés devant des évènements peut-être parfois « téléphonés », mais cohérents avec l’idée que l’on a du roman populaire de l’époque.

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