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Accueil » Critiques » Sherlock Holmes saisi par la débauche
Sherlock Holmes saisi par la débauche Critique de
Sherlock Holmes saisi par la débauche
par Roger Facon
chez Baleine
11 octobre 2007
» voir la fiche bibliographique
par
Manu Baranovsky
Ses autres critiques
Ce Sherlock Holmes est drôlement bien gaulé ! Avril 15, 2008

Ce livre est très agréable, aéré, et sans coquilles. Ma remarque peut sembler superflue, mais on voit tellement de choses bâclées dans le domaine des pastiches holmésiens que je l’assume.

La structuration du récit fait alterner deux narrateurs, qui ont chacun leur langage propre. J’étais joyeux par anticipation de lire, à chaque fois, le propos façon polar du truand, témoignage recueilli par le juge ! Son langage est d’une drôlerie réjouissante !
La langue beaucoup plus soutenue du journal du vicomte de Fromencourt, en alternance avec celle du truand, n’empêche pas un humour lié aux situations, sans jamais tomber dans le n’importe quoi : si les situations et les idées sont très drôles, le récit vivant, tout cela est aussi bourré de références historiques, canoniques et d’ambiance d’époque.
L’intrigue est complexe mais se tient bien, et on ne pourra pas accuser l’auteur d’avoir pondu, vite fait, une pantalonnade quelconque. Le tissage de trame entre Sherlock Holmes, les dimensions politiques, le « milieu » truand, l’affaire canonique des Musgrave (dans la résolution de laquelle l’auteur relève des faiblesses pourtant évidentes !), les milieux francs-maçons… est mené dans des durées variées, la forme du journal du vicomte permettant à l’auteur de faire défiler le temps habilement.

Tout cela constitue aussi un regard déniaisé, contre-pied complet de la vision que Watson nous donnait d’un Sherlock Holmes tellement asexué. Le bien-pensant Watson avait complètement édulcoré ses récits pour arriver à dresser le portrait d’un détective auquel, tous, nous avions du mal à croire. Et bien, en moins de trois-cent pages très vite lues, attendez vous à découvrir (c’est "vit" dit !) en une seule fois ce qu’un canon entier des aventures du détective conseil vous avait bien sagement caché.

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