Société Sherlock Holmes de France Bibliographie française de Conan Doyle

L'Association
Qui sommes-nous ?
Statuts
Inscription
Historique
Publications
Réunions
Expositions
Boutique
Dons
Contact

Forums

Travaux
Articles (90)
Critiques (581)
Fictions (118)

Outils
Bibliographie (3613)
DVDthèque (211)
Encyclopedia (4643)
Argus (2184)
Recherche canonique


Et en anglais...
Encyclopedia (4643)
Arthur Conan Doyle
   Biography
   Chronology
   Complete Works
Sherlock Holmes
   Canonical search
   Stories
   Characters
   Sherlockiana
     Definition
     Studies
     Scholars
   Adaptations
     on Paper
     on Screen
     on Stage
     on Radio
   Sherlockian FAQ
Search Encyclopedia



Accueil » Critiques » L'Affaire des vierges de glace
L'Affaire des vierges de glace Critique de
L'Affaire des vierges de glace
par Sophie Bellocq-Poulonis
chez Oeil du Sphinx
16 décembre 2007
» voir la fiche bibliographique
par
Manu Baranovsky
Ses autres critiques
Plutôt bon ! Janvier 21, 2008

« L'affaire des vierges de glace » est un récit structuré, chaque chapitre remplit une fonction que l'on peut bien identifier. On le comprend d'autant qu'on sait le travail que l'auteure a déjà effectué en terme de compréhension du Canon dans son livre d'analyses holmésiennes, « L'aventure du détective triomphant », chez le même éditeur.

L'histoire est tout d'abord légitimée par un avertissement bien ficelé, qui met en garde contre tous les pastiches fumeux, pour mieux garantir la véracité du présent. Celui-ci est rédigé par le fils du docteur John H. Watson, d'après les notes de son père. Puis, l'incipit du récit reprend, de bonne manière, une des formes canoniques classiques : Watson, marié à une Mary Morstan partie visiter une tante, reprend ses quartiers au 221b Baker Street, pour y trouver un Sherlock Holmes au plus bas, entre ennui, cocaïne et autres vices imaginables... L'intrigue se met alors en place : des crimes rappelant ceux, non expliqués un an plus tôt, de Jack L'Éventreur, sont commis. Holmes est ouvertement sollicité par Lestrade, chose rare. Holmes et le « limier du Yard » règlent franchement des comptes quant à la pseudo résolution de l'affaire de Whitechappel l'année d'avant. Explications où Lestrade assume sa position « politique ». Respect. Enfin, au début du moins.

Le narrateur, Watson, est plus présent que dans les écrit canoniques. Pas en cela qu'il fait particulièrement avancer l'intrigue policière, mais plutôt qu'il fait davantage part au lecteur de ses états d'âmes, frustrations, émotions vis à vis de son ami détective. Holmes également montre qu'il a conscience de la part des affects dans les relations qu'il entretient avec le docteur, assumant s'en prévenir pour préserver ses capacités intellectuelles. Cela n'est pas « trop », pas dérangeant, voire cela peut se justifier si on considère que le bon docteur s'est trop longtemps effacé de ses propres récits pour valoriser les capacités de Sherlock Holmes, et qu'au jour où, très âgé, il dicta ce texte à son fils, il était en droit de s'épancher un peu.

Au final, l'intrigue part d'apparences extraordinaires que le détective va banaliser par l'enquête et son explication. L'ensemble reste donc agréable et raisonnablement rationnel, comme on est en droit de l'attendre d'une affaire canonique. L'affaire est bien menée, cohérente, et les 100 pages de l'histoire lui confèrent un rythme soutenu par une action et des évènements réguliers, entrecoupés de phases préparatoires. Seule impression bémolisante pour moi : même si tout a été dit et que les indices recueillis et interprétés par Holmes sont connus du lecteur, la fin m'a semblé un peu rapide.

Sans être un « indispensable » du pastiche holmésien, ce livre est donc un plutôt bon ouvrage.

---

© Société Sherlock Holmes de France
Toute reproduction interdite