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Accueil » Critiques » Sherlock Holmes dans tous ses états
Sherlock Holmes dans tous ses états Critique de
Sherlock Holmes dans tous ses états
par collectif
chez Rivages
7 novembre 2007
» voir la fiche bibliographique
par
Jean-Claude Mornard
Ses autres critiques
Une brise légère au lieu d'un vent de folie Novembre 11, 2007

C'est assez frustrant, surtout lorsqu'il s'agit d'une anthologie de textes très différents les uns des autres, d'être obligé de choisir entre trois options pour exprimer son ressenti: Favorable, mitigé ou défavorable. Si une moitié des textes m'avait paru intéressante, y'aurait pas de problèmes, j'opterais pour le 50/50...mais...
En plus, cela pourrait sembler injuste de gratifier ce recueil d'une jolie tête de mort alors que, il y a quelques semaines, j'ai mis un 50/50 au pastiche "La malle de l'ingénieur", qui est plus mal fichu que la moins bonne nouvelle du présent recueil. Disons que, de la part de Rivages, on était en droit d'attendre autre chose.
Passons sur l'intro qui nous apprend que Sherlock Holmes "tirait des coups de revolver dans sa cave " (!?!?!) ou clouait, à l'aide d'un couteau, son courrier "au mur" (pour ne pas abîmer le manteau de la cheminée sans doute ?). Ca choque l'holmésien qui sommeille en moi mais pas le lecteur lambda qui a juste envie de passer un bon moment.
Le recueil est séparé en deux parties: la première consacrée aux pastiches, la seconde aux parodies.
Glissons sur le premier texte, une ixième confrontation, sans le moindre intérêt, entre Conan Doyle -que l'auteur, allez savoir pourquoi, nous présente comme "un homme frêle" ????- et Sherlock Holmes;le premier reprochant au second d'en prendre trop à son aise et de faire de l'ombre au reste de sa carrière et le second lui répondant qu'il a dorénavant sa vie à lui. En gros, c'est la première idée qui passe par la tête de toute personne qui veut écrire un pastiche et il vaut mieux la remiser sagement au rayon de l'enfoncement des portes ouvertes.
Les choses s'arrangent avec ce qui est probablement la meilleurs nouvelle du livre, "Le bleu de la mer", de Jean-Marie Villemot: il s'agit d'une histoire brillante , iconoclaste, dont le moins que l'on puisse dire est que la fin vous laissera sur le derrière (cherchez pas: vous ne trouverez jamais!). Cette nouvelle à elle seule justifie l'achat du bouquin.
Après ça, l'histoire de notre camarade Bob Garcia , quoique bien imaginée et présentant un Holmes plutôt roublard, parait un peu sage et l'on est surpris qu'il situe cette aventure londonienne en plein Grand Hiatus (1892) sans que rien, apparemment, ne le justifie. Et puis, désolé, mettre une femme dans le lit de Holmes, en guise de vision iconoclaste, ça commence un peu à sentir le réchauffé.
Les tribulations des insectes de William Kotzwinkle m'ont toujours laissé de marbre mais j'admets que c'est bien pensé, bien documenté et bien torché. "Meurtre à Insecteville" est un inédit et ravira sans doute les amateurs. Perso, par honnêteté, je passe mon tour.
Après cela, on en arrive aux parodies, et je vais me faire plus elliptique: "Le caleçon de la mort", de Chris Wood m'a semblé très amusant et...le reste ("Le clitoris en feu", les aventures de "Fenton Worth" ou "Le mystère qui rend maboul") m'a fait bailler (ou m'a carrémentdonné mal à la tête, comme les "Dushnock Holmès", parodie de parodie puisque les auteurs louchent vers Cami plus que vers Conan Doyle: c'est intéressant d'un point de vue "historique" mais, perso, ça m'a semblé plutôt laborieux du point de vue de l'humour)
Bref, dans l'ensemble, ça manque cruellement de la folie qu'aurait nécessité une telle approche. Mais, bon, c'est jamais que mon p'tit navis.

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