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Accueil » Critiques » La Malle de l'ingénieur
La Malle de l'ingénieur Critique de
La Malle de l'ingénieur
par Luc Zana
chez Fides
15 juillet 2007
» voir la fiche bibliographique
par
Ramon Corcoy
Ses autres critiques
Un roman historique insolite Octobre 8, 2007

Rudolph Diesel vient de mettre au point une invention majeure, capable de révolutionner la propulsion d’engins aussi stratégiques que les sous-marins. Nous sommes en 1913, en pleine tourmente internationale ; les états-majors anglais et allemands sont sous tension, l’espionnage militaire bat son plein. Or Diesel, ingénieur allemand, accepte de travailleur pour l’amirauté britannique. L’histoire dit que Rudolph Diesel disparaît lors d’une traversée de la Manche dans des circonstances mystérieuses, sur un ferry.
Le cadre est posé pour un roman qui m’a conquis. Et l’idée de nouer l’intrigue autour de Sherlock Holmes m’a paru géniale. « Il fallait y penser ! »
Je ne suis pas « connaisseur », mais comme Sherlock Holmes fait partie des personnages qui habitent naturellement mon imaginaire personnel, je me suis demandé, en ouvrant ce roman, si j’allais y retrouver mes repères.
Pas de problème, dès les premières pages, je me suis senti en terrain familier. Avec une petite nuance : le héros, dans ce roman, n’est ni Watson ni Holmes, mais Diesel lui-même.
J’ai été frappé par la justesse de la patine linguistique. Nous sommes bien au début du XX° siècle, pas de doute possible, et les dialogues correspondent bien aux redondances – un peu fastidieuses pour nos esprits férus de raccourcis et de mots-clés – des hommes de lettres et des officiels de la fin de la Belle-Epoque.
L’intrigue est bien menée, habilement jalonnée de rebondissements inattendus qui rendent certaines scènes palpitantes, notamment pendant la traversée.
Quant au dénouement final, la pirouette est originale.
Ceci étant, il y a des défauts, mais je les attribue d’une part à l’inexpérience de l’auteur, qui écrit semble-t-il son premier roman, et aux conditions d’édition (il a été édité en Roumanie !)
Il y a des répétitions, des coquilles, des maladresses qui n’auraient certainement pas échappé à un « brossage » classique par un éditeur français. Mais c’est un détail. Je le trouve même sympathique. D’autant que l’auteur est présenté comme « commercial » dans une grande surface. Or, la production littéraire est censé emprunter des filières (enseignement, professions libérales…) en dehors desquelles l’estampille de qualité n’est distillée qu’à des doses homéopathiques.
Je salue l’honnêteté, la simplicité, le travail de documentation considérable, le respect du lecteur dont témoigne ce roman.
Et je lui souhaite longue vie.

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