Société Sherlock Holmes de France Encyclopédie de l'oeuvre de Conan Doyle

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Accueil » Critiques » La Malle de l'ingénieur
La Malle de l'ingénieur Critique de
La Malle de l'ingénieur
par Luc Zana
chez Fides
15 juillet 2007
» voir la fiche bibliographique
par
Manu Baranovsky
Ses autres critiques
Holmes n'est pas fait pour l'espionnage militaire Septembre 7, 2007

Holmes, aidé du docteur Watson est sollicité par le gouvernement pour protéger l’ingénieur Diesel, transfuge allemand d’intérêt stratégique en cette veille de guerre (on est en 1913).

Si les personnages du docteur et du détective sont bien cernés (l’afficionado s’y retrouvera car les inductions de Sherlock Holmes sont honnêtes, simples), le contexte n’est pas celui que nous connaissons pour les enquêtes habituelles de notre détective conseil. L’ambiance d’espionnage guerrier peut-donc être déstabilisante, même si l’amateur de pastiche connaît déjà le travail d’Yves Varende ou d’autres en la matière, car elle diffère beaucoup de l’esprit de détection. J’ai ici eu assez souvent une sensation de « cliché » devant certaines situations ou certains stratagèmes de nos héros, mais je suppose que cela fait intrinsèquement partie du genre. La même remarque n’est par contre pas excusable quant aux deux stratagèmes finaux : piètre détective, j’ai senti venir le premier dès sa mis en place, le dernier m’a lui énervé. Cela ne se fait pas dans une littérature pour adultes, tout simplement.

L’écriture, pas exceptionnelle sans être désagréable pour autant, se laisse filer sans problème.
Le style « pastichaire » canonique (Watson est narrateur) est respecté, et l’auteur aligne des dates (assassinat d’untel, invention, accident…), jalons posés pour son intrigue qu’il inscrit avec sérieux dans un contexte historique fort, où « le monde change ». On sent le vrai travail de documentation, le respect du lecteur. Toutefois, l’implication du professeur Moriarty (« vendue » en quatrième de couverture) ainsi que sa résolution m’ont semblées un peu artificielle. On relèvera malheureusement, page 160, un oubli de suppression d’un paragraphe retravaillé en doublon, l’ « ennemi » jetant à deux reprises son arme vide. Ca ne devrait pas arriver et peut questionner sur le travail de relecture avant édition.

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