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Accueil » Critiques » La liste des sept
La liste des sept Critique de
La liste des sept
par Mark Frost
chez Plon
1 janvier 1995
» voir la fiche bibliographique
par
Manu Baranovsky
Ses autres critiques
Un bon livre d’aventures horrifico-fantastiques Mars 20, 2007

Autant l’annoncer, j’ai préféré la suite de ce roman, « Les 6 messies », pourtant moins Holmésien que celui-ci. Il est mieux d’avoir lu en premier le pourtant correct « La liste des 7 », dont il est ici question.


L’histoire.
Elle offre un prétexte à rencontrer Jack Sparks, personnage étonnant, agent secret au service de Sa Majesté la Reine Victoria. Une des multiples particularités de l’espion est de débaucher des bandits pour s’en assurer les services, ce qui est intéressant littérairement, en terme de densité des personnages. Il est par contre dommage que Arthur Doyle (ici, on oublie le « Conan ») nous serve à suivre l’avancée physique de Sparks, lequel nous fournit les indices déjà dégrossis et leur solution, plutôt qu’à amasser pour le lecteur ces indices, lui permettant de suivre au plus près une intrigue plus policière. Cela donne au livre une dimension davantage aventurière que d’investigation, même si l’agent secret est doté d’excellentes facultés de déduction, du coup trop peu exploitées.
Par ailleurs, Sparks sait parfaitement se déguiser, et s’injecte régulièrement une substance que ma mère réprouve… Tout cela ne vous rappelle t-il pas quelqu’un ? Effectivement, Sparks est sensé avoir inspiré à Doyle le personnage de Sherlock Holmes.

En terme dynamique…
La mise en place de l’intrigue est un peu brouillonne, c’est sûr, peut-être en correspondance avec le désarroi certainement ressenti par le narrateur, « Arthur Doyle ». Puis l’action s’emballe, entre course contre la mort, poursuite par des démons, temple égyptien sous Londres… Après un enchaînement de tableaux de plus en plus apocalyptiques, jouant horrifiquement avec nos petits nerfs de lecteurs, et une résolution en forme d’ « escapade des gentils – prise d’assaut par l’armée », l’aventure retombe un peu vite, avec des séquelles jusqu’à Reichenbach, qu’on aurait aimé suivre de plus près pour partager davantage la tristesse des personnages.

Le plaisir.
Ne le boudons pas : l’écriture est fluide, l’aventure est cohérente, même si très mystique, les enjeux sont mondiaux… Nous avons là un roman efficace, peut-être de qualité moyenne, mais qui tient ses promesses.

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