Société Sherlock Holmes de France Encyclopédie de l'oeuvre de Conan Doyle

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Accueil » Critiques » Les six messies
Les 6 messies Critique de
Les 6 messies
par Mark Frost
chez Presses Pocket
1 avril 1999
» voir la fiche bibliographique
par
Manu Baranovsky
Ses autres critiques
Un bon film que ce livre ! Février 4, 2007

C’est un peu facile, attendu que Frost est connu comme co-scénariste de série télévisuelle (Twin Peaks), mais bon, on pourrait dire que son écriture est quasi-cinématographique : dynamique, comme une bonne novélisation d’un film qui n’existe pourtant pas. Son écriture stylisée et vive donne du rythme à une aventure qui en a pourtant déjà pas mal intrinsèquement. Car l’action s’enchaîne, rapidement, plusieurs actions parallèles devrais-je dire, qui vont évidemment se rejoindre.
Les personnages brossés par Mark Frost sont suffisamment « denses », surtout Arthur Conan Doyle bien sûr, mais aussi les nombreux autres personnages principaux. On se verra donc assez vite partager les émotions communiquées par l’écriture de Frost, qui possède réellement une capacité à décrire précisément la souffrance, ou l’amour par exemple…
Sir Arthur nous est présenté comme ayant un grand sens de l’honneur et de fortes capacités emphatiques, ce qui correspond à l’image que je me fais du bonhomme, proche de celle de son Watson, finalement.

Ce livre est écrit comme une « conjonction », structure narrative assez classique, et ici efficace… Plusieurs chemins convergent dans cette ambiance mystico-western pour une plongée dans les USA sauvages, entre chasse à l’homme et folles espérances. Evidemment, qui dit « conjonction » dit « enjeux cataclysmiques ».
On peut ajouter au tableau plein de passages d’une grande drôlerie, comme au tout début, quand Sir Conan Doyle va prendre le bateau pour sa tournée Américaine, et où les quidams croisés lui reprochent directement ou plus sournoisement l’assassinat de Sherlock Holmes (on est en 1894) ! Accueilli triomphalement aux States, Conan Doyle va préférer reprendre du service (voir le titre précédent de Mark Frost : « La liste des 7 ») avec son ancien allié, Jack Sparks (pas Sparrow, Sparks !) qu’il croyait mort, entraînant son jeune et courageux frère dans l’aventure, ainsi que d’autres alliés de poids…
Evidemment, face à une équipe aussi costaud, il nous faut des méchants qui assurent : une secte chinoise au fil du katana pour le moins tranchant, un mystérieux blond à qui un meurtre de plus ou de moins chaud peu, des bandes de brigands des villes et détraqués de tous poils, ainsi que… Non, ce n’est pas Moriarty !

Le background est aussi bien structuré : culture politique, sociale et religieuse s’entremêlent pour mieux porter l’intrigue. Rien d’Holmésien dans tout ça me direz-vous ? Peu, en effet. La prétention n’est pas là, mais avec cette qualité, on peut s’en contenter.

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