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Accueil » Critiques » Le chien des Baskerville (1983)
Critique film
Le chien des Baskerville (1983)
par
Manu Baranovsky
Ses autres critiques
Un des plus mauvais Chien... en vf Décembre 19, 2006

Ayant beaucoup aimé récemment « Les mystères du véritable Sherlock Holmes », avec Ian Richardson, excellent dans le rôle du Docteur Bell qui inspira à Conan Doyle le personnage de Sherlock Holmes, j'étais impatient de visionner cette version 1983 du « Chien des Baskerville », avec le même acteur, cette fois dans le rôle du détective.

Grosse déception.

Le plus choquant d'abord : la bande son, à tous points de vues, est minable. Le mot est fort ? Oui, il est choisi.

Les doublages français des voix des personnages sont nuls : ex-æquo, deux palmes spéciales. La première à Lyons, dont les grognements tiennent de l'ours de zoo à l'heure de la pâtée. La deuxième, pire que tout, à Stapleton, dont la tessiture vocale du doublage tient, elle, d'une représentation foldingue de chez Michou.

La musique, quasi omniprésente, est du registre quasi Western. Elle tombe très souvent mal à propos, et de toute façon en fait dix fois trop. Du gâchis ! Comment passer à côté de la bande son... Impossible !

Les personnages maintenant.

Lyons est lamentable, caricaturé au point d'en faire un troll du Dartmoor. Watson est ridicule de niaiserie. Lestrade est montré en psychopathe ; souvent l'inspecteur est montré dans des registres qui vont de « peu sympathique » à « sympathique », en passant par divers travers de l'âme -mesquinerie, jalousie, orgueil...- qui nous le rendent tellement humain, mais là... Personne de sensé ne souhaiterait croiser ce fleuron de la police au coin d'une rue, je vous le garantis ! Son jeu excessif pourrait même tenir d'un délire Monty Pythonesque, s'il s'agissait d'une comédie, mais rien de tel dans le cas qui nous occupe. C'est grave !

Quant à Glynis Barber (la « soeur » de Stapleton), on l'a connue plus à l'aise dans des rôles moins coincés. Sauf tout à coup à la fin, car à peine sera-t-elle veuve qu'elle partira en sautillant main dans la main et zigounette dans le pilou-pilou (clin d'oeil à Desproges...) avec Sir Henri. Au secours, c'est beaucoup trop !!!

Quant à Stapleton lui-même, il est... mignonnet. Sans aucune envergure, pas déjanté comme il faudrait, et à la voix française efféminée. Le pire est qu'il est possible que l'acteur ait fait son boulot correctement, mais que ce soit uniquement le doublage de voix qui nuise autant à sa prestation...

Certaines situations sont à la limite de la pantalonnade non assumée. Je pense par exemple aux galops enfiévrés de Sir Baskerville et de miss Stapleton, à l'ambiance de la taverne... Peut-être un doublage son comique ferait-il finalement une meilleure version française de ce film ?

Du positif pour finir.

Ian Richardson est un bon Sherlock Holmes, qui se plaît à jouer, et à se jouer des autres en se déguisant. Il est crédible et c'est clairement un bon acteur dont le doublage son n'a pas massacré, quant à lui, la prestation. Il me faudra le voir dans d'autres titres où il incarne le maître détective.

Les décors sont bien rendus, avec un manoir et une lande corrects, et un chien ostensiblement phosphorescent et baraqué. Ca passe.

Mais ça ne suffit pas à rattraper l'ensemble, à revoir certainement en version originale pour une appréciation plus nuancée.

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