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Accueil » Critiques » Le saigneur de la jungle
Le saigneur de la jungle Critique de
Le saigneur de la jungle
par Philip Jose Farmer
chez Jacques Glénat
1 novembre 1975
» voir la fiche bibliographique
par
Manu Baranovsky
Ses autres critiques
The game is alive Octobre 8, 2006

En 1972, Philip José Farmer publiait Tarzan Alive, biographie définitive de Lord Greystoke, à laquelle il adjoignait une généalogie où apparaissait indirectement Sherlock Holmes.

Ici, c?est bien d?un pastiche « à la manière de » Conan Doyle qu?il s?agit : en 1917, un Holmes et un Watson vieillis reprennent du service à la demande de Mycroft, pour contrer les plans allemands. En effet, l?ennemi a dérobé la formule du B.C., une substance chimique ignoble, le « Bacille de la Choucroute » qui peut détruire une livre du légume cuisiné en moins d?une minute, mais surtout muter à la demande pour détruire à peu près tout ce qu?on veut cibler (au hasard : la stout, ou toute autre denrée sans laquelle l?anglais ne serait plus aussi vaillant dans l?adversité).

S?ensuivent pour nos héros des aventures? déjantées. La première partie de l?histoire est aérienne. Le trajet vers l?Afrique (car c?est là que se cache l?espion allemand) ressemble à un film de Billy Wilder : pilote d?avion cinglé qui marche sur le fuselage du coucou, vieux héros à l?estomac décroché, « atterrissage » (après changement de correspondance) sur le ballon d?un zeppelin? Le tout dans un esprit de comédie hallucinée, renforçant encore les folies des personnages : Sherlock Holmes est vénal au possible, et cynique plus que jamais. Le docteur Watson est lui plus patriote et? « amoureux » que ses artères ne devraient le lui permettre.

Après un crash dans la jungle africaine (c?est vaste !) nos héros tombent (hihi : « un crash » - « tombent »?) sur Lord Greystoke, pas moins « barré » qu?eux. Farmer rend bien, toujours dans l?humour, voire le délire, le conflit entre civilisation et bestialité qui ne peut manquer d?habiter Tarzan.
Je passe sur les péripéties des héros et les trouvailles quasi psychotiques de l?auteur (je conseille particulièrement le subterfuge final du détective, qui mériterait une illustration en couleur par Lysander), lequel connaît bien Sherlock Holmes et rend hommage à sa passion pour les abeilles.

J?ajoute que cela se lit très vite (100 pages, pensez-vous !), et que la couverture-pitrerie de l?ouvrage, par Gotlib donne carrément le ton du livre.

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