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Accueil » Critiques » The Masks of Death
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The Masks of Death
par
Manu Baranovsky
Ses autres critiques
Imparfait mais sympa Septembre 27, 2006

L'incipit Holmésien est un petit rituel qui nous installe dans la plupart des histoires mettant en scène notre détective. Holmes vaque à des occupations plus ou moins avouables dans son salon, Watson, le plus souvent est présent, et vient alors un personnage en quête d?aide et qui va proposer au détective de s?engager sur une affaire, exposant de celle-ci les aspects étranges visibles au premier abord.

Ici, il y a un incipit à l'incipit : Watson et Holmes, très âgés (Holmes tient à peine éveillé) reçoivent à Baker Street une secrétaire qui va devoir prendre en notes, aux fins de parution, un récit du docteur Watson enfin autorisé à le publier par son ami.

Flashback.
Nous sommes projeté en arrière, en 1913. Holmes doit sortir de sa retraite d'apiculteur pour répondre à la demande du Yard ? Trois hommes tués dans des circonstances que je vous laisse découvrir vont mettre le détective sur une piste qu?il va devoir abandonner, sollicité par le ministre de l?intérieur pour une affaire qui mêle intérêts internationaux (la « grande guerre » approche) et raison d?Etat. Evidemment, les deux pistes se recouperont, la deuxième étant?
Mais chut !

Cushing est très bon : quoi que déjà un peu avancé en âge, il conserve l?énergie et le pétillant suffisants pour incarner un Holmes très crédible. Son Watson lui rend justice et globalement au niveau des acteurs ce film est satisfaisant. Mais il semble être surtout un prétexte au jeu : déguisements, horaires de trains, salon éclairé au gaz, aphorismes holmésiens, violon, compassion watsonienne? Tout y est sauf la cocaïne, dont Holmes devait être sorti en 1913, c'est vrai.

Mais est-ce une raison pour proposer une intrigue cousue d?un fil si blanc, énorme, quasi-grossier ? Dommage de voir ainsi participer une Irène Adler sans aucun intérêt particulier dans l?intrigue ; elle est présente, c'est tout. De même, le recoupement des deux intrigues, chacune étant déjà très transparente, se voit venir « gros comme ça ».

Retour au positif : les décors, déguisement, dialogues, rythmes et musique passent bien, et parfois on se croirait avec plaisir, à tel crissement de violon ou au sursaut d?un personnage, dans un de ces film d'horreur de la Hammer où Cushing, justement, excellait.

Pour finir, pas de retour au pré-incipit de la secrétaire-dactylo, ce qui frustre un peu le spectateur, car laisser cette scène du début sans « clôture » c?est en quelque sorte ne pas tenir la promesse d?une conclusion à laquelle le temps écoulé aurait pu donner un sens particulier.

J?en critique des aspects, mais j?ai aimé ce film et le conseille quand même : il y a du plaisir à y prendre, si on ne cherche pas trop la perfection.

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