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Accueil » Critiques » Le frère le plus futé de Sherlock Holmes
Critique film
Le frère le plus futé de Sherlock Holmes
par
Manu Baranovsky
Ses autres critiques
Complètement déjanté ! Juillet 8, 2006

Première question : êtes-vous motivé pour voir un pastiche holmésien ou bien une comédie délirante ?

Dans le premier cas, la frustration risque d?être au rendez-vous : une intrigue minimaliste, des décors costumes et ambiances approximatifs (même si on sent l?effort du réalisateur)? mais une présence de Sherlock Holmes (assez marrant, d?ailleurs) en catimini, arrière-plan rappelé malgré ses déguisements par un symbole permanent : la pipe.



Gene Wilder nous propose? du Gene Wilder avant l?heure : il s?agit de son premier film en tant que réalisateur, pour lequel on sent l?influence de son travail avec Mel Brooks.

On y trouve toutes sortes de références géniales : sans rire, manier avec ironie, des clichés cinématographiques sans ennuyer le spectateur n?est pas à la portée de tous. Nous assisterons, soufflés, à des gags déjantés, enchaînés à grande vitesse, et proches d?un Tex Avery ou plus récemment en BD, d?un Edika.

Et ça passe !

Des trouvailles visuelles, un duel à l?épée, une scie circulaire pour découper les héros en deux , des tableaux colorés, des personnages caricaturaux, tous pleins de tics, de tares, des passages de comédie musicale (et la superbe danse du kangourou, si ! si !), des acteurs en dehors des canons de la beauté? à l?exemple de Marty Feldman, ce gars si étrange et dont « un ?il dit merde à l?autre », un Moriarty malade mental?

Tout cela est plus proche, artistiquement parlant, de la danse contemporaine ou de je ne sais quel art conceptuel, que d?une volonté de suspense ou même de narration. Mais comme je le dis plus haut, même en ayant pas mal vieillit, « ça passe ».



L?intérêt holmésien en est par contre pour ses frais, ce qui nous vaut donc cet avis mitigé, mais dans le plaisir. Ce qui résume assez bien mon visionnage de ce film.

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