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Accueil » Critiques » Sherlock Holmes avec Ronald Howard
Critique film
Sherlock Holmes avec Ronald Howard
par
Manu Barnavosky
Ses autres critiques
Une série accessible à tous Juillet 8, 2006

Journal de visionnage des six épisodes avec Ronald Howard récemment édités en France en suppléments dans le coffret Rathbonien.

The Case of the Baker Street Bachelor (#33)
"The Baker Street Bachelors" propose une intriguette autour d'une arnaque à l'agence matrimoniale. C'est pas mal, sans plus, très cheap façon soap (what ?), mais par contre plein d'humour, vraiment axé comique sur la personnalité de Watson, celle des fonctionnaires de police, la relation Lestrade-Holmes bien piquante !

The Case of the Baker Street Nursemaids (#26)
Dans la foulée du précédent épisode, le ton est vraiment au second degré dans cette série au format court... Même si les auteurs n'hésitent pas à ridiculiser gentiment Holmes comme Watson, le trio Holmes-Watson-Lestrade est travaillé. Les acteurs ont des visages très expressifs (en est encore aux temps du noir et blanc)?
Un salon de Baker street cosy, avec des clins d'oeils multiples à Sir Doyle : une abeille qui passe par là, l'étude par Holmes de l'origine des différents papiers, une histoire de traité naval...
Des invraisemblances aussi (j'en ai relevé deux majeures dans cet épisode, mais je ne veux pas lui casser la baraque), ce qui n'empêche pas le plaisir de regarder un titre de ce format (ça me fait penser un peu à "Au nom de la loi", par rapport au découpage rapide de l'intrigue et à sa résolution...).

The Case of the Belligerent Ghost (#5) & The Case of the Blind Man's Bluff (#8 )
Le trio Watson Holmes Lestrade fonctionne toujours bien, continuant sur des ressorts comiques Holmésiens (Watson un tantinet "emporté", Holmes qui se déguise pour bluffer son monde, Lestrade un peu fat et cruche mais au très bon fond)... Expériences chimiques, violon, on est dans le canon.
C'est vraiment fidèle à l'esprit ! A partir de petits évènements du quotiden, Holmes "devine" (je provoque ! Holmes ne devine jamais, bien sûr !) le dramatique qui se trame... Particulièrement dans "The case of the blind man's bluff", épisode qui marque un tournant (dans le coffret) en ce qu'il introduit une nouvelle dimension sordide, terrible, et qui touche nos personnages, les faisant, enfin, sortir de cette sorte de légèreté qui empreint les trois premiers épisodes.
Le format est toujours aussi agréable : 26 minutes, c'est aussi une durée respectable pour adapter une nouvelle (oui, ce ne sont pas des adaptations, mais cela nous rapproche aussi de la "vitesse" de la nouvelle Doylienne).

The Case of the Exhumed Client (#31)
L'agencement des 6 épisodes choisis semble quand même avoir été pensé dans une progression dramatique, avec cette fois un épisode un peu Agatha Christien au départ, départ emballé par un procédé -la lecture d'un testament- qui permet au spectateur d'arriver dans l'histoire alors qu'elle est déjà commencée... L'apparition de Holmes, sollicitée par le défunt via son testament, permet aussitôt d'emballer l'intrigue. C'est fichtrement bien pensé ! Mais ce n'est pas fini, car le détective va, plus que jamais, risquer sa peau dès la première nuit de son intervention, une malédiction servant de couvert au danger qui couve. Brrrr ! Un bon point de plus ! Nouveauté : un narrateur intervient, rarement, pour situer l?action en cours.

The Case of the Eiffel Tower (#30)
Le narrateur est toujours là, en milieu d?épisode, peut-être pour resituer l?action aprèsce qui semble avoir été pensé comme une coupure pour la publicité (on est dans un format « soap », je le rappelle?)

On progresse encore, dans la dimension de l'espionnage international cette fois. Ce "pack de 6" nous donne un aperçu assez hétérogène d'aventures Holmésiennes, un vrai plaisir.

Bien sûr, il y a encore là des incohérences (Holmes ne parle pas français, et demande même à Watson de faire l'interprète...) mais on sent encore dans cet épisode un tel plaisir de la part des acteurs à jouer leur rôle (Lestrade n'est pas en reste !) qu'on ne peut être que conquis.
Pour l'apothéose, on aura même le plaisir de voir nos Anglais un peu coincés déclencher volontairement une bagarre de saloon, avec toute la jouissance transgressive que cela comporte, eût égard aux us de la bonne société Londonnienne.

Un mot de plus : l'édition de l'intégrale de la série, accessible à toute-s, est indispensable, tellement c?est un plaisir de la découvrir !

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