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Accueil » Critiques » Irrégulier, mon cher Morgan !
Irrégulier, mon cher Morgan ! Critique de
Irrégulier, mon cher Morgan !
par Paul Jeffers
chez Le Masque
1 novembre 1985
» voir la fiche bibliographique
par
Manu Baranovsky
Ses autres critiques
Un polar humain Juin 16, 2006

Quel plaisir de côtoyer, le temps de ce polar de Paul Jeffers, les Irréguliers de Baker Street (BSI), premier club Sherlockien de l?histoire du monde !
Bon, honnêtement, je ne suis pas assez versé en culture Holmésienne pour en avoir profité à 200 %, mais il est très clair que les clins d??il aux vrais BSI sont multiples dans cette histoire. Petite consolation, il me semble bien avoir reconnu (ce si cher) Isaac Asimov derrière le visage à rouflaquettes d?un des membres éminents du club. A l?image de « Wiggins », « Artkinov » ou bien « Morgan » (le BSI et détective privé de l?histoire), les personnages sont réellement attachants.

Et puis? Il y a toutes ces références au canon, bien sûr, qui, derrière une écriture fluide, sans plus de style qu?un polar classique, nous entraînent de crime en crime. Ces crimes comportent pour le moins ceci de réjouissant qu?ils sont mis en scène comme certains drames de Sir Arthur Conan Doyle : ainsi, lorsqu?un chapitre s?intitule « La crinière du lion », « L?illustre client », « Silver Blaze » ou « Le ruban moucheté », c?est en lien avec une action qui s?emballe du point de vue criminel.
Autre qualité du bouquin : comme cela arrive parfois avec certaines nouvelles d?A.C.D., le lecteur trouvera certainement qui est le criminel, en appliquant, comme le héros, les méthodes du maître? Cela peut toutefois décevoir, si l?on est du genre à se dire que l?intrigue est ratée au prétexte que l?on a trouvé la solution. Mais il y a manière de trouver et trouver au pif? !
Une trouvaille sympathique de l?auteur est aussi ce mono-dialogue récurrent, dans la tête du détective privé, entre lui et une voix qui ne peut être que celle du maître. Sherlock Holmes, sans lui révéler pour autant la solution, exerce notamment la fonction de lui rappeler ses « méthodes ».
On a donc évidemment un très bon privé, qui évolue dans cette ambiance « hommage et culture Holmésiens », teintée parfois de l?arrière souffle d?une nostalgie pour un monde et des m?urs d?un autre âge ; sans que cela ne pèse par ailleurs sur la vivacité des personnages de l?histoire, cela ajoute encore à leur humanité.

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