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Accueil » Critiques » Sherlock Holmes and the Deadly Necklace
Critique video
Sherlock Holmes and the Deadly Necklace
par
Manu Baranovsky
Ses autres critiques
Réjouissif Juin 2, 2006

« Sherlock Holmes et le collier de la mort » est l?occasion de la première interprétation de Christopher Lee dans le rôle de Sherlock Holmes, en 1962. Il semble que ce film a une réputation assez moyenne, je pense pouvoir donner des éléments qui l?expliquent. Les reconstitutions de Londres sont assez peu crédibles, les costumes laissent à désirer pour le spécialiste du détail canonique, Moriarty devient étrangement un Egyptologue de renommée internationale, l?époque de l?intrigue, qui laisse la place aux voitures et autres modernités peut également choquer, comme pour certains Holmes avec Basil Rathbone dans le rôle titre?

Oui mais ! Et un grand MAIS !

On a avec ce film plusieurs raisons de se réjouir. Tout d?abord, Christopher Lee y incarne un Sherlock Holmes excellent. Méthodique, obsédé par la défaite de Moriarty, prenant des libertés avec la police, opérant pour son seul compte. On est dans le personnage à 100 %. Watson n?est pas en reste ! Hormis sa déplorable habitude d?appeler son ami « Holmèsse », alors que tout les autres personnages (les acteurs sont bien doublés, au passage) le nomment « Holm?s », nous avons là un Watson un peu nigaud, à la manière de Nigel Bruce dans la série des Rathbone, mais bien plus dynamique, sympathique et fiable. Par ailleurs, ses maladresses de départ ne l?empêchent pas d?opérer de lui-même quelques brillantes déductions et d?être un allié de qualité pour le détective.

L?intrigue, enfin, est superbe, prenante, rebondissante, contient du suspense comme seul un cinéma des années 50-60 savait en communiquer. Des poursuites, des traquenards, des braquages, une intrusion dans l?antre de l?ennemi, des confrontations mielleuses, assassinats et tentatives d?assassinat, une gargotte pleine d'assassins, des cachettes secrètes, des pièges, une infiltration, des déguisements Holmésiens, une vente aux enchères? Une débauche d?idée bien agencées, et avec quelque chose de très anglais, comme une distance, un humour sérieux qui nous rapproche du « game ».
C?est vraiment à un duel d?intelligences, le combat de deux cerveaux, avec Scotland Yard pour témoin, complètement dépassé évidemment, que nous assistons.
Et le tout avec un humour, un rythme, un brio, et servi par une bande musicale? qui m?ont de suite fait penser à deux ?très bonnes- références : « Les 39 marches », d?Alfred Hitchcock, et les prémisses de l?esprit et la vivacité d?une série comme le « Chapeau melon et bottes de cuir » des tout débuts.

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