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Le Monde Critique de
Le Monde
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4 avril 2004
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par
Manu Baranovsky
Ses autres critiques
Le dernier défi Juin 2, 2006

"Alors que [Sherlock Holmes] s?apprête à annoncer son départ en retraite, une étrange jeune femme apparaît".
C?est ainsi que « Le Monde2 », dans le dossier « Sherlock for ever » constitué pour les 150 ans du détective dans son numéro spécial d?amitié Franco-Anglaise, annonce cette nouvelle inédite, retrouvée et traduite par Thierry Saint-Joanis.
Il y est question de Sir Arthur Conan Doyle, de fées, de spiritisme et d?anneau magique.

Deux éléments principaux m?ont intéressé dans cette -courte !- nouvelle? Je l?avoue, pas l?intrigue en elle-même, qui est, je trouve, assez basique, et davantage prétexte à clins d??ils ainsi qu?à faire vivre et échanger entre eux nos personnages favoris. On sent d?ailleurs que l?auteur joue avec son histoire, ce qui n?empêche ni les références Holmésiennes directes, ni les mises en contextes collatérales.

Non, j?ai ressenti l?intérêt de cette nouvelle avant tout dans le choix du moment de son déroulement, à quelques heures de celle que le détective a choisi pour partir en retraite. Pour ses 50 ans, à cette occasion, il a justement convié A. C. Doyle et John H. Watson. Le choix d?un moment aussi emprunt d?émotion aurait, je pense, pu servir une intrigue plus poignante. Mais qu?à cela ne tienne, la porte n?est pas fermée pour cela à d?autres plumes, et c?est déjà un beau moment, plein de cette tension qui peut marquer la fin d?une époque.
Le deuxième intérêt réside également dans une autre tension (tiens, serais-je en train de découvrir que c?et la tension du drame qui en fait l?intérêt ?) : Doyle se passionnait pour les fées et était membre de la British Society for Psychical Research (quand je disais que cette nouvelle était référencée !), tandis que Holmes était rationaliste. La présence conjuguée, dans un même espace, de Doyle et de Sherlock Holmes nous met déjà dans une situation inhabituelle. Confronter Doyle et Holmes sur le terrain de l?irrationnel, celui des fées et des mondes parallèles, c?est nécessairement, à moins d?un subterfuge narratif, devoir donner raison à l?un et tort à l?autre. Ou du moins devoir décevoir un des deux hommes...
Je vous laisse découvrir lequel l?emportera, même si, une fois de plus, le récit n?est pas centré sur cette rencontre.
Ce procédé reste cependant, un moyen habile d?approcher le paradoxe d?un créateur et d?un héros si opposés que l?un voudra, vainement, supprimer l?autre. Mais c?est une autre histoire?

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