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Accueil » Critiques » Qui fait peur à Virginia Woolf ?
Qui fait peur à Virginia Woolf ? Critique de
Qui fait peur à Virginia Woolf ?
par Gabriel Thoveron
chez La Renaissance du Livre
13 avril 2006
» voir la fiche bibliographique
par
Jean-Claude Mornard
Ses autres critiques
Les héros sont vieux mais pas fatigués Mai 28, 2006

Ecrivez votre critique ici svp. Pensez à étoffer un peu :)

Virginia Woolf et sa (très) bonne amie, Vita Sackville-West reçoivent des lettres de menaces. Elles sont sauvées in extrémis d'un attentat par Sir Denys Nayland Smith sur la piste de Fu Manchu (du moins le suppose t'on car le diabolique docteur n'est jamais vraiment nommé). Sous la protection d'un Sherlock Holmes vieillissant, mais encore vert grâce à la gelée royale de ses abeilles, les deux femmes se réfugient sur le continent, en Normandie, où Lupin viendra mettre son grain de sel dans l'aventure qui virera très vite à la chasse au trésor.

L'argument de ce très agréable pastiche est mince. Qu'importe, ce sont les digressions qui passionnent, bien plus que le fil du récit proprement dit. On y apprend diverses "petites" choses à propos de la carrière et du caractère de l'hôte de Baker Street. Et c'est bien plus palpitant pour l'holmésien que toutes les chasses au trésors du monde ! Certes dans la seconde partie, Lupin prend un peu le pas sur Holmes et l'esprit du début, qui n'était pas sans évoquer (l'aspect Steampunk en moins ) "La ligue des Gentlemen Extraordinaires", se délaye un petit peu en même temps que le rythme se fait un peu plus lâche.
L'auteur complète chaque chapitre par une série de notes, très intéréssantes, même si les références nombreuses à Baring Gould feront grincer quelques dents holmésiennes. L'avantage de ces notes, outre leur valeur documentaire du point de vue historique (ou "fictionistorique", l' histoire et la fiction se mêlant ici très adroitement, et l'auteur ayant tendance à à privilégier la réalité de la fiction ! Attitude holmésienne entre toutes! ) est qu'elles sont livrées en bloc, avec toute la confiance de l'auteur en l'intelligence du lecteur et sans que la lecture des chapitres ne soit grossièrement interrompue par l'irruption d'agaçants asterisques, ces points noirs, ces comédons de la belle page littéraire.

L'auteur ne manque pas d'humour( bin...normal ! C'est un un belge !)et bénéficie à l'évidence d'une grande culture littéraire (Holmésienne et lupinienne, bien sûr ! Et aussi..mais, chut ! Faut quand même laisser quelques surprises !)...outre Baring-Gould, de nombreux travaux sont cités dans les fameuses notes, travaux émanant d'autorités en matière d'holmésologie, y compris la très honorable..."Société Sherlock Holmes de France" !

Bref, je ne peux que vous conseiller cette rencontre au sommet, autrement plus convaincante qu' "Arsène Lupin contre Herlock Sholmès",pourtant due à la plume du biographe officiel de Lupin: Maurice Leblanc ( Ceux qui se sont écrié " Jean-Paul Sartre" peuvent aller se laver la langue avec du savon vert !)

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