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Accueil » Critiques » Le Cercle des héritières : Les aventures de Mary Russell et Sherlock Holmes
Le Cercle des héritières : Les aventures de Mary Russell et Sherlock Holmes Critique de
Le Cercle des héritières : Les aventures de Mary Russell et Sherlock Holmes
par Laurie R. King
chez Michel Lafon
20 octobre 2004
» voir la fiche bibliographique
par
Sonia Dufresne
Ses autres critiques
Sherlock-le-vieux-mollasson Mai 25, 2006

Ou encore, "le jour où j'ai failli brûler mon Canon", car c'est la réaction que j'ai eue en lisant (ou plutôt en essayant de lire) "Le Cercle des héritières" de Laurie R. King. Le premier livre de cette auteure ("Sacrifier une reine") était supportable, mais son deuxième bouquin est parfaitement insipide.

À tout seigneur, tout honneur, commençons par la narratrice, miss Mary Russell, élève de Sherlock Holmes, compagne de prises de bec et...muse. Enfin, prises de bec, c'est vite dit, je n'ai pas trouvé qu'ils se chamaillaient tant que ça, mais bon...On nous présente miss Russell comme ayant une intelligence supérieure, une sorte de Sherlock Holmes féminin. Foutaises! En fait, je l'ai trouvée plutôt maladroite, un peu lente d'esprit, et même un peu pédante! Et cette manie de nous rabattre les oreilles avec son amour pour le grand détective, et de fantasmer sur le beau Sherlock tout au long du récit! On dirait une gamine en pâmoison devant le premier homme qu'elle rencontre...

Mais c'est du côté de Holmes que les dégâts sont les plus importants. Le grand détective n'est plus que l'ombre de lui-même, jouant la nounou avec sa p'tite élève, avec les amis de sa p'tite élève... Il est devenu fleur bleue, sentimental au possible, conformiste... On était habitué à le voir plus grinçant, plus excentrique, rejetant les conventions de la bonne société. Il a mal vieilli, notre ami Sherlock!

Il y a aussi Watson qui fait une brève apparition, mais on s'en serait bien passé! Pauvre Watson, ça ne s'est vraiment pas arrangé depuis le premier tome de la série... Le cher docteur est dépeint comme un imbécile irrécupérable; surprenant que Holmes traîne ce poids inutile! Peut-être que l'auteure a trop regardé les films de Basil Rathbone...

Je pourrais peut-être passer par-dessus ces "détails" si au moins l'intrigue était solide. Mais non, l'enquête policière semble être uniquement un prétexte pour mettre en scène la romance entre Holmes et sa p'tite élève. Sans compter les bavardages inutiles et insupportables de miss Russell et de ses amies... Enfin, tout se termine pour le mieux dans le meilleur des mondes, ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants, Holmes épousant son apprentie! Quand je vous disais que Holmes avait ramolli en vieillissant...

Tout est bâclé dans ce roman, l'auteure nous sort de son chapeau, comme par magie, toutes sortes de faits, sans préparer le lecteur. Ainsi, elle nous balance que Holmes a un fils (!) disparu on ne sait trop comment...Et certains détails sont peu crédibles, comme cette lady qui possède un appartement luxueux dans un quartier mal famé ou Holmes qui garde des objets d'art dans un de ses repaires... Quant au Cercle des héritières du titre, qui est censé être un groupe de féministes voulant changer la société, on dirait plutôt un club de macramé!

Non vraiment, Holmes et Watson ne méritaient pas ça, même Moriarty n'aurait pas fait mieux! Pour ma part, après avoir feuilleté le bouquin pour constater que les choses ne s'arrangeaient pas, j'ai conclu que je n'avais pas de temps à perdre avec les élucubrations de Mrs King.

P.S. Pour ceux qui s'inquièteraient pour mon Canon, il se porte bien, merci.

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