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Accueil » Critiques » La momie qui fredonnait
La momie qui fredonnait Critique de
La momie qui fredonnait
par ewan Blackshore
chez de La Sentinelle
12 février 2003
» voir la fiche bibliographique
par
Marc Madouraud
Ses autres critiques
Un roman où l'outrance ne côtoie jamais le bon goût Avril 15, 2003

Les Mystères de la Tamise tome 6 : La Momie qui fredonnait d'Ewan Blackshore. Editions de la Sentinelle, 2003.



Peu de temps après son aventure de la « crypte du pendu », Ted Scribble le feuilletonniste-détective a déjà épuisé l'argent que lui avait rapporté son reportage et il se voit obligé d'accepter la nouvelle mission que lui confie le rédacteur en chef d'un journal à scandales, "The Shore". Son enquête porte sur la disparition, depuis quelques jours, de plusieurs magnats de la finance londonienne. Le cadavre de l'un a été trouvé, alors qu'un autre, quasiment nu et hystérique, a agressé plusieurs personnes, avant de se faire dévorer les deux jambes par un crocodile en liberté !

Outre Scribble et le policier Crown, une autre personne est intéressée par l'affaire : une jeune et jolie suffragette américaine, Hatty, ouvertement amoureuse de Sherlock Holmes depuis qu'elle a lu ses exploits, et qu'elle a réussi à convaincre de la guider pendant l'enquête. Mais Holmes, vieillissant, aigri et en manque de drogue, fait un tel esclandre que la pauvrette comprend enfin l'étendue du mal qui a touché le grand homme. Trouvant en Scribble un faible succédané, elle va peu à peu découvrir qu'une

étrange secte égyptienne hante le Londres souterrain et qu'un club de sports pour riches gentlemen n'est pas étranger à l'infortune des financiers.



Hum ! En son temps, la premier volet de la série, La Crypte du pendu, avait reçu une volée de bois vert de la part des holmésiens, et pas seulement parce que le «maître» y était on ne peut plus maltraité. Depuis, cinq autres opus (à l'heure actuelle) sont venus compléter la saga des Mystères de la Tamise. La Momie qui fredonnait est donc le sixième tome, mais constitue en fait la deuxième aventure, d'un point de vue chronologique, et la dernière confrontation - du moins on l'espère fortement - entre

Scribble et un Sherlock Holmes en déliquescence.

Que dire de ce roman où l'outrance ne côtoie jamais le bon goût, lequel devait avoir d'autres rendez-vous plus urgents ? Parmi les menus travers que l'on peut lui reprocher, signalons les passages dans lesquels le même saurien est appelé, successivement, et ce plusieurs fois de suite, "crocodile", "alligator" et "caïman" ! Quant au presque-crime impossible qui pimente un peu le final, sa solution a déjà été employée voici quelques décennies.

Le reste ? Si vous voulez voir : le détective le plus minable de toute l'histoire policière; un Holmes camé jusqu'aux yeux, hystérique, agressif et gâteux; un mystère que même le Dr Watson et le policier de service arrivent à résoudre; des scènes où des crocodiles, sans grand rapport avec l'intrigue, ni sans logique, dévorent du quidam à travers Londres; des anachronismes et des vulgarités émaillant les dialogues. ce roman est pour vous !

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