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Accueil » Critiques » Les Aventures de Sean Mac Gregor tome 1 : La Malédiction des Massaïs
Les Aventures de Sean Mac Gregor, T1 : La Malédiction des Masaïs Critique de
Les Aventures de Sean Mac Gregor, T1 : La Malédiction des Masaïs
par
chez Albin Michel
9 avril 2003
» voir la fiche bibliographique
par
Marc Madouraud
Ses autres critiques
Un hommage sympathique au Canon mais sans plus Avril 16, 2003

Les Aventures de Sean Mac Gregor tome 1 : La Malédiction des Massaïs de Frédéric Marniquet. Albin Michel, 2003.



1894. Le souvenir de Sherlock Holmes, disparu aux chutes du Reichenbach, est toujours vivace pour Watson, mais aussi pour l'inspecteur Lestrade qui vient demander l'avis du docteur car un étrange meurtre a été commis sur une plage, près de la propriété de Lord Brandsford. La victime, ancien chasseur de fauves, a été blessée par une sagaie massaï, puis achevée, apparemment, par un lion ! Watson ne peut rien pour le policier, mais l'oriente vers Sean Mac Gregor, un écrivain écossais doublé d'un détective

amateur talentueux.

Or, il se trouve que Mac Gregor connaissait le défunt et qu'ils avaient tous deux fait partie, plusieurs décennies auparavant, d'une chasse en Afrique dirigée par Lord Brandsford. Une fois sur les lieux du crime, l'écrivain va devoir découvrir qui tente d'assassiner les membres rescapés - y compris lui-même - de l'expédition, alors que son hôte, qu'il tente de protéger, aimerait bien le voir mort.



Après avoir composé deux albums consacrés aux aventures fantastico-policières de Scott et Hastings (un archéologue et un colonel en retraite), Frédéric Marniquet invente ici un autre héros très semblable, l'écossais vieillissant mais dynamique Mac Gregor. Dans ce premier opus, il rend un hommage bien sympathique au Canon, puisque les premières planches ont pour vedettes Watson et Lestrade, alors que deux frères qui nous sont bien connus apparaissent à la dernière page, et que l'intrigue, une histoire

policière à tonalité fantastique dont la clef remonte à un lourd passé, rappelle des récits comme Le Signe des quatre et Le Chien des Baskerville.

Pour une fois, le problème n'est pas lié aux références holmésiennes, mais tient aux talents discutables de l'auteur - défauts déjà criants dans les deux précédents albums, et qui n'ont guère été corrigés. Pour les dessins, rappel maladroit du style d'Edgar P. Jacobs, nous sommes ici proches de l'amateurisme : les traits, statiques et très approximatifs, semblent provenir de décalques imprécis. Le scénario, lui, abonde en invraisemblances et en incohérences. La plus belle perle ? Certainement la stupeur de l'ignoble Lord Bransford en s'apercevant que Mac Gregor, qu'il croyait avoir tué jadis, est toujours vivant, alors que, dans les pages précédentes, le héros est présenté comme un écrivain très célèbre. La chasse aux bourdes est tout aussi fructueuse : un renvoi est fait à une note qui n'existe pas ; l'épouse du docteur est appelée « Miss » Watson ; un poignard est qualifié de « sagaie » à la case suivante.

Dommage, car on sent pourtant que des efforts ont été faits. L'objet-livre est beau, évoquant les albums d'après-guerre. L'ambiance, à la fois gothique et exotique, ne manque pas d'attrait, et la passion de Marniquet pour ce style de récit est palpable.

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