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Accueil » Critiques » L'horreur du West End
L'horreur du West End Critique de
L'horreur du West End
par Nicholas Meyer
chez Fleuve Noir
1 décembre 1984
» voir la fiche bibliographique
par
Manu Baranovsky
Ses autres critiques
Un bon pastiche traînait chez les Vernet ! Février 20, 2006

Nicholas Meyer nous avait déjà gratifié d?un bon « La solution à 7% » qui a pas mal marqué le monde Holmésien, notamment en raison d?une adaptation filmographique acceptable et multidiffusée. Son « Fantôme de l?opéra » laissait selon moi bien plus à désirer, et pouvait emporter une palme dans le genre « pastiche complètement pas inspiré »?
« L?horreur du West End », par contre, est nettement meilleur !
Dans la lignée Doylienne, nous y rencontrons des personnages attachants (Georges Bernard Shaw, Oscar Wilde, Bram Stocker?) et profondément humains, ni angéliques ni vils, mais parfois piégés par des circonstances dramatiques ou des convenances par trop... Victoriennes.
Dans une approche quasi-historique de ces « héros », l?auteur n?en oublie pas de multiplier les références Holmésiennes aux nouvelles du canon. Il prend aussi régulièrement pour référence W.S. Baring-Gould, aux théories parfois fantaisistes, mais auxquelles il dit souvent adhérer ; heureusement sans pour autant délirer. Les contextualisations historiques sont aussi bienvenues (Meyer s?est documenté, et fait référence, souvent subtilement, comme hypothèses de sa part, au contexte politique, culturel ou social de l?enquête -le monde du théâtre, l?affaire Dreyfus?). Il est ainsi notre guide dans ce monde et dans cette intrigue palpitante.
Car enquête il y a bien ! Et de qualité !!! Ce n?est malheureusement pas toujours le cas dans le monde des pastiches Holmésiens, donc cela mérite d?être souligné : Holmes, Watson, le sergent Hopkins (encore jeune mais prometteur), et G.B. Shaw nous emmènent à leurs côtés, dans une intrigue sombre, dramatique (et donc inéluctable? ou bien inversement !), dont toute l?horreur apparaîtra au fil des 280 pages, dans ce récit bien écrit et bien structuré, que le lecteur « dévorera » bien ?trop vite !

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