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Accueil » Critiques » Le rat géant de Sumatra
Le rat géant de Sumatra Critique de
Le rat géant de Sumatra
par Richard L. Boyer
chez Mycroft's Brother
1 mars 2003
» voir la fiche bibliographique
par
Manu Baranovsky
Ses autres critiques
Un bon pastiche canonique et épique Janvier 10, 2006

Même si ce n'est pas flagrant dans le chapitrage de ce (bon !) pastiche, il se découpe selon moi en trois parties assez distinctes pour construire une critique « rythmique » sur la même forme.

Sur la première partie souffle très nettement un vent épique digne du génial « Signe des quatre », et l'auteur comme le traducteur ont été talentueux pour restituer l'exotisme et l'ambiance maritime qui tiennent lieu de tableaux à une intrigue qui se noue rapidement. Holmes, Watson et le Yard évoluent avec aisance dans ces ambiances troubles, et l'intérêt du lecteur est maintenu par la vivacité de l'action, et par de bonnes déductions du « maître détective ». Les caractères et relations de Holmes et Watson sont vraiment bien restituées, sans s'appesantir trop inutilement sur leurs états d'âmes.
L'histoire, dans sa deuxième partie, tourne un peu au pathos : Watson est un homme sensible, qui ressent toujours fortement les émotions d'autrui et est très enclin à les partager. Accompagnant pour les besoins d'une enquête « secondaire » une famille dans la souffrance, son récit m'a semblé trop empathique et frôlant le larmoyant. On sent fortement une coupure rythmique, une sorte de calme avant la tempête, un peu long selon moi. C'est une ambiance pesante qui est bien restituée par l'auteur, et qui m'a fait penser à d'autres aventures où Watson est envoyé seul en mission par un Holmes occupé ailleurs (« Le cycliste solitaire », « Les hommes dansants ») : cette configuration « éclatée » de leur équipe donne souvent lieu à la mise en place d'une tension, résolue généralement par l'arrivée de Sherlock Holmes.
Et quelle tension ! Pour l'apothéose finale, on découvre le ressort, l'idée qui a motivé l'entreprise de l'auteur des crimes, mais aussi de l'auteur du livre... Et quelle idée ! Impossible de la dévoiler, mais on peut quand même dire sans crainte que le lecteur ne restera pas sur sa faim, avec un final quasi-diabolique précédé d'une relance haletante du suspense et de l'horreur.
La référence Doylienne est ici facile à retrouver J ! C'est très net : on est là en présence d?un bon pastiche, bien pensé et bien réalisé par un connaisseur des aventures de Sherlock Holmes.

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