Société Sherlock Holmes de France Encyclopédie de l'oeuvre de Conan Doyle

L'Association
Qui sommes-nous ?
Statuts
Inscription
Historique
Publications
Réunions
Expositions
Boutique
Dons
Contact

Forums

Travaux
Articles (90)
Critiques (581)
Fictions (118)

Outils
Bibliographie (3613)
DVDthèque (211)
Encyclopedia (4655)
Argus (2184)
Recherche canonique


Et en anglais...
Encyclopedia (4655)
Arthur Conan Doyle
   Biography
   Chronology
   Complete Works
Sherlock Holmes
   Canonical search
   Stories
   Characters
   Sherlockiana
     Definition
     Studies
     Scholars
   Adaptations
     on Paper
     on Screen
     on Stage
     on Radio
   Sherlockian FAQ
Search Encyclopedia



Accueil » Critiques » Sherlock Holmes : The Adventures of Sherlock Holmes
Critique video
Sherlock Holmes : The Adventures of Sherlock Holmes
par
Manu Baranovsky
Ses autres critiques
Etonnant : un bon épisode Rathbonien ! Janvier 9, 2006

The adventures of sherlock Holmes.

Après tant de déceptions avec la série des « Sherlock Holmes » interprétés par Basil Rathbone, je découvre enfin un épisode qui? passe bien. Déçu par « L?arme secrète », « La femme en vert », « Le train de la mort » et deux ou trois autres? je me lançais dans « The adventures of Sherlock Holmes » avec beaucoup de recul.
Bonne surprise, l?épisode, inspiré de la pièce de William Gillette (Pas du tout rasoir ! Avec un tel nom?Désolé?) est très acceptable : hormis l?utilisation d?une lampe de poche à piles, je n?ai pas été choqué par les anachronismes criants « habituels » de cette série. Cabs, lampe à gaz? on y est bien. Ouf !
Sans que cela ne soit déplacé, cet épisode tourné en 1939 m?a pourtant semblé très moderne par certains aspects : l?utilisation de la musique dans l?intrigue même, des plans de caméras dynamiques, l?enchaînement rapide de plans dans les scènes stressantes?
La tension pourrait ainsi parfois se rapporter à du Hitchcock très décent.
Dès le départ, le ton est donné ; celui d?une confrontation inéluctable entre Holmes et Moriarty. Interprété par Georges Zucco, tout d?abord barbu ?étonnant !-, le professeur est perfide, voire subtilement pervers, et brillant à souhait dans l?élaboration de la trame du piège qu?il tend à Holmes. Un régal machiavélique.
L?intensité dramatique semble d?ailleurs particulièrement étudiée tout au long de cette heure et quart, et on passe de la tension à l?humour régulièrement : la gourmandise et le côté « gamin » de Watson, son interprétation désopilante du rôle du mort, la fraîcheur du personnage de Billy, le groom du 221 b Baker Street, ou bien le rôle de chanteur comique du détective? ces « soupapes » de détente sont bienvenues face au drame incarné par Moriarty et ressenti par la victime féminine (laquelle surjoue particulièrement je trouve : le cinéma muet n?est pas si loin !).

L?intrigue reprend des éléments aujourd?hui devenus « valeurs sûres », voire « grosses ficelles » : un zeste de bijoux de la couronne, un homme au pied bot, la course d?un cab piloté par Holmes et qui finit sa route en une cascade digne d?un film d?action? Quelques autres énormes (!) « ficelles » peuvent venir tempérer ce tableau élogieux : le revolver du méchant qui fait long feu au moment crucial, une victime étranglée (« Et oui Lestrade, étranglée ! ») qui crie ?je n?ai pas essayé mais ça me semble de douteux de crier en suffoquant? De plus, et là, je suis sceptique, Holmes tire dans le dos d?un criminel qui s?enfuit : pas très fair-play, notre détective chéri, mais? redoutablement efficace ! Cette scène quasi honteuse sera vite oubliée, surtout si l?on se remémore le charmant « Au revoir » susurré ?en Français dans le dialogue- par un Rathbone alerte à la victime féminine et surjoueuse.

---

© Société Sherlock Holmes de France
Toute reproduction interdite