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Accueil » Critiques » Sherlock Holmes et les ombres
Sherlock Holmes et les ombres Critique de
Sherlock Holmes et les ombres
par Christian Louis / Jean-François Vilar
chez Editions du Collectionneur
1 septembre 1992
» voir la fiche bibliographique
par
Manu Baranovsky
Ses autres critiques
Comme une rêverie autour du Scandale en Bohème Janvier 1, 2006

C?est un beau livre que ce « Sherlock Holmes et les ombres », d?un grand format peu courant en Holméserie française, et dont le titre couplé au style d?« enquête » annonce toute l?obscurité. Une couverture sombre, et de nombreuses photos en noir et blanc, sobres, qui occupent à 50 % les quatre-vingt dix pages de l?ouvrage. Parti pris d?égalité, donc, entre les deux auteurs : l?écrivain Jean-François Vilar et le photographe Christian Louis.
Je suis assez peu rompu, voire même peu enclin (!) à l?analyse d?image. J?ai pourtant apprécié que les photographies -de Prague- contribuent davantage à l?ambiance générale du livre, plutôt qu?à une linéarité narrative redondante ou (pire ?) divergente du texte. Images d?ambiance donc, c?est ma perception.

On se croirait ainsi au début d?un film noir.
Le récit prend très souvent la forme d?un dialogue entre le narrateur, un journaliste, et les quelques personnes qu?il rencontre. Cela anime le texte d?une vie qui vient contrebalancer l?ambiance sombre et sobre, et nous faire d?autant mieux partager les « tensions » et « dénouements » dans l?enquête menée par le narrateur.
Au travers d?une habile mise en abyme temporelle, il va tout d?abord nous faire vivre sa rencontre, des années auparavant, avec un autre journaliste, qui lui-même menait une enquête, une poursuite du souvenir? d?Irène Adler.
De brocanteur en bouquiniste (où mieux trouver certaines traces du passé), entre histoire et imaginaire, nous ne savons plus si les deux hommes qui nous entraînent sont dans « le jeu » ou dans le réel. En tout cas, leur relation à cette époque, reprend comme en écho et par jeu la relation Holmes ? Watson, « maître » - « disciple », initié ? novice. Ce ne sera d?ailleurs pas le seul hommage à la forme canonique, puisque les auteurs annoncent prendre pour référence « The annotated Sherlock Holmes », de Baring-Gould.

L?Histoire (ici la participation du « vieux » journaliste aux brigades internationales de la guerre civile espagnole) interrompra l?enquête jusqu?à ce que, bien des années après, le « jeune » journaliste (plus si jeune !) fasse à nouveau une rencontre singulière? dont je ne peux dévoiler la nature sans risquer de gâcher le plaisir du lecteur.
Un plaisir mi-figue mi-raisin d?ailleurs, sombre et beau à la fois, dans la logique du ton et de la forme de ce livre, mais qui nous apporte heureusement les réponses aux questions qu?il a voulu soulever.

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