Société Sherlock Holmes de France Encyclopédie de l'oeuvre de Conan Doyle

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Accueil » Critiques » Le musée de l'Holmes
Le musée de l'Holmes Critique de
Le musée de l'Holmes
par Jacques Baudou / Paul Gayot
chez Néo
1 novembre 1987
» voir la fiche bibliographique
par
Manu Baranovsky
Ses autres critiques
Mention spéciale aux veufs noirs. Novembre 25, 2005

Il n'est pas facile de dire ce qu'on pense d'une compilation de nouvelles de divers auteurs, et pas des moindres ! Toutefois, dans ce choix éclectique de nouvelles par Jacques Baudou et Paul Gayot, grands spécialistes du polar, on trouve une certaine continuité : l'humour. Et pour tout dire, la teneur en humour de certains textes va jusqu'à un décalage proche du délirant, plus parodique déjanté que pastiche.
C'est là qu'à titre personnel j'ai plus de mal à adhérer, car c'est la qualité littéraire ou policière qui fait alors défaut, à une exception que j'évoque de suite : la dernière nouvelle, d'un "anonyme" de l'Oulipopo (Ouvroir de littérature policière potentielle, pour ceux qui connaissent l'OULIPO...) : même si on en voir venir la chute avec des gros sabots, "Le loup chantant de Forest Gate", est délirante ET bien écrite, en plus de parodier la manie des Holmésiens d'annoter à foison leurs récits. Dans le registre déjanté, nous retrouverons aussi le Holmes de P.J. Farmer incarné en chien, Von Wau Wau, au "flair" bien développé mais aux déductions que le lecteur n'aurait jamais pu effectuer, dans "Une étude en rousse" très tirée par les... poils.
J'ai heureusement pris un plaisir particulier à certains textes : "L'aventure de l'assassin de métal" (de Fred Saberhagen, qui m'avait réjoui avec son "Dossier Holmes-Dracula") et "Raffles et la folle nuit américaine", de Barry Perowne, où nous retrouvons, en plus de Holmes et Raffles, un Mark Twain plus en forme que jamais.
Une mention spéciale toutefois à la nouvelle "Le crime ultime", par un Isaac Asimov au mieux de sa forme, qui met en scène les « black widowers » (le club des veufs noirs) discourant autour du « La dynamique d?un astéroïde » de Moriarty, dans une démonstration Holmésienne digne de la rigueur du chercheur qu?était l?auteur, mais aussi emprunte de son grand sens de l?humour.

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