Société Sherlock Holmes de France Bibliographie française de Conan Doyle

L'Association
Qui sommes-nous ?
Statuts
Inscription
Historique
Publications
Réunions
Expositions
Boutique
Dons
Contact

Forums

Travaux
Articles (90)
Critiques (581)
Fictions (118)

Outils
Bibliographie (3613)
DVDthèque (211)
Encyclopedia (4645)
Argus (2184)
Recherche canonique


Et en anglais...
Encyclopedia (4645)
Arthur Conan Doyle
   Biography
   Chronology
   Complete Works
Sherlock Holmes
   Canonical search
   Stories
   Characters
   Sherlockiana
     Definition
     Studies
     Scholars
   Adaptations
     on Paper
     on Screen
     on Stage
     on Radio
   Sherlockian FAQ
Search Encyclopedia



Accueil » Critiques » Défi à Sherlock Holmes
Défi à Sherlock Holmes Critique de
Défi à Sherlock Holmes
par Béatrice Nicodème
chez Fleuve Noir
1 avril 1993
» voir la fiche bibliographique
par
Manu Baranovsky
Ses autres critiques
Un petit plaisir à ne pas se refuser Novembre 13, 2005

Avec « Défi à Sherlock Holmes », Béatrice Nicodème nous propose une intrigue ingénieuse, et ose beaucoup de choses qui viennent trouver leur place dans des interstices du canon. En effet, le récit est bourré de références, de détails, de traits d?humour, ou même d?attitudes et réflexions des personnages? qui montrent que l?auteure connaît vraiment bien les aventures écrites par Arthur Conan Doyle. De même, le style (la narration de l?histoire par Watson) est fidèle à Doyle, même si un peu plus moderne, peut-être.

L?intrigue, rythmée, est bien ficelée. En pleine période de « L?éventreur », Holmes se voit confronté à un ennemi qui le provoque directement au travers d?assassinats de femmes : on se croirait dans les confrontations modernes « tueur en série - profiler » (sans atteindre pour autant en la matière le summum représenté par « Le testament de Sherlock Holmes » de Bob Garcia) !
Tout en respectant le « mythe », Nicodème prend plaisir (et nous aussi !) à malmener un peu l?image de Holmes : le héros se retrouve parfois dans des situations délicates, qui mettent en jeu sa faiblesse affective, des erreurs de diagnostic? Pour ne pas en dire trop, ce qui déstabilise tant Holmes, c?est surtout la rencontre d?une artiste française douée d?une grande science inductive, et qui met alors à mal son ego et également ses sentiments : en cela, elle surpasse même Irène Adler, ce qu?il fallait oser ! Mais c?est suffisamment bien fait pour qu?on ne puisse en vouloir à l?auteur, et nous avons si rarement vu Sherlock Holmes dans de telles dispositions? Nicodème ira même jusqu?à faire « réparer » à Holmes ce qui ne s?est pas passé avec Irène Adler, car sans ambiguïté, la relation sera consommée.

Le rythme de l?histoire se tient bien, avec un crescendo global de l?intensité (du drame comme de l?action), jusqu?à une apothéose un peu trop façon « Indiana Jones » selon moi, et à laquelle je n?adhère pas, ce qui n?enlève rien à son intérêt en terme de récit. De même, après un « débriefing » au 221b Baker Street, qui permet au rythme de revenir à la normale, un épilogue superflu selon moi donne une nouvelle perspective à l?histoire? Ma seule réserve sur cette histoire est que c?est « un peu trop », tout à la fin, mais c?est sans doute une question de retenue personnelle.

L?écriture de Nicodème est fluide, simple, mais pas « enfantine » (elle sait encore simplifier son écriture, par exemple dans la série des « Wiggins », où elle narre pour les enfants les aventures du chef des « Baker Street Irregulars »), et au final ce livre est un petit plaisir à ne pas se refuser.

---

© Société Sherlock Holmes de France
Toute reproduction interdite