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Accueil » Critiques » Une étude en rouge
Critique video
Une étude en rouge
par
Jean-Claude Mornard
Ses autres critiques
Dix petits nègres en rouge Novembre 7, 2005

Curieux film.
D'entrée de jeu,il est clair qu' il risque de laisser sur sa faim le spectateur qui s'attendait à voir enfin une retranscription fidèle de la rencontre historique Holmes- Watson,rarement montrée au cinéma.
Et,qui plus est,cette rencontre est présentée chaque fois dans des aventures apocryphes style "Le secret de la Pyramide" de Barry Levinson ou, plus près de nous, "La marque du diable" de je ne sais plus qui(Le réalisateur m'excusera, je suppose...Ou alors il m'enverra ses témoins pour qu'on règle cette histoire en se balançant de la choucroute à la figure vers cinq heures du matin sur le champ de mars!) , nous présentant un Holmes érotomane et un Watson coiffé comme Mireille Matthieu mais qui, heureusement, ne chante pas comme un malpoli sur la musique de "Paris brûle t'il?"!!!
Ici, nos deux zamis se connaissent et habitent déja ensemble au 221a (sic!) Baker Street quand l'aventure vient sonner à la porte en faisant "drelin".
Ce film surprendra aussi par son casting: Reginald Owen est un Holmes massif, avare de ses mouvements, hyper-flegmatique...Mais finalement plutôt plaisant. L'acteur , faute d'avoir le physique du rôle bien que ses oreilles présentent certaines similitudes avec celles de Jeremy Brett,joue la fidélité et nous offre quelques belles scènes de déduction avec références canoniques à l'appui.
Warburton Gamble est certes un Watson un peu falot et, ma foi, extrêmement chauve, mais il évite de tirer le personnage vers la bouffonerie, ce en quoi il mérite notre reconnaissance.
Reste l'histoire...Transposée dans le Londres des années trente (Quoique baucoup plus intemporel que le Londres des films Rathboniens!) elle n'entretient aucun rapport, fut-ce de vague cousinage par alliance, avec son modèle littéraire.
En fait, des esprits chagrins voire certains critiques sourcilleux au verbe velu, pourraient y voir un vulgaire plagiat du fameux "Dix petits nègres" D'Agatha Christie.
Seulement voilà,le film étant antérieur au livre de la madame,les susnommés critiques au verbe velu sont priés d'aller se raser la langue avant de parler!
Bref, l'ensemble est assez agréable.
L'holmésien s'amusera de retrouver ça et là des personnages empruntés au canon: Jabez Wilson ou Charles Augustus Milverton, transformé par un scénariste ayant le complexe de la marraine de Cendrillon en Thaddeus Merridew ,mais parfaitement reconnaissable.
L'amateur d'intrigues policières tellement classiques qu'à côté de ça une fugue de Bach ressemble à du Marilyn Manson trouvera là un agréable substitut à la énième redif d'un épisode de "Columbo" ou de "Perry Mason".
M'enfin, cest surtout l'amateur de raretés, de curiosités cinématographiques, qui y trouvera son compte.J'y ai trouvé le mien en tout cas...Oui,je sais, ça fait une belle jambe à Jonathan Small!

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