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Accueil » Critiques » L'instinct de l'équarisseur
L'instinct de l'équarrisseur Critique de
L'instinct de l'équarrisseur
par Thomas DAY
chez Mnémos
1 mars 2002
» voir la fiche bibliographique
par
Philippe Heurtel
Ses autres critiques
Une indéniable réussite Septembre 23, 2002

Thomas Day. Mnemos, 2002. Sherlock Holmes existe. Arthur Conan Doyle s'est en effet inspiré pour son oeuvre du Sherlock Holmes et du John Watson de Londen, capitale dans un monde parallèle de la Monarchie Libertaire d'Angleterre. Un monde jouissant d'une technologie avancée grâce aux Worsh, des créatures d'origine inconnue qui cohabitent avec les humains depuis des siècles. Holmes est un monstre d'intelligence - comme dans l'ouvre de fiction dont il est chez nous le héros - mais aussi un monstre d'extravagance... et de cruauté. Assassin royal, il faut régner l'ordre par le chaos. Watson, lui, est un savant fou qui fait des aller-retour entre Londres et Londen, et rend régulièrement visite à son ami Doyle.





Tous trois vont tout d'abord traquer Jack l'Eventreur, l'assassin de Whitechappel qui sévit dans nos deux mondes. Puis Holmes devra affronter son ennemi de toujours, Moriarty, et sa compagne Shiva Worrington qui n'a rien à lui envier en terme de cruauté. Tous deux sont en quête d'immortalité grâce à ce qu'ils appellent « l'instinct de l'équarisseur ». Cette traque mènera le lecteur jusqu'au Pérou et sur les traces de l'origine des Worsh.





La première partie de ce roman, la traque de Jack l'Eventreur, reprend une excellente novella parue il y a quelques années de cela dans la revue "Cyberdreams". Et le roman qui en résulte, dont la novella est en quelque sorte le prologue, est indéniablement placé sous le signe de la démesure, de l'humour et de la jubilation. Jugez plutôt : l'auteur nous offre pêle-mêle un Holmes et Watson parallèles des plus extravagants, des personnages historiques détournés (Oscar Wilde, Jack l'Eventreur...), des savants fous, des machines extraordinaires, des démons indiens, des mercenaires au Pérou, l'enlèvement par Moriarty d'Einstein de quelques autres génies scientifiques, une Cité Interdite d'York dans un monde parallèle, des Etats-Unis Socialistes d'Amérique, des dinosaures-robots, et j'en passe.





Relevant du steampunk, "L'Instinct de l'Equarisseur" n'est pas écrit "à la manière de" comme on le voit souvent dans ce domaine. La langue est moderne, imagée, truculente, pleine d'humour (chose rare chez cet auteur, surtout dans ses romans). Les dialogues font mouche, contrairement à ceux de "Demon
Eraser" ou "L'Ecole des assassins", à mon sens parfois maladroits et ampoulés. Si ces deux romans ne m'avaient pas convaincu, je ne peux ici que conseiller la lecture L'Instinct de l'Equarisseur, une indéniable réussite.

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