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Accueil » Critiques » Moi, Sherlock Holmes
Moi, Sherlock Holmes Critique de
Moi, Sherlock Holmes
par W.S. BARING-GOULD
chez Encrage n°14
1 novembre 1992
» voir la fiche bibliographique
par
Manu Baranovsky
Ses autres critiques
Un bon résumé poétique Octobre 31, 2005

« Moi, Sherlock Holmes »

Il y a beaucoup de bon dans cette rétrospective de la vie de Sherlock par Baring-Gould, et quelques bémols importants à prendre en compte ! Ceci dit mon avis est largement positif.
Avant de parler contenu, je tiens à préciser que je suis très content d?avoir ajouté à mes rayons Holmésiens ce bel objet de la « Bibliothèque Holmésienne » des éditions « Encrage ». Un beau livre relié, c'est esthétique, mais ça compte aussi, malgré quelques rares « coquilles » de l'éditeur.

Ma plus grande question, après la lecture - très plaisante ! - de « Moi, Sherlock Holmes » est : à quoi sert ce livre ? Je m'explique.
Baring-Gould (B.G., pour la suite?) retrace la carrière « officielle » de Sherlock Holmes à partir des écrits de Conan-Doyle, et y mêle à foison des éléments non-canoniques. C'est réalisé avec talent et se lit avec beaucoup de plaisir, comme une belle histoire, mais ce livre est de fait un mélange de paraphrases de Conan Doyle et d'apports de type « pastiche ». Cela pourrait avoir du sens s'il s'agissait d'une stratégie de B.G. pour étayer des théories qu'il nous proposerait, mais il ne fait rien de tel... sauf en une occasion : il tente en fait de nous démontrer comment et pourquoi Holmes avait une inclinaison pour le Bouddhisme.
Quand l'auteur apporte un élément qui est non-canonique, il ne le précise pas, et rien ne permet de dissocier la source non-canonique de la source Doylienne. D'honorables membres de la SSHF nous avaient mis en garde sur cet aspect, je tiens à rendre à César...
B.G. mélange donc les « untolds stories », des pastiches (ou pastiches potentiels ?), le canon... Tout cela est dommage du point de vue de l'exactitude « Holmésologique » et cela ne nous dit pas s'il avait un objectif en écrivant son livre !

Par contre, si l'on n'a pas besoin d'une rigueur particulière concernant l'étude du canon Doylien, mais aussi si l?on veut un aperçu talentueux et « poétique » des carrières et vies privées de Sherlock Holmes et du Dr Watson alors on trouvera un grand bénéfice à profiter de ce « résumé » de leurs vies : à un moment je me suis dit que ce livre pouvait constituer en quelque sorte une « chronique nécrologique » très correcte (la vie et l'oeuvre de Sherlock, de la naissance à la mort en passant par l'enfance, la famille... de manière assez synthétique) de nos héros. Quelle idée ?!
B.G. apporte beaucoup d'éléments contextuels qui nous permettent d'appréhender mieux encore ce que purent être les aventures de nos compères ; si certaines assertions de l'auteur sont fantaisistes, elles visent apparemment la cohérence avec le canon. C'est ainsi qu'il nous apporte beaucoup d'éléments contextuels très enrichissants et utiles pour comprendre l'époque : la pédagogie « jésuitique », la politique internationale, des articles de journaux... L'auteur dresse aussi des propositions beaucoup plus fantaisistes (identité de Jack l'éventreur, Holmes premier inventeur Européen de l'Everest, ses recherches sur le Yéti, le fils caché de Holmes et Irène Adler...) et je dois avouer ne plus toujours savoir ce qui relève du canon ou pas...

Un autre point sympathique est que Baring-Gould joue « le jeu » : Arthur Conan Doyle était donc l'« agent littéraire » de Watson... Après une fin émouvante - je suis bon public ? - nous trouvons en annexe une belle chronologie (mais est-elle aussi peu fiable que le reste ?) et une bibliographie sélective mais conséquente.

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