Société Sherlock Holmes de France Bibliographie française de Conan Doyle

L'Association
Qui sommes-nous ?
Statuts
Inscription
Historique
Publications
Réunions
Expositions
Boutique
Dons
Contact

Forums

Travaux
Articles (90)
Critiques (581)
Fictions (118)

Outils
Bibliographie (3613)
DVDthèque (211)
Encyclopedia (4645)
Argus (2184)
Recherche canonique


Et en anglais...
Encyclopedia (4645)
Arthur Conan Doyle
   Biography
   Chronology
   Complete Works
Sherlock Holmes
   Canonical search
   Stories
   Characters
   Sherlockiana
     Definition
     Studies
     Scholars
   Adaptations
     on Paper
     on Screen
     on Stage
     on Radio
   Sherlockian FAQ
Search Encyclopedia



Accueil » Critiques » La vendetta de Sherlock Holmes
La vendetta de Sherlock Holmes Critique de
La vendetta de Sherlock Holmes
par Jean Pandolfi-Crozier
chez Little Big Man
1 juillet 2004
» voir la fiche bibliographique
par
L'ami jack
Ses autres critiques
guide-touristique (policier ?) Octobre 24, 2005

C'est par Les carnets du géologue Ugo pandolfi que l'ont apprend les desseins auxquels sherlock Holmes s'est attelé durant le fameux hiatus : période riche de mystères sur la vie du détective et par conséquant, attrayante pour tout auteur s'essayant à l'art difficile du pastiche.

Le style de l'auteur est net, sa syntaxe, très agréable à lire.

Cependant, Trop de Corse, tue la Corse... En effet, les anecdotes, les us et coutumes, le folklore, les (trop longues) descriptions, la compilation des cinquantes plus mignons villages de l'île sont autant d'artifices qui, pour un lecteur dans mon cas qui, lorsqu'il achète un pastiche Holmésien s'apprête à trouver un pastiche holmésien et non un prétexte pour faire le boulot de l'office de tourisme Corse, parraissent fort ennuyeux.

Mais n'était-ce pas le but avoué de l'auteur ? Faire découvrir la Corse sous l'angle de la loupe du maître... Ok, mais dans ce cas, que l'auteur le dise dès le début : cela m'aurait éviter de me coltiner 300 pages et d'entretenir l'espoir infime d'un rebondissement de dernière minute... peine perdue.

C'est dans la lenteur, la paresse (toute corse ?) que la narration s'effectue, difficile et redondante. Seul un caractère trempé, déterminé (d'une femme corse ? c'est bon j'arrête) m'aurait éviter de piquer du nez dans la dernière partie du livre... Désolé je suis Isérois !

Je passerai vite sur l'énigme à proprement dite du bouquin, un vieux procédé réchauffé dont même le scénariste du dernier film de Steven Seagal ne veut pas entendre parler : Moriarty aurait eu un frère jumeau ( super original !); sur les réferences à Maupassant qui je pense, aurait pu être plus étoffée ( le Horla - l'addiction de SH... en voilà un magnifique parallèle); ainsi que sur les trop nombreuses references au bouquin de Baring Gould, Moi, Sherlock Holmes, ici, considérée comme La Bible, là-bas, depuis longtemps décrié comme un hasardeux empilement de raccourcis et de de suppositions abracadabrantesques (Merci à toi, Jacques C.)

Bref si Bastia n'est pas votre prochain destination de villégiature, laissez-tombez (et même si c'est le cas, achetez le guide du routard ou le testament de SH, de Bob Garcia, ça sera bien mieux !)

à bon entendeur, tchao.

L'ami jack.

---

© Société Sherlock Holmes de France
Toute reproduction interdite