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Accueil » Critiques » L'otage de Fraulein Doktor
L'otage de Fraulein Doktor Critique de
L'otage de Fraulein Doktor
par Yves Varende
chez Lefrancq Littérature
1 août 1998
» voir la fiche bibliographique
par
Manu Baranovsky
Ses autres critiques
Une belle écriture et une histoire bien ficelée Octobre 17, 2005

Je ne connais pas Yves Varende par d'autres lectures, mais il semble avoir écrit pas mal de pastiches et être un Holmésien averti.

Cette histoire, cinquième et dernier tome de la série, présente un Sherlock Holmes vieillissant et investi dans les prémisses de la guerre 14-18. Nous sommes pris dans des enjeux diplomatiques et d'espionnage, et les sbires allemands et leur redoutable cheftaine ont pour mission de porter un coup au moral et aux moyens de l'Angleterre en assassinant Sherlock. Pour attirer celui-ci dans un piège, ils enlèvent Mycroft, qui va se révéler un prisonnier très particulier, à la répartie et à la présence souvent comique.
Pour la suite, à vous de lire !

Je ne sais pas pourquoi, pour n'avoir pas (pas encore !) lus les quatre précédents tomes (je compte bien m'y atteler si je les trouve !), mais Watson est absent de cette histoire. Il m'a manqué, bien sûr, mais cela donne au récit un ton particulier, par une narration à la troisième personne, procédé qui nous permet de profiter des pensées intimes d'autres personnages que Holmes. C'est bien.
De plus, l'écriture d' Yves Varende est stylée, assez académique (presque classique je dirais) et donc très agréable à suivre. Bon point encore.
L'intrigue quant à elle, suit un déroulement logique d'aventure d'espionnage ; mais heureusement, c'est bien à Holmes (aux Holmes même ! ;-) que nous avons affaire : Sherlock nous gratifie de belles déductions ni "téléphonées", ni tirées par les cheveux, et Mycroft est bien le casanier indécrottable et brillant cerveau que nous connaissons. Varende connaît bien ses personnages : Holmes est horripilant de prétentions, comme d'habitude, mais il est aussi touchant de le voir vieillissant, plus aussi fort physiquement, plus fragile, et allant sciemment, tel le tragédien de théâtre qu'il aurait voulu être et qu'il a fini par devenir dans ses enquêtes, vers une fin tragique.

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