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Accueil » Critiques » Blackwell, le Pirate de la Tamise
Blackwell, le Pirate de la Tamise Critique de
Blackwell, le Pirate de la Tamise
par
chez Sherlock's Diffusion SA, Lausanne
1 juin 1993
» voir la fiche bibliographique
par
Manu Baranovsky
Ses autres critiques
Vive Conan Doyle, à bas Blackwell ! Octobre 9, 2005

Le principal intérêt de ce titre est de nous faire prendre conscience, par comparaison, de l'extraordinaire modernité des personnages et de l'écriture d'Arthur Conan Doyle. A.C.D. nous mijotait un Holmes ambigü, avec aussi des tares marquées (mégalomane, maniaco-dépressif, mysogine, ...), un Watson avec des défauts (dont sa soumission partielle à son ami, la gourmandise, ...), mais également des "méchants" souvent aussi victimes de circonstances, de leur passé... dans une approche à l'opposé du manichéïsme. Au contraire, nous nous retrouvons, dans "Blackwell, le Pirate de la Tamise", à survoler d'une écriture simpliste une histoire basique dont le petit mystère initial est très vite éventé par un Holmes surhumain.
Et c'est là aussi que le bât blesse : par exemple, en deux pages, nous cotoyons un Holmes aux "bras puissants", aux "oreilles exercées", à la "voix tranquille" dans l'adversité, aux "doigts nerveux et agiles" et qui réussit son entreprise "par un miracle de dextérité".
C'est beaucoup trop ! On croirait Superman ; ou bien ce Sherlock Holmes d'origine allemande du début des années 1900 se rapprocherait-il de certains "surhommes" d'une idéologie nauséabonde ? Je vais loin... mais Holmes est affublé d'une sorte de disciple, "Harry", qui comme dans les "Harry Dickson" de Jean Ray, nomme Sherlock Holmes comme son "Maître". Pouah !
Les "méchants", eux, sont bêtes et méchants, ne fonctionnent que par "clichés" et sont lamentables même dans la défaite : l'intrigue déjà bien faible y perd encore. Avec tout ça, heureusement, ce titre comporte moins de 100 pages, ce qui écourte le supplice du lecteur.

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