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Accueil » Critiques » Sherlock Holmes attaque l'Orient-Express
Critique biblio
Sherlock Holmes attaque l'Orient-Express
par
ecolib@easynet.fr
Ses autres critiques
Pauvre Sherlock Holmes, obligé d'attaquer l'Orient-Express ! Mars 12, 2002

Le Dimanche 12 au soir, la 5 / ARTE nous a infligé une version plutôt étrange d'une aventure de Sherlock Holmès, qui nous rappellerait plutôt Loufock Holmès, dont l'humoriste CAMI nous avait raconté les mirifiques aventures, avant guerre...

Certes, Sir Conan Doyle avait dans quelques unes des Aventures de son Héros Détective, à l'usage de la cocaïne auquel il se laissait parfois aller, lorsque le manque d'événement dramatique laissait ses neurones au repos... Mais, quelques allusions à peine...

Là, reprenant un roman écrit sur le tard par un des imitateurs de Conan Doyle, (La solution à 7%), le film nous montre cette fois le célèbre détective en pleine crise... au point que le fidèle Watson décide de l'emmener en consultation à Vienne chez un certain Docteur Freud...!

Dès l'abord, l'acteur choisi ressemble plus à un petit bourgeois mou-mou qu'au célèbre Basil Rathbone, qui s'illustra dans le personnage, et le fit si bien vivre à l'écran...!

Heureusement, une véritable intrigue policière surgit, une célèbre cantatrice, rousse de surcroît, est enlevée par un séide du Grand Turc (grand amateur de cantatrices rousses... Pourquoi pas !), avec la complicité d'un quelconque baron Autrichien à qui ce bon Docteur Freud a infligé une raclée au tennis... (sic).

Une bonne séance de divan (Une, car il faut laisser du temps à l'affaire policière) suffit à Sherlock pour récupérer ses facultés et se lancer en piste. Au passage, nous avons droit à un cirage de pompes en règle, Sherlock reconnaissant à Sigmund des talents de détective égaux aux siens... Ben voyons !

Heureusement, nous avons tout de même un épisode digne des plus grands Westerns, Sherlock, Watson, Freud, poursuivant le convoi de l'Orient Express où l'Ottoman emmène la malheureuse à Constantinople, à bord d'un second train "hijacked" en gare de Vienne...

Est-ce la séquence de l'évasion en train de la 7ème Compagnie qui a inspiré le scénariste ? En tous cas, cela n'est pas mal trouvé... Nous avons déjà vu, dans d'autres Westerns, et même chez les Marx Brothers, cette histoire des wagons en bois démantibulés pour alimenter la locomotive, et enfin rattraper le train fatal...

Duel au sabre sur le toit des wagons, entrée de Sigmund qui saute d'un train à l'autre, et qui, mar inadvertance sans doute, tue d'un coup d'une carabine trouvée justement par là, le méchant qui allait lui lancer un poignard qui aurait pu être fatal...

Bon très bien, tout est bien qui finit bien...

Mais avant de laisser ce cher Sherlock filer le parfait amour avec la cantatrice rousse, le "Service Après Vente" de la Psychanalyse nous inflige une séance d'hypnotisme où ce Bon Docteur Spock... pardon, Freud, nous dévoile une vérité que Sir Conan Doyle avait été bien incapable de découvrir, lui qui pourtant est l'auteur:

Une fois hypnotisé, Sherlock Holmes se revoit enfant, entrant par mégarde dans la chambre de sa mère, et la trouvant en train de forniquer avec ... je vous le donne en mille... avec un certain Professeur Moriarty.

Et voilà... Conan Doyle n'est qu'un minable écrivaillon auprès du grand, de l'immense Docteur Freud... Pauvres lecteurs des Aventures de Sherlock Holmes, ignorants des mérites du Charlatan de Vienne, vous pensiez que votre cher détective était entré en guerre contre le professeur Moriarty parce que celui-ci était le roi de la pègre londonienne, le Grand Chef d'Etat Major du Crime Organisé à Londres...

Pffft ! Balivernes que tout cela ! Si Sherlock Holmes a choisi le métier de détective, s'il a lutté toute sa vie contre le crime, jusqu'à risquer sa vie dans une dernière lutte à mort au dessus des chutes de Reichenbach avec le roi de la pègre, c'est tout simplement parce que sa chère mère avait avait "fauté" avec un certain Professeur Moriarty...

C.Q.F.D.

Décidément les dégats du Freudisme sont sans fin... Ces gens là, incapables d'émerger de leur médiocrité, salissent tout ce qu'ils touchent !

A propos de Freud, tâchez de retrouver dans la Collection J'AI LU, un petit livre de Françoise Xénakis intitulé "Zut, on a encore oublié Madame Freud !"... Un succulent régal ! Où la fiction vaut mieux que la réalité !

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