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Accueil » Critiques » Le vampire de Whitechapel
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Le vampire de Whitechapel
par
Bénédicte S.
Ses autres critiques
Le vampire m’a moins pompé les sangs que je l’aurais cru Octobre 24, 2016

Et bien, je ne m’attendais pas à ça ! Pensant une fois de plus souffrir le martyre devant cette collection de 4 films, je m’apprêtais à être cinglante une fois de plus et tout compte fait, non.

Je dirais même que des 4, c’est le moins pire. Certes, tout est relatif et bien entendu, c’est avec la mesure étalon des trois autres films visionnés ad nauseam.

De plus, dans ce cas-ci, puisqu’ils sortaient des récits canoniques, aucunes autorisations des ayants-droits n’a été nécessaire pour réaliser ce téléfilm qui frôle vers le fantastique.

Une commentatrice de ma connaissance (Ida) me fera sans doute remarquer que si on a ajouté Whitechapel au mot Vampire, c’était sans doute pour attirer plus de monde, donnant à penser que ce quartier de l’East End a eu bien des malheurs en plus de l’Éventreur.

Moi, j’ajouterai que la seule abbaye à Whitechapel que je connaisse, c’est la prestigieuse abbaye de Westminster… Mais ce n’est pas dans celle-ci que nous nous trouvons !

On commence par une ruelle sombre, une charrette tirée par un âne, un type qui chantonne… Oui, je ne rêve pas il chantonne « Jingle Bells » et on l’entend même en musique de fond.

Église, un vieux moine qui prie, une musique angoissante et une silhouette vêtue entièrement d’une cape et d’un capuchon arrive derrière lui et là une voix ressemblant à celle d’un type qui aurait fumé 3 paquets de Gitanes sans filtre par jour (et ce, durant 60 ans) lui dit « Frère, tu as péché… » et on se doute que se serons les dernières paroles qu’il entendra avant de rendre son âme et de comparaître devant son Patron d’en Haut.

221b Baker Street où je retrouve un Sherlock Holmes toujours aussi blond, mais avec un visage encore plus ascétique qu’avant et il nous déclare haut et fort qu’il ne croit pas…

Holmes athée ? Là, on va en totale contradiction avec le Canon et le fameux monologue de la rose.

Mais bon, l’acteur fait moins de mimiques, il en devient donc plus agréable à suivre. Cela ne sous-entend pas que je l’apprécie !

Alors, puisque Holmes ne croit pas en Dieu, ça donne une petite discussion avec Watson après la réception d’un télégramme apporté par madame Hudson où l’on nous parle d’un vampire. Holmes ne croit pas au vampire, bien entendu !

Hé oui, on a un élément fantastique dans l’affaire car le moine retrouvé mort avait deux trous de (cul ?) canines dans le cou et deux minces filets de sang qui coulaient, donc, il a été tué par un vampire et tout le monde crie aux maléfices et à la diablerie.

Christopher Lee et Béla Lugosi ont des alibis. Gary Oldamn aussi. Mdr

Une chose m’a choquée dans la fameuse abbaye où Holmes est appelé pour tenter de résoudre le mystère : les frères et les sœurs y cohabitent ! (co-à-bite ?)

Oui messieurs dames, l’abbaye est mixte ! Sans doute pour favoriser les petites culbutes du soir.

Oups, mes excuses pour le paragraphe précédent, je faisais un peu ma mauvaise langue parce que Wiki, mon ami, me dit que cela existe le monastère double !

Le monastère double abrite, en deux enclos séparés, des moines et des moniales, réunis sous l’autorité d’un même abbé ou d’une même abbesse. On se couchera tous et toutes moins bêtes ce soir.

Pour Holmes, son enquête est « correcte », il sautille moins comme un taré, il parle normalement à Watson, qui à l’air d’être moins crétin que dans les trois autres (ou alors je m’habitue), il suit des pistes, porte toujours son horrible casquette qui ne se porte pas à Londres, se frotte à l’inspecteur Atenely Jones qui est toujours aussi crétin et tend des pièges.

Le quartier de Whitechapel n’est pas aussi pouilleux que dans mes souvenirs et ses habitants, bien que vêtus de vieux vêtements, ne portent pas des guenilles comme ils le devraient.

Mais bon, heureusement qu’il y a Whitechapel dans le titre, parce que nous pourrions être partout dans un quartier un peu pauvre de Londres ! De plus, on est très peu dehors et plus souvent entre les murs humides de l’abbaye mixte.

Le budget "Cheval" est toujours aussi sec puisque j’ai vu le même cheval noir attelé au même cab !

Quand à la scène de bagarre, heu, comment dire ? Je veux bien que les voies du Seigneur sont impénétrables, mais tout de même, c’est gros et grotesque !

Holmes qui reste comme un benêt au sol alors que le Méchant veut le tuer… ça pue !

Et son baritsu, il est où ?? De plus, je me demande comment le Méchant n’a pas vu l’affaire venir… Bref, c’est grotesque et limite improbable !

Mais ça donnera des discussions dans les dernières minutes entre Watson et Holmes sur les pouvoirs de Dieu et toussa toussa.

Anibref, si le film se laisse regarder gentiment, il n’en reste pas moins que l’explication finale est un peu saboté, vite expédié.

Oui, Holmes nous explique tout, mais en fait, il laisse de côté une question importante : comment le coupable tuait-il ses victimes ?

Non, je ne divulgâche pas ! S’il vous plait, les vampires n’existent pas, Holmes a prouvé que, comme pour le chien maudit, il y avait la patte de l’Homme dessous.

Ok, on a le mobile, OK on sait comment il faisait les trous dans le cul, pardon, dans le cou de ses victimes, mais comment les faisaient-ils mourir ?

Le coupable ne comptait pas les faire tous mourir de peur, tout de même ? Et ce n’est pas le peu de sang qui a coulé qui allait les tuer. On en perd plus chaque mois et on vit toujours.

Et pourquoi, quand le coupable encapuchonné a touché le crucifix de sœur Helen dans une ruelle, cela a-t-il fait une sorte d’arc électrique digne du baise-main de Ludovic Cruchot sur la main de sa future « Ma Biche (Le gendarme se marie) ??

Puisque c’était un être de chair et de sang, le crucifix n’avait pas à réagir (et je me dis que même si c’était un vampire, ça ne marcherait pas !).

Au final, malgré les gros défauts, ça reste le moins pire de tous les quatre ! Ça se regarde en mangeant du pop-corn, sans se casser la tête ou se péter un neurone.

Mais malgré tout, ça ne vaut pas la peine d’aller acheter le coffret de 4DVD, sauf en brocante, comme moi je l’avais fait (mais si j’avais su que c’était des films aussi merdiques, je ne l’aurais pas acheté !).

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