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Accueil » Critiques » Sherlock Holmes et le Fantôme de l'Opéra
Sherlock Holmes et le Fantôme de l'Opéra Critique de
Sherlock Holmes et le Fantôme de l'Opéra
par Nicholas Meyer
chez Archipoche
6 janvier 2010
» voir la fiche bibliographique
par
Fabienne Courouge
Ses autres critiques
La virtuosité ne suffit pas Août 16, 2016

Comme un certains nombres de romans "inspirés", celui-ci s'ouvre sur une lettre de quelqu'un qui trouve un manuscrit relatant les aventures d'un héros de roman célèbre, présenté comme ayant existé, et son biographe aussi, puisqu'il s'agit d'un écrit du Dr Watson qui nous livre un épisode inconnu de la vie du grand détective au début du grand Hiatus.

Après Reichenbach, Sherlock Holmes, mort pour toute l'Angleterre, se rend à Paris. Grisé par son anonymat et la possibilité de repartir de zéro, il se retrouve à Paris, donnant des cours de musique sous un nom d'emprunt jusqu'à ce qu'il apprenne que le prestigieux orchestre de l'Opéra recrute un violoniste, Peu à peu, parviennent jusqu’à ses oreilles toujours aiguisées des rumeurs racontant qu’au sein même de ce temple de la musique, un fantôme loue une loge, fait chanter la direction, et terrorise le petit monde qui s’affaire des dessous aux plafonds.

Second pastiche de Holmes commis par Nicholas Meyer, Sherlock Holmes et le fantôme de l'opéra, on l'aura compris, joue à la fois de l'oeuvre de Gaston Leroux et de l'oeuvre de Conan Doyle et nous entraîne dans une intrigue truffée de clins d'oeil et de références ; le défi consistant à intégrer un nouveau protagoniste agissant dans un scénario sans en modifier le déroulé.

Meyer nous donne un aperçu de sa virtuosité en réussissant ce tour de force dans la première partie du roman, et mêle parfois astucieusement les deux univers (Irene Adler, chantant sur la scène de l’opera sous les yeux envoutés de Holmes caché dans la fosse, en est l’exemple parfait). Hélas plus l'histoire avance, plus l’intrigue s'englue. Holmes ne déduit quasiment rien, même pas l’identité du fantôme, qui lui est quasiment livrée par un collègue de l’orchestre et se trouve réduit à n'être que le jouet d'un adversaire plus malin que lui. L'oeuvre de Leroux n’est pas mieux traitée. Les personnages secondaires sont vidés de leur pittoresque, entre une Christine Daaé d’une naïveté navrante, un Raoul de Chagny inconsistant, une Mme Giry ayant perdu sa verve. Le mystérieux personnage du persan est, quant à lui, complètement omis. Enfin, le sombre romantisme qui nimbe le personnage du fantôme passe complètement à la trappe. Il n’apparait dans ce roman que comme un dément criminel, et non comme la belle âme blessée ayant sombré dans le monstrueux qui fascinait le lecteur chez Leroux.

Ce n’est pas le plus mauvais pastiche que j’ai lu, mais si on sent que Meyer s’est délecté à plonger dans l’atmosphère du Paris Haussmanien, il est loin de la qualité qu’il atteindra en décrivant l’incursion de Holmes dans le monde du théâtre londonien de son roman suivant L'Horreur du West end.

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