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Accueil » Critiques » Mr. Holmes
Critique film
Mr. Holmes
par
Fabienne Courouge
Ses autres critiques
Ian McKellen porte le film sur ses épaules Mai 17, 2016

Sherlock Holmes, en 1947, est âgé de 93 ans. Il vit retiré dans le Sussex et se consacre à l'apiculture, en compagnie de sa gouvernante et Roger, le jeune fils de cette dernière.

Désespéré de voir peu à peu ses forces le fuir, il tente, à l'instar du professeur Presbury dans « l'homme qui grimpait », l'impossible pour trouver un remède miracle contre les ravages du temps. Soutenu par le petit Roger fasciné par les exploits passés du détective, il se lance, malgré sa mémoire défaillante, dans l'écriture du récit de sa dernière enquête, celle qui, trente ans plus tôt, l'a conduit à prendre sa retraite.

Les amateurs d'enquêtes policières ou les fans des blockbusters survitaminés ne trouveront sans doute pas leur compte dans ce film inspiré par le roman "Les Abeilles de monsieur Holmes", de Mitch Cullin. L'intrigue est en effet secondaire et sans mystère, le rythme est celui d'un homme soutenu par sa canne.

Le film de Bill Condon est une variation élégante et touchante sur le thème de la fin de vie d'un homme qui se voit confronté à sa légende et terrassé par ses regrets.

C'est aussi un film sur la transmission : Watson, Mycroft et Lestrade sont morts depuis longtemps et Holmes réalise que cultiver la solitude comme il l'a toujours fait ne le mènera qu'à la tragique conclusion qu'il aura vécu pour rien. Il s'autorise donc à s'attacher au fils de sa gouvernante, orphelin de père. Le vieil homme et l'enfant finissent par créer une complicité douce-amère autour de leurs quêtes de repères respectives.

Ian McKellen le porte sur ses épaules de bout en bout, aussi convaincant dans le rôle du détective sûr de lui et portant beau lors de sa dernière enquête que dans celui du vieillard menant une lutte tragique contre sa décrépitude. C'est en particulier dans ce registre qu'il est se montre particulièrement généreux. Les taches de vieillesse, les rides sont filmées sans complaisance et, il y a toujours quelque chose de touchant à voir un acteur abandonner sa vanité. Il est impressionnant de justesse. Jamais dans l'excès, il capture l'essence d'un personnage qu'il s'approprie, sans pour autant renier tout ce qu'ont fait ses prédécesseurs et vient s'immiscer avec naturel dans une mythologie qu'il a parfaitement comprise et dont il s'amuse, sans en dénaturer la moelle substantielle, notamment via de petits clins d'oeil savoureux.
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