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Accueil » Critiques » Une affaire de sang
Une affaire de sang Critique de
Une affaire de sang
par Bonnie MacBird
chez City Editions
3 février 2016
» voir la fiche bibliographique
par
Benedicte S.
Ses autres critiques
Une affaire au poil ! Février 16, 2016

1888. Londres et Sherlock Holmes se remettent péniblement des meurtres atroces de Jack The Ripper, à la différence que Holmes le fait avec de la cocaïne et s’enfonce de plus en plus dans la léthargie.

L’abattement du grand détective est complet. Tellement complet qu’il se fiche pas mal du vol de la déesse de la Victoire trouvée à Marseille et qu’il a réussi à foutre le feu dans son appart !

Watson ne sait plus à quel saint se vouer…

Heureusement, une missive originale vient de tomber dans les mains du grand détective. Ouf, sauvé ! Il veut bien s’en occuper, de cette affaire d’enlèvement, le voilà même qui vient de se reconnecter et de repartir comme en 40 !

Allez, Watson, the game is afoot ! On oublie le vol de la déesse de la victoire, la fameuse Nikê, et on s’occupe de la disparition du gamin de la demoiselle.

Après une brève visite à Paris pour rencontrer sa cliente, la jolie Mademoiselle La Victoire, chanteuse de son état; vite, une visite au cabaret du Chat Noir, à Montmartre et quelques bourre-pifs; hop, une rencontre avec Toulouse-Lautrec et un espèce détective du dimanche qui se prétend être le descendant direct de Vidoq…

Purée, on commence sur les chapeaux de roues – sans aller trop vite non plus – avec cette traversée de Manche pour une petite visite à Paris qui sera toujours Paris.

J’ai aimé l’ambiance enfumée des cabarets, mais je me plaindrai du service car on m’a servi une fée verte (absinthe) et non le mojito commandé ! Mdr

Allez, on reprend le chemin inverse après notre petite enquête dans la ville lumière et voilà nos amis qui reviennent en Angleterre pour la suite de leur affaire.

Direction le Lancashire, ses campagnes isolées, ses petits villages sinistres et les horreurs qui y ont lieu à l’insu de tous. Tout bon holmésien le sait !

Du rythme, du dépaysement, deux enquêtes qui bougent, qui ont l’air différentes mais peut-être pas tant que ça, de l’action, des déguisements en tout genre, des déductions et un Sherlock Holmes en difficulté, parfois. Il est humain, aussi.

Les personnages de Holmes et Watson sont bien campés, ce ne sont pas les originaux, mais ils y ressemblent fort. Quant à Mycroft, il reste fidèle à lui même, tirant les ficelles depuis le Diogenes Club.

Le reste des personnages est bien décrit aussi, que se soit la demoiselle La Victoire ou le fameux – fumeux ? – descendant de Vidoq qui a tout d’une grande gueule – grand parleur, petit faiseur (ça nous rappelle certains politiciens, non ?).

L’aristocrate auquel Holmes va devoir se frotter a tout d’un taré de collectionneur – et il l’est ! – mais son personnage n’est pas figé, et c’est encore mieux. Sera-t-il pire ? Je ne puis vous le dire…

Si le format des nouvelles vont mieux aux enquêtes de Sherlock Holmes que les romans, ici, ce n’est pas le cas : cette affaire lui va comme un gant ! On part d’un point et on arrive à un autre par un chemin non prévu, ce qui rend les choses plus piquantes.

On croit que tout est terminé et ben non, il y en reste sous le coude et hop, ça rebondit.

Bref, 296 pages de plaisir à l’état brut qui ont fouetté mes plaisirs de lecture. Oui, fouetté… les lecteurs du roman seront les seuls à comprendre ce private joke.

Un roman qui plaira aux holmésiens comme aux novices. Une belle aventure, des rebondissements et des personnages au poil (mais pas à poil).

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